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Vingt ans après leur interdiction, les retardateurs de flamme toxiques persistent dans les foyers et la chaîne alimentaire européenne

Vingt ans après leur interdiction, les retardateurs de flamme toxiques persistent dans les foyers et la chaîne alimentaire européenne

Des produits chimiques ignifuges interdits persistent dans l’environnement

Des substances chimiques ignifuges qui ont été prohibées dans toute l’Europe et aux États-Unis continuent d’apparaître dans divers milieux, tels que les sols, les sédiments, les espaces intérieurs et même les réseaux alimentaires en Europe. Une récente étude montre que ces produits n’ont pas disparu malgré les mesures prises par les autorités, suggérant que les maisons ainsi que certains produits du quotidien peuvent encore être des sources de pollution.

Informations essentielles à retenir

Une revue systématique menée par des chercheurs dans le domaine de la recherche environnementale a analysé 181 études examinées par des pairs sur la contamination par les PBDE (polybromodiphényléthers) en Europe. Selon un rapport de ScienceAlert, ces substances ont été détectées dans divers contextes allant des bureaux en Espagne aux régions enneigées de Slovaquie.

Au cours des années 1990, des inquiétudes croissantes ont émergé concernant l’accumulation possible des PBDE dans l’environnement et dans le corps humain. Avant que ces préoccupations ne prennent le dessus, les PBDE avaient été largement utilisés comme agents ignifuges dans de nombreux matériaux tels que le mobilier, les textiles, et même dans des appareils électroniques.

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Ces inquiétudes ont conduit à des actions régulatrices. L’Union européenne a commencé à interdire ces substances en 2004, en raison de leur persistance dans l’environnement et de leur association avec certains types de cancers et des effets potentiels sur la santé reproductive. Par exemple, une étude suédoise a détecté des PBDE dans le lait maternel, avec une augmentation rapide entre 1972 et 1997, tandis qu’une autre étude américaine de 2002 a révèlé des niveaux de contamination encore plus élevés.

Les mesures intérieures ont révélé des niveaux de contamination nettement plus élevés que ceux mesurés à l’extérieur, les zones urbaines, les usines, et les décharges étant particulièrement touchées.

Contexte supplémentaire

Les PBDE ne restent pas localisés ; ils peuvent se déplacer via la poussière, les eaux usées, les matières organiques, les sols et même dans les réseaux alimentaires aquatiques. Cela offre de nombreuses opportunités pour une exposition continue. Les scientifiques s’inquiètent tout particulièrement des niveaux d’exposition quotidienne, souvent faibles, qui se produisent à l’intérieur des habitations. Des canapés plus anciens, des matériaux de rénovation, ainsi que des appareils électroniques sont tous des contributeurs potentiels à cette contamination persistante.

La revue a également révélé que divers composés de PBDE ont tendance à se concentrer dans différents environnements. Par exemple, BDE-209 apparaît surtout dans des échantillons de sédiments et de boues d’eaux usées, tandis que les BDE-47 et BDE-99 sont plus souvent détectés dans l’air et le sol. Plusieurs études indiquent que les concentrations de PBDE dans l’air et le sol diminuent probablement grâce aux interdictions, mais une étude américaine de 2024 a toujours détecté ces produits chimiques dans des poissons.

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Quelles actions sont en cours ?

La revue suggère que les interdictions en Europe et aux États-Unis ont conduit à des améliorations mesurables dans certains aspects de l’environnement, même si la réglementation reste la principale réponse aux problèmes de pollution. Cependant, les scientifiques soulignent qu’interdire un produit chimique n’élimine pas ce qui est déjà présent dans de plus anciens biens ou dans les flux de déchets. Les PBDE peuvent continuer à être libérés par des meubles anciens, des équipements électroniques, des décharges, ainsi que des sites industriels abandonnés.

Khaled Abass, toxicologue environnemental à l’Université de Sharjah aux Émirats, a averti que cette situation pourrait devenir plus complexe à mesure que les économies adoptent des pratiques de réutilisation et de recyclage. Il a mentionné que “les PBDE circulent à travers des systèmes interconnectés : des produits vers la poussière, de la poussière vers les eaux usées, des eaux usées vers les boues, et ainsi de suite. […] La circularité sans sécurité chimique peut involontairement recirculer des polluants legacy.”

FAQ

Quels sont les effets des PBDE sur la santé humaine ?

Les PBDE ont été associés à des risques accrus de cancers du foie, de la thyroïde, et du sein, ainsi qu’à des impacts potentiels sur la santé reproductive.

Comment se manifestent les expositions aux PBDE ?

Les individus peuvent être exposés aux PBDE par le contact avec des matériaux contaminés, notamment dans des meubles, des appareils électroniques et même via des aliments et de l’air.

Quelles mesures prennent les gouvernements pour lutter contre la pollution par les PBDE ?

Les gouvernements mettent en place des règlements pour interdire l’utilisation de certains PBDE et sensibiliser le public aux dangers des produits chimiques persistants.

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Quels sont les défis à surmonter concernant les PBDE ?

Les défis incluent la nécessité de traiter les anciennes réserves de PBDE déjà présentes dans l’environnement et de comprendre les implications de la réutilisation et du recyclage des matériaux contaminés.

Quels types de solutions pourraient être envisagées à l’avenir ?

Il pourrait être nécessaire de développer de nouveaux matériaux et techniques basés sur des concepts de sécurité chimique, tout en restant conscients des impacts des produits chimiques persistants sur notre santé et notre environnement.