Modification des recommandations sur la recherche embryonnaire
Une organisation internationale de chercheurs en biomedecine a récemment révisé ses recommandations concernant la recherche sur les embryons humains, ouvrant la voie à de nouvelles études sur les embryons humains cultivés en laboratoire. Cette actualisation allège certaines restrictions sur les types de recherches que les scientifiques peuvent mener.
Assouplissement de la règle des 14 jours
La règle des 14 jours, qui a été appliquée pendant des décennies, exigeait que les chercheurs interrompent les embryons expérimentaux au bout de deux semaines. Cependant, cette restriction est désormais assouplie sous certaines conditions, selon des informations rapportées par L’Associated Press. Ce changement constitue une évolution notable et potentiellement controversée des lignes directrices bioéthiques à l’échelle internationale.
Une nouvelle perspective sur les maladies congénitales
Toutes les voix ne s’accordent pas sur ces lignes directrices allégées proposées par la Société Internationale de Recherche sur les Cellules Souches (ISSCR). Toutefois, certains spécialistes estiment que ce développement pourrait permettre une meilleure compréhension, et possiblement un traitement, des conditions génétiques ou développementales qui apparaissent entre les jours 14 et 28 du développement embryonnaire.
Robin Lovell-Badge, un chercheur en cellules souches au Francis Crick Institute et président du groupe de l’ISSCR, a déclaré à l’AP : « Nous pensons que de nombreuses anomalies congénitales se forment très tôt durant cette période. En approfondissant notre connaissance des premières étapes, nous pourrions adopter des procédés simples pour diminuer la souffrance. »
Garanties et inquiétudes concernant la recherche éthique
Kathy Niakan, chercheuse en modification génétique au même institut et collaboratrice sur ces lignes directrices, a précisé à l’AP qu’il existe encore des garanties pour éviter une recherche irresponsable. Elle a souligné l’importance d’une consultation avec le public, des responsables réglementaires et des chercheurs sur la poursuite ou non des études controversées.
Cependant, des critiques, comme Marcy Darnovsky, directrice exécutive du Center for Genetics and Society, soulignent que les nouvelles garanties pourraient ne pas être suffisantes. Elle a exprimé son inquiétude quant au fait que les directives ne fixent pas de limite stricte sur la durée de développement des embryons dans certaines circonstances. Bien que ces lignes directrices interdisent les cas extrêmes, comme les expériences qui transmettent des modifications génétiques aux générations futures, l’absence d’un plafond clair demeure une source d’inquiétude.
FAQ
Quels types d’études seront désormais permis avec les embryons ?
Avec l’assouplissement des règles, les chercheurs pourront explorer des interactions biologiques et des modifications sur des embryons jusqu’à 28 jours, tant que cela reste sous des contrôles stricts.
Pourquoi la règle des 14 jours était-elle établie initialement ?
La règle des 14 jours visait à prévenir des abus éthiques et à limiter la manipulation des embryons à un stade où ils n’étaient pas encore développés.
Comment les chercheurs garantissent-ils que la recherche restera éthique ?
Les chercheurs doivent suivre un ensemble de protocoles approuvés, impliquant une consultation avec des comités d’éthique et divers intervenants, pour s’assurer que les pratiques restent responsables et respectueuses.
Quelles implications cela a-t-il pour la santé publique ?
Ce changement pourrait mener à des progrès dans la compréhension et le traitement de maladies génétiques, potentiellement réduisant les souffrances liées à ces conditions.
Y a-t-il une controverse concernant la recherche sur les embryons ?
Oui, de nombreuses voix s’élèvent contre les recherches sur les embryons en raison des implications éthiques et morales de manipuler la vie humaine à ses débuts.
