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Une bactérie rare détectée dans les eaux usées du campus Meta, suspendant son système de réutilisation

Une bactérie rare détectée dans les eaux usées du campus Meta, suspendant son système de réutilisation

Incident dans le système d’eau recyclée de Cheyenne

Une bactérie rare, dénommée Cupriavidus gilardii, a été détectée dans le réseau d’eau recyclée de Cheyenne, entraînant une interruption significative de plusieurs mois. Les autorités ont établi un lien entre cette contamination et des eaux usées d’un chantier lié au centre de données de Meta situé dans l’état du Wyoming.

Origine et impact de la contamination

Selon un rapport de Cowboy State Daily, le Conseil des Services Publics de Cheyenne a décidé de suspendre les déversements d’eaux usées industrielles en raison de la présence de la bactérie dans le système de réutilisation de la ville. Ce conseil a identifié Goat Systems LLC, l’entrepreneur de Meta, comme la source de contamination. Il a été signalé que l’entreprise a déversé de l’eau utilisée pour le remplissage et la purge dans le réseau d’égouts. En conséquence, le conseil a retiré à l’entreprise ses privilèges de déversement.

De plus, cette suspension a été étendue à tous les centres de données qui sont connectés aux services de la ville. Le processus de remplissage et de purge est essentiel pour les systèmes de refroidissement, car il permet de nettoyer les tuyaux avant que ceux-ci ne soient scellés.

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Frank Strong, responsable de l’ingénierie et des ressources en eau du conseil, a déclaré que l’eau utilisée pour le remplissage avait été vendue par le conseil, et qu’il s’agissait d’un contaminant habituellement non recherché. Les tests effectués fin juin dans les installations Dry Creek et Crow Creek ont révélé que l’eau était redevenue propre, permettant ainsi la remise en marche du système de réutilisation.

Pourquoi cela a-t-il de l’importance ?

À Cheyenne, l’eau recyclée est essentielle pour arroser des parcs, des terrains de golf et d’autres espaces verts. Un dysfonctionnement dans ce système peut avoir des répercussions sur la gestion de cette ressource précieuse, surtout dans une région où l’eau est limitée. Les responsables s’inquiétaient également de la possibilité que cette bactérie pose un risque d’aérosol lors de l’irrigation.

Bien que Cupriavidus gilardii ne soit pas un contaminant réglementé, le conseil a souligné que la contamination avait suffisamment perturbé le traitement pour entraîner des conclusions de non-conformité selon le code de la ville et les réglementations fédérales sur la prétraitement. Cet incident met également en lumière le lien entre l’infrastructure de l’IA et le réseau électrique.

Les centres de données, tout en soutenant les outils d’IA et en améliorant l’efficacité des réseaux électriques, exigent d’énormes quantités d’électricité et, dans certains cas, une consommation d’eau considérable. Cette combinaison peut mettre à mal les services publics locaux, engendrer des préoccupations concernant l’augmentation des factures d’énergie et créer des risques liés à la gestion des déchets et à la sécurité des systèmes.

Que fait-on pour remédier à la situation ?

Meta a annoncé qu’elle soutenait son entrepreneur général, Fortis, qui a arrêté les déversements d’eaux usées et a commencé à les transporter hors site. Par ailleurs, des tests indépendants ont montré qu’il n’y avait pas de traces de la bactérie.

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Frank Strong a précisé que les préoccupations du conseil allaient au-delà de la bactérie. Les systèmes à circuit fermé peuvent inclure des produits chimiques tels que le glycol, qui ne sont pas adaptés aux stations de traitement municipales. Cela pourrait inciter les villes à durcir la réglementation concernant la gestion des eaux usées des centres de données lors de leur construction et de leur mise en service.

Des entreprises comme Microsoft et Nvidia ont mis en avant les systèmes de refroidissement à liquides scellés comme une alternative quasi-sans-eau aux systèmes de refroidissement par évaporation plus gourmands en ressources. Cependant, l’expérience de Cheyenne prouve que même les systèmes “à circuit fermé” peuvent poser des défis en matière d’élimination pendant la phase de remplissage et de purge.

Pete Laybourn, conseiller municipal de Cheyenne, a qualifié cette découverte de “surprise très, très désagréable”.

FAQ

Quelles mesures de sécurité sont mises en place pour prévenir de futures contaminations ?

Les autorités envisagent de renforcer les réglementations sur la gestion des eaux usées des centres de données afin d’éviter tout incident similaire à l’avenir.

Quelle est la nature de la bactérie Cupriavidus gilardii ?

Cette bactérie est généralement présente dans les environnements aquatiques, mais elle n’est pas reconnue comme un contaminant dangereux selon les normes réglementaires.

Quel impact a eu cet incident sur les utilisateurs d’eau recyclée ?

Les utilisateurs d’eau recyclée, notamment dans les parcs et golfs, ont dû faire face à des restrictions temporaires, affectant l’arrosage et l’entretien des espaces verts.

Meta a-t-elle pris des mesures pour compenser les pertes causées par cette situation ?

Si des compensations spécifiques n’ont pas encore été annoncées, la société collabore avec les instances locales pour traiter le problème et éviter de futurs incidents.

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L’eau recyclée de Cheyenne est-elle désormais considérée comme sûre ?

Après des tests montrant qu’elle était à nouveau propre, le système a repris son fonctionnement, mais des surveillances régulières sont mises en place pour garantir sa qualité.