Santé

Des Accusations de Vol d’Organes sur des Prisonniers en Chine

Des Accusations de Vol d'Organes sur des Prisonniers en Chine

La récolte d’organes

La communauté scientifique impose des normes strictes en matière de recherche sur les transplantations d’organes. Les chercheurs ne peuvent pas utiliser d’organes provenant de prisonniers exécutés ou obtenus sans le consentement du donneur. De plus, chaque étude doit être approuvée par un comité d’éthique international avant toute publication dans revues scientifiques.

Cependant, un récent rapport choquant a révélé que des chercheurs chinois auraient peut-être transplanté des milliers d’organes obtenus de manière non éthique, incluant des organes prélevés sur des prisonniers de conscience — des individus dont le seul délit est d’avoir des opinions politiques ou religieuses en désaccord avec les autorités chinoises.

Des études biaisées

Un large article publié dans le journal BMJ Open expose l’analyse de 445 études recensées dans des revues anglophones et à comité de lecture entre janvier 2000 et avril 2017. Ces études appréhendaient la transplantation de cœurs, foies ou poumons en Chine, totalisant 85 477 organes mentionnés.

L’analyse montre que 92,5 % des publications n’ont pas précisé si les organes provenaient de prisonniers exécutés, et une énorme majorité de 99 % a omis d’indiquer si le donneur avait consenti. Pourtant, 73 % des études affirmaient avoir obtenu l’approbation d’un comité d’éthique institutionnel.

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Des recherches menées en dehors de ce cadre ont mis en évidence un écart entre le nombre d’organes donnés de manière officielle en Chine et le nombre d’receveurs de transplantations. Les enquêteurs concluent que de nombreux organes non comptabilisés proviennent probablement de prisonniers de conscience.

Les auteurs de l’article dans BMJ notent qu’il est possible — bien que non vérifiable dans des cas précis — que ces publications aient utilisé des données provenant de prisonniers de conscience qui auraient été tués pour acquérir leurs organes.

Aller de l’avant

Il est évident que le système actuel est défaillant. Les auteurs de l’article dans BMJ suggèrent plusieurs façons d’y remédier.

Premièrement, ils demandent le retrait de toutes les études qui ne respectent pas les normes éthiques internationales, signifiant ainsi que les chercheurs ne peuvent pas ignorer les règles.

Deuxièmement, ils recommandent que la communauté de la transplantation se réunisse lors d’un sommet international afin d’établir un cadre de politiques et de procédures pour les recherches futures. Il serait judicieux d’imposer l’obligation pour les revues de demander des informations sur les sources d’organes avant de publier des études connexes.

Jusqu’à ce que ce sommet ait lieu, les chercheurs concluent que toutes les publications cliniques sur les transplantations devraient cesser de publier des études en provenance de Chine, pour éviter que d’autres vies ne soient encore mises en danger pour leurs organes.

LIRE LA SUITE : Qui sont les donneurs d’organes en Chine ? Les origines doivent être claires dans la recherche sur les organes humains [The Conversation]


FAQ

Quelles sont les conséquences d’une collecte illégale d’organes ?

Les conséquences comprennent non seulement des violations éthiques, mais aussi des implications juridiques et sanitaires pour les donneurs et les receveurs.

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Comment est-on assuré que les organes transplantés sont d’origine légale ?

Une vérification rigoureuse des procédures de collecte et une transparence dans le consentement du donneur sont essentielles pour assurer l’origine éthique des organes.

Quels pays sont impliqués dans des pratiques de récolte d’organes douteuses ?

Des rapports indiquent que des pays comme la Chine sont souvent mentionnés dans ce contexte, mais d’autres régions peuvent également être concernées.

Que peuvent faire les citoyens pour soutenir les donneurs d’organes éthiques ?

Les citoyens peuvent se renseigner sur les organismes de transplantation, soutenir les campagnes de sensibilisation et participer à des discussions sur les pratiques éthiques dans ce domaine.

Comment la communauté internationale peut-elle agir pour résoudre cette crise ?

Elle peut établir des normes éthiques communes, renforcer les inspections des pratiques et promouvoir la coopération entre pays en matière de transplantations.