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La Russie annonce la création d’un bombardier spatial nucléaire capable d’atteindre n’importe quel pays.

La Russie annonce la création d'un bombardier spatial nucléaire capable d'atteindre n'importe quel pays.

Expansion des zones de guerre : l’espace extra-atmosphérique

Selon le site d’actualités Sputnik, la Russie serait en train de développer un mini-navette robotique qui ressemblerait à une version réduite et télécommandée de la Station spatiale internationale, mais armée de bombes nucléaires.

Une technologie menaçante

Cette nouvelle aéronef robotisé, qui évoque le modèle secret X-37B de l’Armée de l’air américaine, serait capable de transport de têtes nucléaires et de lancer une attaque dans le monde entier en moins de deux heures. Selon l’armée russe, le projet avance bien et pourrait être opérationnel d’ici 2020.

Un lieutenant-colonel, Aleksei Solodovnikov, a partagé des détails concernant cette initiative : « L’idée est que ce bombardier décolle d’un aérodrome ordinaire pour patrouiller dans l’espace aérien russe. À la demande, il s’élèvera dans l’espace, frappera une cible avec ses têtes nucléaires, puis reviendra à sa base ».

Les précisions sur le projet

Solodovnikov a également soulevé que, pour être efficace en tant qu’appareil d’attaque, le poids de son décollage devrait se situer entre 20 et 25 tonnes. Il a mentionné que ce mini-navette pourrait atteindre une vitesse hypersonique en mode fusée.

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La vérité ou un effet d’annonce ?

Sputnik, qui est contrôlé par l’agence Rossiya Segodnya de la fédération de Russie, est souvent critiqué pour son biais et son manque de crédibilité en tant que source d’information. Son choix pour faire cette annonce soulève des interrogations quant à la validité de ces informations.

Cependant, que ces déclarations soient fondées ou non, l’idée de vaisseaux spatiaux capables de lancer des attaques nucléaires représente une menace considérable et constitue, à bien des égards, une violation du Traité de l’espace, signé en 1967 par 104 pays, dont la Russie.

Ce traité stipule que : « Les États ne doivent pas placer d’armes nucléaires ou d’autres armes de destruction massive en orbite, sur des corps célestes ou les stationner dans l’espace extra-atmosphérique de quelque manière que ce soit ».

D’après Sputnik, le moteur de ce prétendu engin de guerre spatial sera dévoilé lors du Forum international de technologie militaire Army-2016, qui se tiendra en septembre à Moscou. En attendant, espérons que tout cela ne soit qu’un trompe-l’œil.

FAQ

Quelle est la position actuelle des États-Unis sur la militarisation de l’espace ?

Les États-Unis mettent un accent marqué sur le développement de capacités spatiales, mais se déclarent opposés à la militarisation de l’espace selon les engagements du Traité de l’espace.

Quelles sont les conséquences du Traité de l’espace ?

Le Traité de l’espace vise à garantir l’utilisation pacifique de l’espace et à prévenir les courses à l’armement dans l’extra-atmosphérique.

Quels autres pays travaillent sur des projets spatiaux militaires ?

Outre la Russie et les États-Unis, des pays comme la Chine et l’Inde développent également leurs propres capacités spatiales militaires.

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Pourquoi la militarisation de l’espace est-elle inquiétante ?

La présence d’armes dans l’espace pourrait entraîner des conflits internationaux, nuire à la coopération spatiale et compromettre la sécurité mondiale.

Quels mécanismes existent pour surveiller les activités spatiales ?

Divers organismes, dont les Nations Unies, surveillent les activités spatiales, mais avec des capacités limitées face aux développements rapides des technologies militaires.