Une annonce inattendue d’une startup AI
Une startup spécialisée dans les chatbots alimentés par l’intelligence artificielle a récemment pris d’assaut les réseaux sociaux avec une offre d’emploi pour le moins surprenante: la recherche de 10 consultants en masturbation rémunérés pour tester une nouvelle fonctionnalité audio de leur plateforme.
Cette position atypique affole les compteurs avec un salaire de 2 000 dollars par mois sur une période de quatre semaines. Ce montant a suscité bien plus d’intérêt que la société ne l’avait anticipé.
La quête des testeurs
D’après les informations publiées par Futurism, la plateforme Joi AI, qui propose des chatbots à caractère non sécurisé (NSFW), a annoncé la recherche de testeurs via les réseaux sociaux. Elle souhaitait que ces derniers expérimentent la fonctionnalité d’audio-guidage et partagent leurs ressentis.
L’engouement a été tel que, quelques jours après la publication, la startup a reçu plus de 100 000 candidatures.
Un retour inattendu
Les candidats sélectionnés devraient s’engager dans des sessions quotidiennes, tout en envoyant des réflexions hebdomadaires sur leurs expériences, qu’elles soient perçues comme positives ou négatives. Cette méthode de retour d’expérience a été mise en avant par Julie Levin, la responsable de la marque chez Joi AI.
La réaction globale a semblé surprendre l’entreprise. “Que sommes-nous censés faire avec 100 000 candidatures ?” a plaisanté Levin, révélant ainsi l’ampleur du phénomène.
Des candidatures surprenantes
La société a partagé certaines des candidatures humoristiques qu’elle a reçues. Des déclarations telles que “c’est ma vocation”, “je me prépare à ça toute ma vie”, “mon thérapeute a dit que j’avais besoin d’un passe-temps”, et “j’ai postulé pour mon mari” ont viralement circulé sur la plateforme X, alimentant encore l’engouement autour de l’annonce.
Cette vague de réactions amusantes a contribué à la diffusion de l’annonce sur les réseaux sociaux, mais elle reflète également l’intérêt croissant du public pour un secteur controversé et en pleine expansion de l’industrie de l’AI : la compagnie numérique.
Un enjeu de société
Contrairement à d’autres emplois liés à l’AI, souvent en rapport avec des tâches comme l’étiquetage d’images ou la révision de textes, ce poste illustre comment certaines entreprises recherchent des retours d’expérience profondément personnels pour développer des produits visant à simuler des interactions émotionnelles ou intimes.
Cependant, des critiques soulignent que ces plateformes de compagnons numériques pourraient exacerber la solitude, brouiller les limites des relations, et favoriser des attachements malsains. De plus, certains spécialistes mettent en garde contre le risque d’une dépendance excessive aux chatbots, qui pourrait engendrer davantage de détresse psychologique et un décalage avec la réalité.
FAQ
Qu’est-ce qu’un chatbot AI ?
Un chatbot AI est un programme informatique qui utilise l’intelligence artificielle pour simuler des conversations humaines, souvent utilisé pour interagir avec les utilisateurs sur des plateformes en ligne.
Pourquoi la demande pour des consultants en masturbation ?
Cette demande s’inscrit dans une volonté pour les entreprises d’obtenir des retours authentiques sur des fonctionnalités innovantes et potentiellement sensibles, ce qui peut favoriser le développement de services personnalisés.
Y a-t-il des risques associés à l’utilisation de chatbots pour la compagnie ?
Oui, certains experts avertissent que trop s’appuyer sur des chatbots pour la connexion émotionnelle peut mener à des problèmes de dépendance, d’isolement et de troubles psychologiques.
Quelle est la réaction générale du public ?
La réaction est mitigée ; certaines personnes trouvent l’idée amusante et libératrice, tandis que d’autres s’inquiètent des implications éthiques et sociales de ces compagnons numériques.
Comment ces chatbots sont-ils régulés ?
La régulation varie selon les pays et dépend largement des lois sur la protection des données et les normes d’éthique en matière d’intelligence artificielle. Les débats sur la réglementation de ces technologies sont en pleine évolution.
