Les autorités de santé publique ont consacré plusieurs mois à traiter un problème de maladie du légionnaire associé à une location saisonnière dans l’ouest de New York. Malgré la présence de faits qui établissaient un lien entre un bain à remous de cette propriété et deux cas de contamination, le propriétaire a continué d’accueillir des invités.
Cette situation met en lumière un risque souvent négligé par les estivants : la dangerosité des bains à remous privés dans les locations à court terme.
Que s’est-il passé ?
Selon un rapport du 11 juin publié par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC), des enquêteurs en santé publique de l’État de New York ont associé une propriété de location à deux épisodes de maladie du légionnaire survenus en 2024. Cette maladie, une forme sévère de pneumonie, est causée par des bactéries appelées Legionella.
L’enquête a mis en évidence que le bain à remous était probablement l’origine des infections. Les inspecteurs ont découvert que la température de l’eau variait entre 100 et 104 degrés Fahrenheit et que l’entretient des installations était insuffisant. Ce manque de désinfection aurait pu favoriser la reproduction des bactéries Legionella.
De plus, des analyses génétiques ont révélé que les bactéries retrouvées dans le bain correspondaient à celles d’un des patients, renforçant ainsi la théorie selon laquelle le bain à remous était responsable de ces infections.
Les experts en santé avaient recommandé la fermeture immédiate de cet équipement jusqu’à ce qu’il soit désinfecté. Cependant, le propriétaire n’a pas suivi ces recommandations, et le bain n’a été fermé qu’après avoir été déclaré comme une nuisance publique par les autorité.
Pourquoi est-ce important ?
Cet incident révèle un manque de surveillance qui va au-delà de cette seule propriété. Les bains à remous privés, utilisés dans les locations de vacances, échappent souvent aux contrôles rigoureux auxquels sont soumis les bains à remous commerciaux. La responsabilité de leur entretien repose généralement sur les propriétaires ou les contractuels, sans un contrôle direct soutenu.
Bien que ces équipements soient souvent présentés comme un atout appréciable pour les locataires, ils offrent également un cadre propice à la transmission de maladies. En effet, les bactéries Legionella prospèrent dans des eaux tièdes, et les jets d’air peuvent créer une brume que les personnes peuvent inhaler.
Le rapport du CDC souligne que près d’une personne sur sept atteinte de la maladie du légionnaire avait récemment séjourné dans un hôtel, une maison privée ou une location de vacances, et environ la moitié d’entre eux avait utilisé un bain à remous.
Le rapport conseille de poser des questions sur la dernière vérification de l’eau et le niveau de désinfectant avant de s’y immerger. Si l’eau apparaît trouble, mousseuse ou dégage une odeur étrange, il est préférable de ne pas l’utiliser. Une prudence supplémentaire est recommandée pour les personnes âgées, les fumeurs, et celles souffrant de maladies chroniques comme des troubles respiratoires, du diabète, des problèmes rénaux, ou ayant un système immunitaire affaibli.
FAQ
Qu’est-ce que la maladie du légionnaire ?
La maladie du légionnaire est une pneumonie causée par la bactérie Legionella, souvent contractée par inhalation d’eau contaminée.
Comment prévenir les infections dues à Legionella ?
Il est essentiel de s’assurer que les bains à remous et les systèmes d’eau sont correctement entretenus, avec une désinfection régulière et un contrôle des températures adéquates.
Quels symptômes sont associés à la maladie du légionnaire ?
Les symptômes comprennent une forte fièvre, des frissons, de la toux, des douleurs musculaires, et parfois des troubles gastro-intestinaux.
Qui est le plus à risque de développer des complications ?
Les personnes âgées, celles avec des maladies chroniques ou un système immunitaire affaibli sont particulièrement vulnérables à cette maladie.
Les hôtels et les locations saisonnières sont-ils tous inspectés pour des risques de Legionella ?
Non, les réglementations peuvent varier considérablement, et de nombreuses locations saisonnières échappent à des contrôles stricts, augmentant le risque de contaminants.
