Une avancée majeure dans les voitures autonomes
Créer une voiture autonome capable de parcourir de courtes distances représente déjà un vrai défi. Cependant, une nouvelle initiative vise à tester cette technologie lors d’un trajet longue distance au Royaume-Uni. Appelée de manière ironique HumanDrive, cette initiative prévoit le lancement d’un véhicule autonome pour un essai de 320 kilomètres (200 miles) prévu pour l’année prochaine.
Collaboration exceptionnelle
Ce projet est le fruit d’une collaboration entre plusieurs acteurs : Transport System Catapult, le Groupe Renault, Nissan et Mitsubishi, l’Université de Cranfield, Highways England, ainsi que diverses universités et entreprises.
Transport Systems Catapult, qui a supervisé l’un des premiers tests de voitures sans conducteur au Royaume-Uni en 2016, précise que l’objectif ultime de ce projet de 30 mois est de développer une voiture capable de gérer des situations de conduite spécifiques au Royaume-Uni, comme les routes de campagne, les ronds-points à grande vitesse et les routes nationales. L’auto devra également bien performer dans des conditions de circulation réelles et des climats variés tout en émule un style de conduite naturel pour assurer le confort des passagers.
Crédit photo : Transport Systems Catapult
Préparatifs pour les essais
Avant que le projet HumanDrive n’entame ses premiers essais en décembre 2019, il est crucial que son système d’intelligence artificielle soit développé et testé de manière approfondie. Les essais se dérouleront dans des environnements simulés, sur des pistes privées et sur de petites sections de routes publiques.
Un retard à rattraper
Le Royaume-Uni ambitionne d’avoir des voitures autonomes sur ses routes d’ici 2021. Bien que cela semble proche, le pays accuse un certain retard par rapport à des leaders comme Waymo et Apple, qui ont récemment élargi leurs flottes de véhicules sans conducteur. Des pays comme le Canada testent déjà ces technologies, et la Corée du Sud a même construit une ville dédiée aux voitures autonomes.
Cela dit, Nissan effectue des tests de voitures autonomes à Londres depuis février 2017. Cette expérience devrait contribuer au succès du projet HumanDrive.
Greg Clark, secrétaire d’État pour le ministère britannique des Affaires, de l’Énergie et de la Stratégie industrielle, a souligné que “les véhicules à faible émission et autonomes représentent l’avenir et provoqueront une révolution mondiale en matière de mobilité.” Il a ajouté que des projets innovants comme HumanDrive joueront un rôle crucial pour atteindre cet objectif.
FAQ
Quels sont les défis techniques rencontrés par les voitures autonomes ?
Les voitures autonomes doivent faire face à divers défis, notamment la gestion des conditions climatiques changeantes, la reconnaissance des panneaux de signalisation et la navigation dans des environnements urbains complexes.
Comment fonctionnent les tests pour les voitures autonomes ?
Les tests impliquent souvent des simulateurs pour reproduire diverses situations, suivis d’essais sur des circuits fermés et finalement sur des routes publiques sous surveillance.
Quels autres pays mènent des projets similaires ?
Des pays comme les États-Unis, le Canada, la Chine et plusieurs pays européens développent activement des projets de voitures autonomes, souvent avec des collaborations entre universités et entreprises technologiques.
Quel est l’impact de ces technologies sur l’environnement ?
Les véhicules autonomes sont souvent conçus avec des moteurs plus efficaces qui réduisent les émissions. Leur optimisation des itinéraires pourrait également diminuer la congestion routière et améliorer la qualité de l’air.
Quand pouvons-nous attendre des véhicules autonomes sur le marché ?
Bien que plusieurs prototypes soient en développement, les prévisions varient. Certains experts estiment qu’une adoption généralisée pourrait survenir d’ici 2030, selon les progrès technologiques et réglementaires.
