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Un tiers de la population mondiale confronté à une qualité de l’air ‘extrêmement mauvaise’ selon un rapport sur la chaleur et les incendies

Un tiers de la population mondiale confronté à une qualité de l'air 'extrêmement mauvaise' selon un rapport sur la chaleur et les incendies

Analyse de la qualité de l’air en Europe

Une récente analyse de l’Union européenne, publiée le 30 septembre, révèle qu’une combinaison de vague de chaleur et de fumées d’incendie a aggravé la qualité de l’air, exposant ainsi environ un tiers de la population mondiale à ce qui est qualifié d’“extrêmement mauvaise” qualité de l’air.

Synthèse des résultats

D’après le rapport du service de surveillance climatique Copernicus de l’Union européenne, il a été estimé qu’entre le 1er janvier et le 15 septembre, 34 % des habitants de la planète ont respiré un air qualifié d’“extrêmement mauvais”. En outre, 17 % ont été classés dans la catégorie “très pauvre”, tandis que seulement 5 % ont bénéficié de niveaux d’ozone considérés comme “bons”.

L’Asie a été particulièrement touchée, avec 53 % de sa population vivant dans des conditions d’air “extrêmement pauvres”, et 22 % dans une catégorie de qualité d’air “très pauvre”. Ces classifications sont basées sur les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui fixe à 100 microgrammes par mètre cube le seuil d’exposition à l’ozone sur une période de huit heures.

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Contexte et problèmes liés à la pollution

Les journées chaudes et ensoleillées contribuent à une réaction entre les polluants issus des véhicules, de l’industrie et des incendies de forêt, générant ainsi de l’ozone au niveau du sol. Ce composé devient un polluant majeur, exacerbant les conditions de santé. Des possibilités de dommages aux poumons, des difficultés respiratoires et des crises d’asthme sont parmi les effets néfastes que peut entraîner une mauvaise qualité de l’air.

L’analyse souligne que des événements extrêmes, tels que des vagues de chaleur et des feux de forêt, notamment en Europe et en Amérique du Nord, ont amplifié cette problématique, les fumées s’étendant bien au-delà des zones incendiées. La formation de l’ozone demeure particulièrement problématique, même si certains autres polluants ont connu une diminution, à cause des conditions climatiques favorables à sa formation. Il est également rapporté que des incendies majeurs en Indonésie, ainsi que le phénomène de l’El Niño qui a débuté en juin, pourraient accroître la fréquence des feux dans le sud-est asiatique.

Mesures et suivi des efforts

Le service Copernicus surveille la pollution et l’activité des incendies à l’aide de satellites et de modèles informatiques. Cela illustre pourquoi l’ozone reste un problème persistant alors que d’autres polluants de l’air ont diminué au cours des dernières décennies. Par ailleurs, il est essentiel de comprendre que l’air dangereux n’est pas seulement local ou visible. Une période prolongée de chaleur, combinée à des fumées ou à la pollution urbaine, peut détériorer la qualité de l’air, même loin d’un incendie, rendant les alertes sur la qualité de l’air d’autant plus importantes durant ces événements.

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Comme l’a exprimé Laurence Rouil, directeur de CAMS, dans le rapport Atmosphere Watch : “La pollution de l’air ne connaît pas de frontières. Elle peut parcourir des milliers de kilomètres, traverser des continents et des océans, affectant la qualité de l’air bien loin de sa source.”

En savoir plus

Voici quelques articles qui approfondissent les menaces liées à l’ozone et aux fumées, comme mentionné dans ce rapport :

  • À travers les États-Unis, des vagues de chaleur et des incendies de forêt compromettent les progrès réalisés en matière de qualité de l’air.
  • Aux États-Unis, l’ozone causé par les incendies de forêt est associé à des décès prématurés, loin des flammes.
  • En Chine, des chercheurs ont constaté que l’ozone en hiver peut augmenter même sans les chaleurs estivales.

FAQ

Quel est l’impact des vagues de chaleur sur la qualité de l’air ?

Les vagues de chaleur augmentent les concentrations d’ozone au sol, ce qui conduit à une détérioration de la qualité de l’air.

Que peut-on faire pour réduire l’exposition à la pollution de l’air ?

Éviter les activités de plein air lors des alertes à la pollution, utiliser des purificateurs d’air à l’intérieur, et suivre les recommandations des organismes de santé publique peuvent aider à limiter l’exposition.

Quels sont les signes d’une mauvaise qualité de l’air ?

Difficultés respiratoires, irritation des yeux, de la gorge ou du nez, ainsi que des exacerbations d’asthme ou d’autres problèmes respiratoires, peuvent indiquer une mauvaise qualité de l’air.

Comment les conditions climatiques influencent-elles la pollution ?

Les conditions météorologiques, comme la chaleur et l’humidité, peuvent favoriser la formation de l’ozone près du sol, exacerbant ainsi la pollution de l’air.

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Existe-t-il des technologies pour surveiller la qualité de l’air ?

Oui, les satellites et les modèles informatiques, comme ceux utilisés par le service Copernicus, permettent de suivre la pollution et d’évaluer l’impact des incendies sur la qualité de l’air.