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OpenAI à la recherche de financements massifs
OpenAI est en quête d’importants investissements provenant de fonds souverains du Moyen-Orient pour une nouvelle levée de fonds qui pourrait atteindre 50 milliards de dollars. Le PDG, Sam Altman, se trouve actuellement aux Émirats Arabes Unis pour mener à bien ces négociations cruciales. Selon des sources proches des discussions, cette levée devrait se finaliser d’ici la fin du premier trimestre de cette année.
Les médias, dont Bloomberg et CNBC, ont été les premiers à rapporter cette actualité.
Un changement de cap dans le financement d’OpenAI
Cette nouvelle levée marque une évolution significative par rapport aux financements précédents d’OpenAI. En effet, la société avait récemment réalisé une vente d’actions générant 6,6 milliards de dollars, ce qui lui conférait une valorisation de 500 milliards de dollars. Ce montant est survenu après une autre levée de fonds dirigée par SoftBank en mars 2025, qui a impliqué Microsoft et d’autres acteurs majeurs. Cependant, la dernière opération envisagée surpasse toutes celles réalisées auparavant.
Le rôle des monarchies du Golfe dans le secteur de l’IA
Les fonds souverains du Moyen-Orient prennent désormais le devant de la scène dans l’investissement mondial en intelligence artificielle. En 2025, ils ont investi 66 milliards de dollars dans l’IA et les infrastructures numériques, ce qui en fait le principal acteur mondial selon une analyse récente.
Le Fonds d’investissement public d’Arabie Saoudite a engagé 36,2 milliards de dollars dans des initiatives d’IA l’an dernier, devenant ainsi le plus grand acteur sur la scène mondiale, tandis que Mubadala d’Abou Dhabi a investi 12,9 milliards de dollars dans des actifs liés à l’IA.
En cumulant les investissements, les sept plus grands fonds souverains du Golfe ont largement contribué, représentant 43 % de tout le capital souverain investi à l’échelle mondiale en 2025, pour un total de 126 milliards de dollars.
Ces investissements ne sont pas le fruit du hasard. Les fonds du Golfe considèrent l’IA comme un “actif stratégique”, plutôt qu’un simple pari spéculatif. Selon des projections récentes, d’ici 2030, l’IA pourrait représenter 14 % du PIB des Émirats Arabes Unis et 12,4 % de celui d’Arabie Saoudite.
Les projets d’infrastructure en cours
Le financement envisagé est d’autant plus significatif en raison des vastes projets d’infrastructure qui ont déjà été lancés. OpenAI collabore avec G42, une entreprise d’IA soutenue par Mubadala, pour construire un cluster de centres de données de 5 gigawatts à Abou Dhabi. Ce projet fait partie de l’initiative “Stargate”, qui vise à établir des capacités régionales en matière de centres de données pour les charges de travail d’IA exascale.
Pour illustrer le tableau général, des fonds basés à Abou Dhabi ont investi 31 milliards de dollars dans des centres de données en France et 40 milliards de dollars dans des installations aux États-Unis l’année passée. De plus, un consortium dirigé par MGX d’Abou Dhabi a finalisé un accord de 40 milliards de dollars pour des centres de données alignés en octobre 2025.
L’Arabie Saoudite a également annoncé la création d’un fonds de 40 milliards de dollars dédié aux investissements en technologie de l’IA, incluant des fabricants de semi-conducteurs et des centres de données, avec des partenariats déjà établis avec Qualcomm et Google Cloud pour un centre d’IA de 10 milliards de dollars.
Les enjeux de la régulation de l’IA
Les fonds souverains ont participé à des transactions de capital-risque liées à l’IA s’élevant à 46 milliards de dollars au cours des neuf premiers mois de 2025, représentant près de la moitié de l’ensemble des investissements en capital-risque dans l’IA cette année-là.
Les implications géopolitiques sont également dignes d’intérêt. Les décideurs américains voient d’un bon œil les investissements des pays du Golfe dans des centres de données et des semi-conducteurs, afin de contrer l’influence de la Chine dans les chaînes d’approvisionnement de l’IA.
Il est estimé qu’en 2035, la région du Golfe pourrait représenter 5 à 10 % de nouveaux déploiements mondiaux de GPU optimisés pour l’IA, établissant ainsi les pays du Moyen-Orient comme des partenaires d’infrastructure essentiels pour les entreprises américaines d’IA.
Des fuites suggèrent qu’OpenAI se prépare à mener une “attaque tactique” contre ses concurrents avec GPT-5.3.
FAQ
Qu’est-ce que l’IA exascale ?
L’IA exascale désigne des systèmes capables de réaliser des milliards de calculs par seconde, offrant ainsi la capacité de traiter des données massives à une échelle sans précédent.
Quels sont les principaux acteurs investissant dans l’IA au Moyen-Orient ?
Les fonds souverains des Émirats et de l’Arabie Saoudite, ainsi que des entreprises comme Mubadala et des consortiums régionaux, jouent un rôle clé dans l’investissement AA en IA.
Pourquoi l’IA est-elle considérée comme un actif stratégique ?
L’IA est perçue comme un facteur déterminant pour la croissance économique future des pays, avec des applications potentielles dans divers secteurs allant de la santé à la sécurité nationale.
Comment l’Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unis collaborent-ils avec les entreprises américaines ?
Ces pays établissent des partenariats avec des entreprises américaines pour développer des technologies d’IA et des infrastructures, favorisant ainsi l’innovation dans le secteur privé.
Quels sont les risques associés à l’investissement dans l’IA ?
Les investissements en IA comportent des risques réglementaires, technologiques et compétitifs, notamment la nécessité de se conformer à des réglementations en constante évolution et la concurrence accrue sur le marché mondial.
