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<em>Image : Patrick T. Fallon / AFP via Getty / Futurism</em>
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Une Situation Alarmante
Un nouveau rapport publié par le Wall Street Journal révèle le désordre qui règne dans une usine de Boeing 737, surtout après qu’un plaque de porte a explosé en plein vol avec des passagers à bord. Cet incident presque catastrophique a plongé le constructeur aéronautique dans une tourmente médiatique.
Les documents du Shipiside Action Tracker (SAT), examinés par le WSJ, montrent que la production du 737 MAX, le modèle impliqué, a été interrompue le 1er septembre, après que des employés ont signalé des rivet endommagés sur le fuselage. Pour attirer l’attention sur ce problème, ils ont classé l’incident en priorité tier 3.
Cette action, loin de résoudre le problème, a mené à plus de chaos et de retards. Selon le rapport, les travailleurs ont mis 50 fois le temps prévu pour corriger les rivets endommagés autour de la plaque de porte, achevant leur tâche seulement le 20 septembre. Malgré cette lenteur, il semblerait que Boeing ait voulu précipiter les choses.
Une Catastrophe Évitée de Justesse
Les fuselages des 737 provenaient de Spirit AeroSystems. Malgré les défauts découverts un mois plus tôt, Boeing a décidé de poursuivre leur utilisation. Ils ont opté pour une méthode appelée «travail déplacé», permettant de faire avancer les pièces inachevées sur la ligne de production en promettant de résoudre les problèmes plus tard.
Cette méthode peut être utile si certaines pièces sont manquantes, car elle permet de continuer dans d’autres domaines. Cependant, cela augmente les chances que des erreurs soient négligées. Un ancien employé de Boeing a souligné que le rythme de production d’aujourd’hui était bien plus rapide qu’auparavant, sans être certain que cette rapidité soit à l’origine des problèmes rencontrés.
Des détails supplémentaires mettent en lumière le risque en lien avec le travail déplacé. Une note presque comique a été laissée six jours après le signalement, indiquant que l’ÉTAT PERSISTE : LES RIVETS ÉTAIENT JUSTE PEINTS. Quelques jours plus tard, une autre note stipule que les rivets endommagés doivent être remplacés immédiatement.
Une Documentation Chaotique
Un des incidents les plus choquants concerne l’absence de documentation lors de la démolition des boulons de la plaque de porte, effectuée pour accéder aux rivets défectueux. Si un processus officiel de « retrait » avait été suivi, une équipe de contrôle qualité aurait vérifié le travail. Cette grave omission a surpris de nombreux employés.
Un vétéran de Boeing a exprimé son incompréhension : « Comment cela a-t-il pu se produire ? Boeing est réputé pour son excellence en matière de documentation. Tout retrait devrait être consigné. »
Il est à noter que personne n’a été blessé lors de l’incident de la plaque de porte. Si les pratiques observées par Boeing reflètent la réalité de l’entreprise, il va de soi que la société doit faire face à de nombreuses questions.
Pour en savoir plus sur Boeing : Boeing ne semble pas pouvoir cesser de retarder le lancement de son premier astronaute.
FAQ
Quelle est l’origine de l’incident avec le Boeing 737 ?
L’incident a été causé par des rivets endommagés sur le fuselage, signalés par les employés avant l’explosion de la plaque de porte.
Quelles méthodes de production utilisent les usines de Boeing ?
Boeing a recours à la méthode du « travail déplacé », où certaines tâches sont avancées malgré des défauts, permettant ainsi de continuer la production dans d’autres domaines.
Comment la documentation est-elle habituellement gérée chez Boeing ?
La documentation des processus de retrait et d’installation est essentielle, mais dans ce cas, des erreurs ont été commises, n’entraînant pas de mise à jour des registres.
Quels sont les impacts de l’accélération de la production sur la sécurité ?
Accélérer la production peut compromettre la qualité et la sécurité, augmentant les risques que des problèmes ne soient pas détectés à temps.
Quelles mesures Boeing pourrait-elle envisager après cet incident ?
Boeing devra probablement revoir ses méthodes de production et de documentation pour garantir la sécurité des futurs modèles et renforcer la confiance auprès des consommateurs et des régulateurs.
