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Les impacts croissants des incendies de forêt sur la qualité de l’air
À la mi-juillet, des fumeurs provenant des incendies de forêt en Ontario ont teinté le ciel de certaines régions du Midwest et de la Côte Est d’une teinte jaune assombrie. Malheureusement, des chercheurs anticipent que ce type d’événement deviendra de plus en plus fréquent dans les années à venir.
Le 16 juillet, la ville de Grand Rapids, dans le Michigan, a atteint un indice de qualité de l’air (AQI) de 616, dépassant de loin son précédent record de 350. Un indice au-dessus de 301 est classé comme dangereux, et ce chiffre alarmant a mis en évidence la sévérité de ces épisodes de fumée. Les experts s’accordent à dire que ces événements devraient se multiplier, durer plus longtemps et comporter des risques sanitaires accrus.
Ce qu’il faut savoir
Les dernières recherches, telles qu’un article publié par Live Science, montrent que la fumée des incendies de forêt devient rapidement l’une des menaces pour la santé environnementale les plus graves aux États-Unis. Une étude de 2025 a estimé que l’exposition à la fumée lors de la saison de feux de forêt record au Canada en 2023 pourrait avoir raccourci l’espérance de vie de 87 000 personnes à travers le globe.
Marshall Burke, professeur à l’Université de Stanford et co-auteur de cette étude, a souligné que ce phénomène évolue à une rapidité étonnante. Ses mots : “La fumée des incendies de forêt représente la menace environnementale [pour la santé] qui croît le plus vite aux États-Unis. Cela change tellement rapidement.”
Les effets nocifs ne se limitent pas aux jours où la qualité de l’air semble particulièrement mauvaise : la pollution par la fumée peut déclencher des crises d’asthme, aggraver les maladies pulmonaires chroniques et cardiaques, ainsi qu’augmenter le risque de crises cardiaques, d’AVC et d’accouchements prématurés.
Contexte supplémentaire
Les scientifiques expliquent que la menace s’aggrave à cause de conditions plus chaudes et plus sèches, rendant la végétation plus susceptible de prendre feu. Mary M. Johnson, une chercheuse principale en santé environnementale à la Harvard T.H. Chan School of Public Health, a affirmé que les incendies de forêt devraient “augmenter en taille, en intensité et en fréquence”.
La sécheresse retarde la saison des feux dans certaines régions de l’Ouest et du Sud-Ouest des États-Unis, tandis qu’une étude de février 2026 publiée dans Geophysical Research Letters a constaté qu’Alaska et le Canada connaissaient un début de saison plus précoce, en raison de la fonte précoce des neiges et de l’assèchement de la végétation printanière. Hongliang Zhang, chercheur en qualité de l’air à l’Université Fudan en Chine, a expliqué que le problème principal est simple : “Il s’agit de la sécheresse.”
Il est important de noter que la distance par rapport aux incendies ne réduit pas le danger. Les particules fines connues sous le nom de PM2.5 peuvent parcourir des milliers de kilomètres, exposant les personnes éloignées des incendies à une pollution qui peut s’infiltrer profondément dans les poumons, voire dans la circulation sanguine.
Quelles solutions existent ?
Les spécialistes indiquent qu’il n’existe pas de solution simple, car le réchauffement climatique déjà présent dans l’atmosphère continuera d’influencer les conditions d’incendie pendant plusieurs années. Cependant, des mesures telles que les brûlages contrôlés et la réduction des charges de combustibles peuvent aider à limiter les incendies de forêt massifs et lourds en fumée qui causent le plus de dégâts.
L’équipe de recherche de Burke a constaté que les brûlages contrôlés engendrent moins de pollution comparativement aux incendies non contrôlés et laissent également moins de combustible pour de futurs incendies. Cela signifie que la gestion des forêts peut également servir d’outil pour la santé publique.
Ce qui était autrefois perçu comme un désagrément saisonnier touchant un nombre limité d’États de l’Ouest devient de plus en plus une véritable menace pour la santé de millions de personnes en Amérique du Nord. Johnson a résumé la situation en ces termes : “Il n’existe vraiment aucun endroit dans le monde où l’on puisse dire, ‘Je ne vais pas être exposé à de la fumée.'”
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FAQ
Quelles sont les causes des incendies de forêt?
Les incendies de forêt sont souvent causés par des conditions climatiques extrêmes, comme la sécheresse et les vagues de chaleur, en plus de l’activité humaine comme les feux de camp mal éteints, les mégots de cigarettes et les équipements défectueux.
Comment limiter l’exposition à la fumée des incendies?
Il est conseillé de rester à l’intérieur pendant les périodes de forte pollution de l’air, d’utiliser des purificateurs d’air, de porter des masques de protection et de suivre les avis des autorités locales concernant la qualité de l’air.
Quelles sont les conséquences à long terme de la pollution par la fumée?
L’exposition prolongée à la fumée des incendies peut entraîner des maladies respiratoires, des problèmes cardiovasculaires, ainsi que des effets néfastes sur le développement des enfants et la santé mentale.
Les efforts de lutte contre les incendies sont-ils suffisants?
Bien que de nombreux pays mettent en place des mesures pour combattre les incendies de forêt, les chercheurs affirment que le changement climatique et la croissance urbaine rendent ces efforts de plus en plus difficiles à gérer.
Quelles innovations sont en cours pour améliorer la gestion des forêts?
Des projets de recherche sont en cours pour développer des techniques de gestion durable, y compris l’utilisation de drones pour surveiller et évaluer l’état des forêts, ainsi que des méthodes de reforestation qui favorisent la résilience des écosystèmes.
