Le dilemme des véhicules autonomes
Les véhicules autonomes (VA) ont le potentiel de rendre nos routes plus sûres en éliminant l’élément humain, sujet à des erreurs. Cependant, tant que ces véhicules ne sont pas suffisamment fiables, nous avons besoin de conducteurs humains, eux aussi faillibles, pour perfectionner cette technologie. Ce paradoxe illustre bien un défi énorme de notre époque.
La situation préoccupante
À court terme, un nouveau problème émerge : des conducteurs humains, qui, bien que censés rester vigilants, s’ennuient souvent. Cette distraction peut s’avérer mortelle. Cette réalité est devenue tragiquement évidente après la première mort d’un piéton causée par un véhicule autonome. Le mois dernier, une voiture autonome d’Uber a percuté et tué Elaine Herzberg en Arizona. Les images de l’incident révèlent que le véhicule ne ralentit pas avant l’impact, ce qui soulève des préoccupations au sujet de la technologie d’Uber.
La critique de l’opérateur humain
Il est important de noter que la technologie ne porte pas toute la responsabilité. Au moment de l’accident, un conducteur humain, Rafael Vasquez, était derrière le volant. Des experts en sécurité routière et la famille de la victime ont vivement critiqué Vasquez pour son manque de vigilance. L’engagement minimal du conducteur, comme l’a fait remarquer Missy Cummings, professeur à l’Université de Duke, remet en question l’efficacité de son rôle lors de l’incident.
Réactions des proches
La belle-fille d’Elaine, Tina Marie Herzberg White, a exprimé son indignation, affirmant qu’il était inacceptable que Vasquez n’ait pas remarqué la piétonne. À ce stade, une question se pose : attend-on trop des opérateurs de véhicules autonomes, ou bien les constructeurs exigent-ils des standards insuffisants ?
Pressions sur les conducteurs
Un ancien testeur d’Uber a relaté aux journalistes les attentes inappropriées placées sur les conducteurs. On attend d’eux qu’ils surveillent constamment la route et qu’ils interviennent en cas de danger. Cependant, une intervention prématurée peut empêcher les systèmes de se développer pleinement, ce qui crée un autre dilemme.
La pression publique
À cette complexité s’ajoute le comportement parfois imprévisible du public. Certains piétons n’hésitent pas à sauter devant les véhicules autonomes pour tester leur réaction. Pire encore, certains conducteurs ont été agressés physiquement. Pour les opérateurs, la pression engendrée par cette situation peut devenir insupportable.
L’ennui au volant
Le métier d’opérateur de VA est aussi marqué par l’ennui. Si le travail de conducteur classique est déjà difficile pour résister aux distractions, imaginez devoir maintenir son attention alors qu’il n’y a rien à faire que regarder la route s’étendre à perte de vue. L’ennui exacerbe les risques d’accidents.
Évaluation de la difficulté du travail
Malgré le stress et l’ennui, un ancien conducteur de Waymo a affirmé qu’il s’agit principalement d’un exercice de vigilance. Si l’on n’est pas capable de rester attentif pendant plusieurs heures, on n’est pas un bon conducteur. De plus, les compensations financières pour ces opérateurs varient entre 20 et 25 dollars de l’heure, ce qui est au-dessus du salaire minimum américain.
Critères d’embauche
Cela soulève une question cruciale : pourquoi Rafael Vasquez, qui avait plusieurs contraventions de circulation à son actif, a-t-il été recruté par Uber ? Apparemment, la société n’avait pas d’exigence stricte concernant le casier de conduite à l’embauche.
Vers quelles solutions ?
Après un incident aussi tragique, il serait logique que les exigences de l’entreprise évoluent. Cependant, cela ne résoudra pas le dilemme actuel. La solution semble se situer dans une amélioration rapide et significative des véhicules autonomes.
FAQ
Quels sont les principaux défis des véhicules autonomes ?
Les véhicules autonomes doivent surmonter des défis techniques, éthiques et législatifs, notamment en matière de cybersécurité et de responsabilité en cas d’accident.
Quel impact les véhicules autonomes auront-ils sur le marché du travail ?
L’émergence des véhicules autonomes pourrait réduire la demande de conducteurs, tout en créant de nouveaux postes dans l’ingénierie et la technologie.
Les véhicules autonomes sont-ils plus sûrs que les voitures humaines ?
Des études suggèrent que les VA pourraient réduire le nombre d’accidents en éliminant les erreurs humaines. Cependant, des incidents récents mettent en lumière les limites actuelles de la technologie.
Quel est l’avenir des véhicules autonomes ?
L’avenir des véhicules autonomes dépendra de l’évolution rapide de la technologie, de l’acceptation du public et de l’établissement de régulations appropriées.
Comment les entreprises évaluent-elles les conducteurs de VA ?
Les critères d’évaluation incluent la capacité de rester alerte et vigilant, ainsi que la capacité à réagir rapidement en cas de besoin. Les normes d’embauche peuvent varier considérablement d’une entreprise à l’autre.
