La progression de l’amoeba mangeuse de cerveau
Une étude récente réalisée par des scientifiques des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) révèle des informations préoccupantes concernant l’amoeba Naegleria fowleri, souvent surnommée l’« amoeba mangeuse de cerveau ». Ce micro-organisme unicellulaire semble se déplacer lentement vers le nord des États-Unis, un phénomène attribué au changement climatique.
Une situation moins alarmante qu’elle n’y paraît
Selon des informations relayées par Live Science, il est important de noter que le nombre total de cas annuels reste stable. Ce qui change, c’est l’aire géographique dans laquelle ces cas sont détectés. Ainsi, bien que l’amoeba soit en expansion, cela ne signifie pas que son impact sanitaire est en hausse.
Habitats de l’amoeba
Cet être microscopique se retrouve principalement dans des eaux douces chaudes, comme dans des lacs et des rivières. L’infection, bien que très rareté, peut survenir principalement lors d’activités aquatiques telles que la natation ou la plongée. Une fois qu’une personne est infectée, l’amoeba pénètre par le nez et atteint le cerveau.
Risques associés
Lorsqu’elle atteint le cerveau, l’amoeba peut entraîner une maladie grave appelée méningo-encéphalite amibienne primitive (PAM), qui, selon les informations du CDC, est « souvent mortelle ».
Le nombre d’infections
Heureusement, ce phénomène reste rare, avec seulement 34 infections signalées aux États-Unis au cours des dix dernières années, d’après les données du CDC.
Effets du changement climatique
Étant donné que Naegleria fowleri préfère des températures élevées, pouvant atteindre jusqu’à 113 degrés Fahrenheit, l’augmentation des températures mondiales causée par le changement climatique lui offre de nouvelles opportunités pour élargir son territoire vers le nord. Une étude publiée cette semaine dans le journal Emerging Infectious Diseases décrit que, au cours des quarante dernières années, l’amoeba a migré vers le nord à un rythme d’environ 13 kilomètres par an.
Conclusion de l’étude
Le rapport souligne également que la hausse des températures, combinée à l’augmentation des activités récréatives aquatiques comme la natation et les sports nautiques, pourrait influencer l’évolution de l’épidémiologie de la PAM.
FAQ
Quelles sont les précautions à prendre lors de baignades en eau douce?
Il est conseillé d’éviter de plonger ou de s’immerger complètement dans des eaux douces chaudes, surtout si l’on ressent un inconfort nasal.
Comment se manifeste une infection par Naegleria fowleri?
Les symptômes peuvent inclure des maux de tête, des nausées, des vomissements, et une forte fièvre, souvent confondus avec d’autres maladies.
Peut-on traiter une infection par cette amoeba?
Actuellement, le taux de mortalité est très élevé, et il n’existe pas de traitement spécifique prouvé efficace contre l’infection.
Est-ce que toutes les eaux douces contiennent l’amoeba?
Non, Naegleria fowleri n’est pas présente dans toutes les eaux douces, mais elle peut se trouver dans des environnements chauds.
Y a-t-il eu des cas d’infection en dehors des États-Unis?
Oui, des cas ont été reportés dans d’autres pays, notamment en Australie, en Indonésie, et en Afrique, même si ils restent relativement rare.
