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Les habitant d’Illinois exigent le retrait des caméras Flock alors que la ville lance son ‘portail de transparence’

Les habitant d'Illinois exigent le retrait des caméras Flock alors que la ville lance son 'portail de transparence'

Des habitants de Woodstock s’opposent aux caméras de surveillance

À Woodstock, dans l’Illinois, des citoyens demandent la suppression des caméras de surveillance mises en place par la société de sécurité et de technologie controversée, Flock Safety Group. Ce mouvement intervient suite à un vote du conseil municipal qui a approuvé un contrat de trois ans avec cette entreprise, permettant l’installation de six caméras sur la place de Woodstock, malgré une précédente tentative d’implantation ayant échoué en novembre dernier.

Contexte de la situation

Avant l’introduction des nouvelles caméras, la ville de Woodstock était déjà sous un contrat de cinq ans pour 13 lecteurs automatiques de plaques d’immatriculation (ALPR), présents à des emplacements stratégiques, y compris la place centrale. Toutefois, cette initiative a suscité des inquiétudes parmi les résidents, qui ont exprimé leur désaccord.

Don Francis, à la tête du collectif Stop Flock, est l’un des principaux porte-parole de cette opposition. Il a souligné que la préoccupation de son groupe ne concerne ni la police ni l’utilisation de caméras en général, mais plutôt la façon dont Flock collecte et gère les données personnelles. Selon lui, cette forme de surveillance de masse pourrait enfreindre le quatrième amendement, protégeant le droit à la vie privée.

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En réponse aux inquiétudes des citoyens, la municipalité a créé un portail de transparence qui indique que les données collectées par Flock sont conservées pendant 30 jours. Ces données montrent qu’au-delà de 232 000 plaques ont été enregistrées, dont plus de 1 600 figuraient sur une liste d’attente pour des enquêtes, avec 31 recherches effectuées par le département de police de Woodstock.

Les controverses autour de l’utilisation des caméras

Le portail révèle également que les informations collectées sont partagées avec d’autres services de police et municipalités dans tout l’Illinois. Le groupe Stop Flock a aussi mis en avant des cas où des policiers auraient mal utilisé le système, de même que des incidents où des erreurs d’identification ont conduit à l’arrestation de personnes innocentes.

Des inquiétudes similaires ont été exprimées lors des réunions du conseil municipal, certains citoyens arguant que la place de Woodstock devrait être un espace de commerce et de rencontre, et non un lieu surveillé, semblable à un “Grand Frère” omniprésent.

Réponses des autorités

Toutefois, les responsables de la ville défendent l’utilisation de ces caméras, les considérant comme des outils précieux pour les enquêtes criminelles et la sécurité publique. Ils précisent que les caméras présentes sur la place ne sont pas utilisées pour lire les plaques d’immatriculation, et que leur utilisation est régie par un ordre général du département de police qui traite des accès, de la conservation et de la responsabilisation des données.

D’après les autorités, les images et données enregistrées par ces systèmes sont automatiquement et définitivement effacées après 30 jours, sauf si elles sont nécessaires comme preuves ou requises par la loi.

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FAQ

Quelles sont les implications du contrat avec Flock Safety Group ?

Le contrat permet de renforcer les mesures de sécurité publique, mais il suscite une opposition due aux craintes concernant la portée de la surveillance et la protection des données personnelles.

Les caméras sont-elles réellement automatisées ?

Oui, ces caméras fonctionnent de manière automatisée pour capturer les plaques d’immatriculation et aider les forces de l’ordre dans les investigations.

Comment la ville justifie-t-elle le partage de données avec d’autres départements ?

La ville argue que le partage d’informations est nécessaire pour coordonner les efforts de sécurité et d’enquête entre différentes juridictions.

Y a-t-il eu des cas documentés d’abus dans l’utilisation des caméras ?

Oui, des exemples de mauvaise utilisation du système ont été rapportés, entraînant des recherches non pertinentes par certaines autorités.

Quelle est la durée de conservation des données collectées ?

Les données sont conservées pendant 30 jours, après quoi elles sont automatiquement supprimées, sauf si elles sont requises comme éléments de preuve par des procédures judiciaires.