Santé

Un essai clinique révolutionnaire pour imprégner le cerveau des patients de gènes bénéfiques contre Alzheimer.

Un essai clinique révolutionnaire pour imprégner le cerveau des patients de gènes bénéfiques contre Alzheimer.

L’avenir des recherches sur l’Alzheimer

C’est il y a environ 25 ans que les scientifiques ont commencé à explorer un lien entre Alzheimer et le gène APOE. Ce gène possède trois variantes communes, dont certaines peuvent influencer le risque de développer cette maladie dévastatrice.

Vers une nouvelle thérapie génique

Bientôt, des chercheurs vont lancer un essai clinique audacieux. Leur objectif ? Utiliser des virus contenant la version plus sûre du gène (APOE2) pour « baigner » les cerveaux de personnes porteurs de la version risquée (APOE4), dans l’espoir de trouver un traitement innovant pour l’Alzheimer.

La génétique au cœur de la recherche

Chaque individu hérite de deux copies du gène APOE : une de sa mère et une de son père. Certaines personnes se retrouvent donc avec une copie APOE2 et une APOE4, ce qui semble leur conférer un risque moyen de maladie. Cela a conduit les scientifiques à supposer que APOE2 pourrait compenser les effets négatifs de APOE4.

Pour tester cette hypothèse, une équipe de chercheurs de New York prépare un essai où des virus porteurs du gène APOE2 seront injectés dans la moelle épinière de patients ayant deux copies du gène APOE4 et montrant déjà des symptômes d’Alzheimer.

A lire :  Des Scientifiques Élaborent une Glace Végétale À Base de Levure Génétiquement Modifiée

Suivre les progrès

Après ces injections, les chercheurs prélèveront du liquide céphalorachidien pour analyser la présence des deux gènes, ce qui indiquerait que le traitement est efficace.

« La question est : pouvons-nous baigner le cerveau avec E2 ? » a déclaré Ronald Crystal, un chercheur de Weill Cornell Medicine. « Nous avons l’infrastructure nécessaire, alors pourquoi ne pas essayer ? »

Une nouvelle lueur d’espoir

Les tests sur des singes et des souris ont déjà produit des résultats encourageants. Si cette méthode se révèle également efficace chez l’humain, il est envisageable que les personnes porteuses d’APOE4 puissent recevoir, un jour, un injection unique de gène APOE2 comme prévention contre l’Alzheimer.

Cependant, la conseillère génétique Susan Hahn souligne l’importance de la préparation psychologique avant un test génétique, car les résultats sont définitifs. « On ne peut pas changer ses gènes — à moins que cette étude ne le permette », a-t-elle ajouté.

À LIRE AUSSI : Les médecins envisagent de tester une thérapie génique qui pourrait prévenir la maladie d’Alzheimer [MIT Technology Review]

Plus d’informations sur l’Alzheimer

Une autre piste intéressante se dessine avec l’étude de certaines herbes, comme le « sacré », qui montrent des résultats prometteurs dans le traitement de l’Alzheimer.

FAQ

Qu’est-ce que le gène APOE ?

Le gène APOE est impliqué dans le métabolisme des lipides et au lien avec le risque de développer la maladie d’Alzheimer.

Comment se déroule un essai clinique ?

Un essai clinique est une étude qui évalue l’efficacité et la sécurité d’un traitement, souvent auprès de volontaires.

Qui peut participer à l’essai clinique sur l’Alzheimer ?

En général, seuls les patients porteurs de certaines variantes génétiques et présentant déjà des symptômes de la maladie peuvent être recrutés pour ce type d’essai.

A lire :  Un survivant du cancer des os bénéficiera d'un voyage spatial gratuit cette année.

Quels sont les signes précurseurs d’Alzheimer ?

Les signes incluent la perte de mémoire, des difficultés à résoudre des problèmes et des changements de personnalité ou d’humeur.

La génétique garantit-elle le développement d’Alzheimer ?

Non, avoir une variante génétique à risque n’assure pas nécessairement le développement de la maladie, de nombreux facteurs environnementaux et style de vie jouent également un rôle.