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Découverte historique d’un continent englouti, habité et doté de nouveaux États

Découverte historique d’un continent englouti, habité et doté de nouveaux États

Un continent presque entièrement englouti bouscule notre vision de la planète. Cartographiée avec précision depuis peu, la Zélandie n’émerge que par quelques îles, où vivent pourtant des millions de personnes et où s’organisent des pays bien établis. Le reste dort sous l’océan, formant un vaste plateau continental oublié.

Qu’est-ce que la Zélandie ?

La Zélandie est un continent immergé dont la reconnaissance s’est imposée progressivement. Après des décennies d’indices, des travaux publiés en 2017 ont affirmé son statut de continent distinct. Entre 2020 et 2023, des mesures gravimétriques et bathymétriques de haute résolution ont affiné ses contours, révélant une silhouette sous-marine continue.

  • Superficie: environ 4,9 millions de km², soit l’équivalent de 6 % des terres émergées si elles étaient à l’air libre.
  • Particularité géologique: une croûte continentale propre, différente de celle de l’Australie voisine, qui la distingue des simples plateaux océaniques.

Où se situe ce continent englouti ?

La Zélandie repose dans le Pacifique sud-ouest, au sud-est de l’Australie. Elle s’étire de la Nouvelle-Zélande vers le nord jusqu’aux abords de la Nouvelle-Calédonie. Elle est bordée par la mer de Tasman à l’ouest et la mer de Corail plus au nord, loin des grands continents de l’hémisphère sud.

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Quelles terres émergent à sa surface ?

Bien que près de 94 % de la Zélandie soit sous l’eau, certaines terres sortent de l’océan et concentrent la vie humaine:

  • La Nouvelle-Zélande (Île du Nord et Île du Sud), accompagnée de ses archipels subantarctiques (Auckland, Campbell, Antipodes, Snares, Bounty, Chatham…).
  • La Nouvelle-Calédonie, collectivité française du Pacifique.
    Ces îles ne sont pas de “nouveaux pays”, mais les parties visibles d’un même socle continental plongé sous la mer.

Comment ce continent s’est-il formé ?

L’histoire de la Zélandie commence avec la désagrégation du Gondwana, il y a environ 60 à 85 millions d’années. À mesure que les blocs continentaux se séparaient, la croûte de la Zélandie s’est amincie, puis a lentement subsisté. Vers 23 millions d’années, l’essentiel était déjà immergé, ne laissant que des fragments émerger à la surface.

Cette évolution n’enlève rien à sa nature continentale: la Zélandie conserve une cohérence géologique, une épaisseur de croûte et des limites structurales qui la différencient nettement de l’océanique environnant.

Un relief discret… mais spectaculaire

Sous l’eau, la Zélandie forme un vaste plateau entaillé de rises et de rides:

  • Le Lord Howe Rise, le Norfolk Ridge, le Chatham Rise et les plateaux Campbell et Challenger dessinent des reliefs parfois proches de la surface.
  • À sa marge, des zones de subduction (comme les arcs de Kermadec et de Tonga) rappellent la vigueur tectonique de la région.

Si l’on pouvait parcourir ces paysages, on verrait des chaînes sous-marines, des pentes couvertes de coraux d’eau froide et, sur les îles, des plages blanches, des forêts tempérées ou tropicales, et une biodiversité unique au monde.

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Pourquoi parler d’un “continent” ?

La Zélandie répond aux critères généralement retenus pour un continent:

  • Croûte continentale plus épaisse que l’océanique.
  • Géologie homogène et reconnaissable.
  • Limites structurales identifiables.
  • Élévation relative par rapport au plancher océanique.
    Le fait d’être submergée n’empêche pas son statut continental: l’émergence à l’air libre n’est pas une condition obligatoire en sciences de la Terre.

Pays, territoires et populations

La Zélandie n’invente pas de nouveaux États. Elle porte des territoires déjà connus:

  • La Nouvelle-Zélande, État souverain dont la population vit sur les plus grandes terres émergées de Zélandie.
  • La Nouvelle-Calédonie, territoire français d’outre-mer.
    Ces sociétés s’épanouissent sur les franges émergées d’un continent caché, au carrefour de cultures océaniennes et européennes.

FAQ

Comment les scientifiques ont-ils “vu” un continent sous l’eau ?

Grâce à la gravimétrie satellitaire, aux levés bathymétriques de navires, à la sismique réflexion/réfraction et à des carottages qui identifient la nature de la croûte. L’ensemble dessine une carte précise des reliefs et de la composition du sous-sol.

Y a-t-il une reconnaissance “officielle” d’un continent par l’ONU ?

Non. Il n’existe pas d’instance politique qui “homologue” les continents. La reconnaissance de la Zélandie est d’abord scientifique, fondée sur des critères géologiques et discutée dans la littérature spécialisée.

Quels risques naturels concernent la Zélandie et ses îles ?

La région est tectoniquement active: séismes (faille alpine en Nouvelle-Zélande), volcanisme (arc Kermadec-Tonga) et tsunamis. Cette dynamique résulte de la rencontre des plaques Pacifique et Australienne.

La Zélandie renferme-t-elle des ressources naturelles ?

Son plateau pourrait abriter des hydrocarbures, des minéraux et des écosystèmes profonds précieux. Leur exploration est cependant encadrée par des règles strictes et des enjeux de protection de la biodiversité.

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Pourrait-elle un jour “ressortir” de l’eau ?

Pas à l’échelle humaine. Des soulèvements locaux existent (volcanisme, rebond isostatique), mais aucun processus connu ne ferait réémerger l’ensemble du continent à court terme.