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Augmentation persistante du torchage de gaz : un pas en arrière

Augmentation persistante du torchage de gaz : un pas en arrière

Le rapport de la Banque Mondiale souligne une réalité préoccupante : de nombreux producteurs pétroliers continuent de brûler les gaz qui émergent lors de l’extraction du pétrole au lieu de les capter. Cette pratique aggrave une situation déjà critique, entraînant une perte de carburant, une augmentation de la pollution climatique et dégradant la qualité de l’air pour les communautés avoisinantes.

Augmentation mondiale du brûlage de gaz

Le flaring, ou brûlage de gaz, a connu une augmentation mondiale pour la troisième année consécutive, ce qui indique que beaucoup d’entreprises pétrolières préfèrent toujours incinérer le gaz au lieu de l’exploiter. Il s’agit d’un problème majeur qui a des implications pour l’environnement et pour la santé de millions de personnes.

Que se passe-t-il exactement ?

Le flaring se produit lorsqu’un producteur pétrolier brûle le gaz libéré durant l’extraction du pétrole. Ces flammes énormes, visibles au-dessus des champs pétroliers, peuvent perdurer pendant des années, libérant un mélange de polluants carbonés et de contaminants dangereux dans l’air.

D’après un rapport de la Banque Mondiale, environ 167 milliards de mètres cubes de gaz ont été incinérés à travers le monde l’année dernière, chiffre qui correspond presque à la consommation totale de gaz naturel en Afrique et représente une augmentation de 16 % par rapport à 2012. Ce phénomène a persisté malgré les engagements de l’industrie de réduire le flaring.

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Les données indiquent que la majorité du gaz brûlé provient de neuf pays, notamment la Russie, l’Iran, l’Irak, le Venezuela, le Mexique, la Libye, l’Algérie, le Nigeria et les États-Unis. Cependant, malgré une légère réduction du flaring aux États-Unis grâce à un nouvel oléoduc, des augmentations plus marquées dans des pays comme la Russie et le Mexique ont éclipsé ces progrès.

Pourquoi est-ce crucial ?

Les effets néfastes du flaring ne se limitent pas à l’environnement. En plus des émissions de dioxyde de soufre et d’oxydes d’azote, des substances nocives pour la santé respiratoire, le flaring génère également des suies. Des études ont établi un lien entre le flaring et divers maladies respiratoires, ainsi que des impacts préoccupants sur la santé des jeunes enfants et des nouveau-nés.

De manière plus générale, le système des énergies fossiles a des répercussions sur des populations bien au-delà des zones de forage. Les centrales au charbon et au gaz naturel sont responsables de la pollution de l’air et de l’eau, contribuant ainsi à des maladies comme l’asthme, les maladies cardiaques, certaines formes de cancer et des décès prématurés. De surcroît, le maintien d’un modèle de dépendance envers des marchés de combustibles volatils freine l’accès à des sources d’énergie renouvelables de plus en plus disponibles, telles que l’énergie éolienne et solaire.

Le rapport de la Banque Mondiale estime que le flaring supplémentaire entre 2024 et 2025 produira une pollution carbone équivalente à celle de 5 millions de voitures fonctionnant à l’essence. Bien que des solutions comme la collecte ou la réinjection des gaz dans le sous-sol existent, le manque d’investissements et de réglementation retarde leur mise en œuvre.

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Opinions et témoignages

Le directeur de la Health of Mother Earth Foundation, Nnimmo Bassey, a déclaré que les communautés nigérianes subissent directement les impacts d’un flaring accru. Il a décrit ces flammes comme de « gigantesques fours » générant une chaleur et un bruit terrifiants, créant une situation extrêmement difficile pour les habitants.

De son côté, Jill Johnston, professeure à l’UC Irvine spécialisée en santé environnementale, a averti que l’augmentation du flaring est probablement synonyme d’un risque accru pour la santé. Elle a déclaré : « Plus il y a de flaring, plus les risques pour la santé augmentent. Ce n’est pas une bonne nouvelle. » La Banque Mondiale a également affirmé que le temps pour des progrès incrementaux est révolu.

FAQ

Qu’est-ce que le flaring ?

Le flaring est le processus par lequel les producteurs pétroliers brûlent le gaz naturel qui est extrait avec le pétrole brut, plutôt que de le capter pour un usage futur.

Quelles sont les alternatives au flaring ?

Des alternatives incluent la capture du gaz pour le vendre ou la réinjection de celui-ci dans le sol, réduisant ainsi les émissions de dioxyde de carbone.

Quel est l’impact du flaring sur la santé publique ?

Le flaring libère des polluants nocifs qui peuvent entraîner des maladies respiratoires, des problèmes cardiaques et des complications pour les femmes et les enfants.

Pourquoi certaines entreprises continuent-elles de flarer ?

Malgré les solutions disponibles, des facteurs économiques et un manque de réglementation incitent encore certaines entreprises à brûler le gaz plutôt qu’à investir dans des solutions plus durables.

Comment cela affecte-t-il le changement climatique ?

Le flaring contribue à l’émission de gaz à effet de serre qui amplifient le changement climatique, aggravant ses conséquences sur les écosystèmes et les sociétés humaines.

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