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Des avions défectueux auraient empoisonné des passagers sur des centaines de vols.

Des avions défectueux auraient empoisonné des passagers sur des centaines de vols.
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         <em>Image : Douglas Paul Perkins/Victor Tangermann</em>        
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Air Toxique

Chaque année, des centaines de vols rencontrent des problèmes graves : des produits chimiques dangereux contaminent l’air à bord des avions, mettant en danger pilotes, membres d’équipage et passagers. Pendant longtemps, ce problème a été ignoré, voire minimisé.

Une récente enquête déconcertante publiée par The Los Angeles Times met en évidence cette situation alarmante. Des fuites d’air provenant des moteurs peuvent contaminer l’air que les passagers respirent, entraînant des maladies chroniques, des lésions cérébrales graves, et, dans les cas extrêmes, même la mort. Ce problème sérieux ne commence à être pris en compte que récemment.

Un Problème Alarmant

Avant la pandémie, selon LA Times, des incidents appelés « événements de fumée » survenaient en moyenne cinq fois par jour aux États-Unis, sur l’ensemble des compagnies aériennes. COVID-19 n’a pas fait disparaître cette menace.

Malheureusement, il n’existe aucune étude à grande échelle sur ces événements. Les rapports restent volontaires, et les compagnies aériennes semblent se montrer réticentes à s’attaquer au problème. Par exemple, Boeing a refusé d’installer des capteurs de qualité d’air, craignant que leurs résultats ne soient utilisés contre les compagnies dans de potentiels procès.

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Ignoré et Écarté

Actuellement, le seul avion moderne qui a intégré un système de distribution d’air novateur est le Boeing 787 Dreamliner, lequel ne prélève plus l’air de la cabine à travers les moteurs.

Le principal obstacle à la reconnaissance de ce problème réside dans le fait que, dans de nombreux cas, les symptômes sont légers et ressemblent à ceux du jetlag. Cela permet souvent de passer à côté du véritable souci, surtout chez des voyageurs déjà fatigués. De plus, la culpabilité peut facilement être reportée sur des facteurs externes.

Prenons l’exemple du vol 3455 de Southwest Airlines en juin 2019 : avant le décollage, l’avion a dû être évacué, et le pilote a été transporté hors de l’appareil en fauteuil roulant à cause de sensations d’ébriété causées par des fumées. Lorsqu’un passager a demandé des explications, la compagnie a attribué l’odeur nauséabonde à un fruit apporté par un voyageur, un exemple de la tendance à dédramatiser la situation.

À lire aussi : Comment des fumées toxiques pénètrent dans l’air que vous respirez dans les avionsThe Los Angeles Times.

Plus d’informations sur le transport aérien : Les traces des avions pourraient avoir un impact sur l’environnement.

FAQ

Quelles sont les conséquences à long terme des événements de fumée ?

Les effets peuvent inclure des problèmes de santé persistants tels que des troubles respiratoires, des troubles neurologiques et une qualité de vie diminuée.

Les compagnies aériennes sont-elles tenues de signaler ces événements ?

Non, le signalement des événements de fumée est généralement volontaire, ce qui complique les efforts pour collecter des données fiables sur la fréquence et la gravité de ces incidents.

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Le Boeing 787 est-il le seul à avoir un système d’air renouvelable ?

Oui, à ce jour, le Boeing 787 est le seul modèle d’avion moderne à ne pas utiliser l’air de la cabine à travers ses moteurs, ce qui réduit le risque d’exposition aux contaminants.

Que peuvent faire les passagers pour se protéger ?

Les passagers peuvent demander des informations à la compagnie aérienne sur les systèmes de ventilation de l’avion et être attentifs à tout symptôme inhabituel durant le vol.

Existe-t-il des recours légaux pour les victimes de ces incidents ?

Il est possible d’engager des poursuites pour négligence, mais cela peut être complexe en raison des difficultés à prouver un lien direct entre les événements de fumée et les maladies.