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<p>Crédit photo : Bernhard Bock / Daniel Tröger</p>
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Une découverte surprenante
Une collection d’ambre qui appartenait jadis à Johann Wolfgang von Goethe révèle une histoire fascinante : des fossiles d’insectes conservés dans de la résine pendant des dizaines de millions d’années.
Cette collection, déposée au musée national Goethe et gérée par la Klassik Stiftung Weimar, compte 40 pièces. Des chercheurs ont découvert que deux d’entre elles contenaient des animaux fossilisés sont si petits qu’ils sont souvent invisibles à l’œil nu, selon Science Daily.
Les détails de l’étude
En analysant des morceaux d’ambre brut qui n’avaient jamais été polis, les scientifiques ont réussi à détecter et à reconstruire numériquement des animaux restés cachés jusqu’à présent.
Une équipe de l’Université de Jena a réalisé des examinations au Synchrotron Électronique de Hambourg, utilisant la tomographie micro-computée par synchrotron. Cette méthode a fourni des images 3D de haute résolution révélant trois insectes : un moucheron de champignon, une mouche noire et une fourmi archaïque. Parmi ces découvertes, la fourmi se distingue par son état de conservation exceptionnel.
Bernhard Bock, du Musée Phyletique de l’Université de Jena, a précisé : « Cette fourmi appartient à l’espèce éteinte †Ctenobethylus goepperti (Mayr, 1868), largement présente dans l’ambre. Grâce à sa conservation remarquable, nous avons pu la décrire avec plus de précision que jamais et en apprendre davantage sur cette espèce et ses relations. »
L’importance de cette recherche
Les scans ont révélé des détails impressionnants, comme des poils corporels sur la fourmi ouvrière et des structures squelettiques internes dans la tête et le thorax. Cette excellente préservation montre que les techniques d’imagerie modernes peuvent extraire de nouvelles informations scientifiques à partir de matériaux de musées, disponibles depuis des générations.
Les fossiles d’ambre permettent de conserver la vie ancienne avec une clarté exceptionnelle, ce qui les rend précieux pour la reconstitution des écosystèmes passés. Dans ce cas, les comparaisons entre la fourmi disparue et le genre moderne Liometopum, que l’on trouve en Amérique du Nord et dans les régions plus chaudes d’Europe, pourraient fournir des éléments pour mieux comprendre le mode de vie de cette espèce. Les chercheurs pensent que ces fourmis formaient probablement de grands nids dans les arbres, ce qui pourrait expliquer leur fréquence dans l’ambre.
Réactions et perspectives d’avenir
Les chercheurs estiment que le volet numérique de ce projet pourrait faire de cette découverte une ressource précieuse soulignant l’importance du partage des données au-delà des limites d’un seul musée. Daniel Tröger, de l’Université de Jena, a déclaré : « Nous avons entièrement traité le spécimen et, grâce aux nouvelles informations collectées, nous avons créé une reconstruction 3D mise à disposition en ligne. Ce modèle aide les collègues dans le monde entier à identifier et à comparer d’autres fossiles de cette espèce. »
Bock a également fait le lien avec Goethe, affirmant que ce dernier, considéré comme le fondateur de la morphologie, aurait été ravi de découvrir comment des méthodes totalement novatrices ont permis d’acquérir des connaissances précieuses dans ce domaine.
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FAQ
Quels types d’insectes ont été découverts ?
Les scans ont révélé un moucheron de champignon, une mouche noire et une fourmi de l’espèce éteinte Ctenobethylus goepperti.
Pourquoi l’ambre est-il si précieux pour la recherche scientifique ?
L’ambre permet de préserver les fossiles avec une clarté exceptionnelle, offrant ainsi l’opportunité de reconstituer des écosystèmes passés et d’étudier la biodiversité ancienne.
Comment les chercheurs ont-ils effectué les scans ?
Ils ont utilisé une technique appelée tomographie micro-computée par synchrotron, qui produit des images 3D de haute résolution.
Qu’est-ce que cela signifie pour l’avenir de la recherche sur les fossiles ?
Cette découverte et la numérisation des spécimens peuvent ouvrir la voie à des collaborations internationales et à une identification plus précise d’autres fossiles.
Quelles sont les pièces conservées dans le musée ?
La collection contient 40 morceaux d’ambre, dont certains cachent des fossiles d’insectes encore méconnus avant cette étude.
