Les forêts tropicales et le carbone
Des modèles climatiques ont souvent évalué les forêts tropicales comme des éléments clés pour limiter la pollution carbonique. Cependant, une récente étude basée sur des recherches aériennes indique que ces forêts pourraient absorber bien moins de dioxyde de carbone de l’atmosphère que prévu. Ce constat soulève des inquiétudes importantes concernant la pollution de l’air.
Découvertes de l’étude
Une étude publiée dans les Proceedings of the National Academy of Sciences a mis en lumière ces résultats. Des scientifiques ont utilisé les données de la mission atmosphérique ATom de la NASA. Entre 2016 et 2018, un avion DC-8 de la NASA a traversé les océans Pacifique et Atlantique, s’étendant des régions arctiques à l’Antarctique. Ce survol a permis aux chercheurs de mesurer les niveaux de dioxyde de carbone dans l’atmosphère à différentes altitudes, allant de près de la surface jusqu’à plus de 40 000 pieds.
Ces vols ont été réalisés durant les quatre saisons, offrant ainsi une vue tridimensionnelle précieuse sur la circulation du carbone à travers l’atmosphère. À la surprise des scientifiques, les concentrations de dioxyde de carbone au-dessus des tropiques étaient plus élevées que ce que les modèles climatologiques avaient anticipé. Cela indique que les forêts tropicales absorbent moins de carbone que les estimations précédentes.
De plus, des niveaux de dioxyde de carbone inférieurs aux prévisions ont été observés plus au nord et au sud, suggérant que dans ces zones, certaines forêts pourraient être plus efficaces pour séquestrer du carbone ou que les émissions de combustibles fossiles y étaient surévaluées.
Importance de ces résultats
Pratiquement la moitié de la pollution carbonique produite par l’industrie reste dans l’atmosphère, ce qui contribue au réchauffement climatique. Le reste est capté par des puits de carbone naturels tels que les forêts, les sols et les océans. Si les forêts absorbent moins de carbone que prévu, cela signifie qu’une plus grande quantité de pollution d’origine humaine pourrait persister dans l’air, aggravant la situation climatique.
Les modèles climatiques influent sur les prévisions de réchauffement futur, la planification des catastrophes, les systèmes alimentaires, les risques d’assurance et la santé publique. Une atténuation de l’une des sources de carbone les plus importantes peut freiner les efforts vers une stabilité climatique, particulièrement pour les communautés vulnérables qui manquent de ressources pour s’adapter.
Cette étude souligne également l’importance des observations aériennes à long terme pour la recherche climatique. Quatre années de données mondiales ont réduit l’incertitude des modèles de près de 50 %, accentuant la nécessité d’un suivi plus cohérent.
Britton Stephens, l’auteur principal de l’étude au National Center for Atmospheric Research, a noté que “des incertitudes importantes persistent dans notre compréhension du cycle carbonique naturel à grande échelle”. En affinant notre connaissance des flux de dioxyde de carbone entre les océans et les terres, il devient possible de mieux suivre les émissions et leurs impacts sur le système terrestre.
FAQ
Quelle est la principale source de pollution carbonique aujourd’hui ?
Les principales sources de pollution carbonique proviennent des activités industrielles, de la combustion des combustibles fossiles pour l’énergie, et de l’agriculture.
Comment les forêts contribuent-elles à la lutte contre le réchauffement climatique ?
Les forêts agissent comme des puits de carbone, absorbant le dioxyde de carbone de l’atmosphère et stockant le carbone dans leur biomasse pendant leur croissance.
Pourquoi est-il crucial de surveiller le carbone atmosphérique ?
La surveillance du carbone est essentielle pour évaluer l’impact des activités humaines sur le climat et pour formuler des politiques efficaces en matière de lutte contre le changement climatique.
Quelles autres solutions existent pour réduire la pollution ?
Outre la préservation et la restauration des forêts, des technologies comme la capture du carbone, le passage à des énergies renouvelables, et l’amélioration de l’efficacité énergétique sont cruciales.
Comment les communautés peuvent-elles se préparer à une crise climatique ?
Les communautés peuvent se préparer en développant des plans d’adaptation, en renforçant les infrastructures, et en investissant dans des systèmes alimentaires durables pour mieux faire face aux impacts du changement climatique.
