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Une nouvelle étude révèle que des poissons ‘font du stop’ dans les orifices des raies manta.

Une nouvelle étude révèle que des poissons 'font du stop' dans les orifices des raies manta.

Les petites poissons qui se fixent aux requins, aux baleines et aux raies pour profiter d’un transport gratuit ont longtemps été considérés comme les passagers clandestins inoffensifs des océans. Cependant, des recherches récentes suggèrent que ces **remoras** pourraient avoir un comportement bien plus complexe que celui de simples profiteurs, notamment en s’introduisant dans les **cloaques** des raies manta, autrement dit leurs orifices anaux.

Que se passe-t-il ?

Des chercheurs, dirigés par **Emily A. Yeager**, étudiante en doctorat au programme de recherche et de conservation des requins de l’Université de Miami, ont documenté sept cas de ce que les scientifiques appellent le **”comportement de plongée cloacale”** chez les raies manta. Cet article publié par **Forbes**, qui a attiré l’attention sur ce terme peu conventionnel, met en avant une observation dans plusieurs types de raies manta, y compris les raies manta de récif, les raies manta géantes océaniques et les raies manta atlantiques.

Leur étude a également révélé que les remoras se fixaient sous les fentes branchiales des raies manta, avec des blessures indiquant qu’ils pourraient avoir pénétré dans les branchies de rayons adultes et juvéniles. Ces découvertes pourraient modifier la compréhension des relations entre ces animaux dans l’écosystème marin.

Les remoras sont reconnaissables grâce à leur **disque de succion** situé sur leur tête, une adaptation issue d’une nageoire dorsale qui leur permet de s’accrocher à des animaux plus grands. Traditionnellement, on considérait leur relation avec leurs hôtes comme symbiotique, car les remoras profitent du transport, de la protection et de la nourriture tout en aidant parfois à éliminer les parasites des hôtes.

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Cependant, ces nouvelles observations soulignent que cette relation pourrait ne pas être aussi inoffensive qu’on le pensait initialement.

Pourquoi est-ce important ?

Les raies manta sont déjà des espèces vulnérables, confrontées à de nombreuses menaces comme la pêche, les collisions avec des embarcations, la dégradation de leur habitat et le réchauffement des océans. Si les remoras causent également des **stress physiques**, des blessures ou des besoins énergétiques supplémentaires, cela pourrait être un fardeau supplémentaire et souvent invisible.

Selon Forbes, il y a des inquiétudes que les remoras ajoutent une **résistance** inutile lors de la nage, ce qui rend les déplacements des raies moins efficaces. De plus, des remoras plus gros, ou plusieurs remoras se fixant en même temps, peuvent causer des **dommages cutanés** là où ils s’accrochent. Si ces poissons pénètrent dans des ouvertures sensibles telles que les cloaques et les fentes branchiales, le coût pour l’hôte pourrait être bien plus considérable que ce qu’on avait initialement pensé.

Bien que cela ne signifie pas que chaque interaction entre un remora et une raie manta soit nocive, il est probable que cette relation s’étende sur un **spectre**. Dans certains cas, les remoras pourraient contribuer en éliminant des parasites ou des tissus morts. Dans d’autres, l’issue pourrait dépendre de la taille du remora, de l’espèce impliquée ou de l’état général de l’hôte, ce qui pourrait pencher vers une dynamique plus parasitaire.

Comprendre la diversité des pressions pesant sur les raies manta est crucial pour avoir une idée claire de ce dont ces animaux ont besoin pour survivre.

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Que fait-on ?

Les conclusions de l’étude de Yeager encouragent les chercheurs à revoir le cliché tenace des remoras comme de simples passagers à bord, et à explorer les nuances de ces interactions, afin de déterminer quand elles aident, nuisent ou même oscillent entre les deux.

Ce type de recherche pourrait améliorer la manière dont les scientifiques marins évaluent la santé des raies manta dans leur habitat naturel, tout en permettant d’expliquer certaines blessures ou des pertes d’énergie.

La nature est rarement catégorique, et cette étude nous rappelle que même les **”partenariats”** d’animaux réputés peuvent être plus complexes qu’ils n’y paraissent. Ces petits passagers aquatiques ne se contentent peut-être pas de profiter d’un trajet tranquille.

FAQ

Quelles sont les principales menaces pesant sur les raies manta ?
Les raies manta font face à plusieurs défis tels que la surexploitation de la pêche, les collisions avec des bateaux, la destruction de leur habitat et l’impact du changement climatique.

Comment les remoras se fixent-ils sur les raies manta ?
Les remoras possèdent un disque de succion développé à partir de leur nageoire dorsale, leur permettant de se fixer solidement à divers hôtes marins.

Les remoras peuvent-ils être bénéfiques pour les raies manta ?
Dans certains cas, les remoras peuvent aider à nettoyer les parasites ou les tissus morts des raies manta, mais leur impact peut varier en fonction de nombreux facteurs.

Prévoit-on des recherches futures sur ce sujet ?
Oui, les scientifiques prévoient d’approfondir leurs études sur le comportement des remoras et leur interaction avec les raies manta pour mieux comprendre leur dynamique.

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Que pourrait entraîner une compréhension accrue des relations entre les remoras et les raies manta ?
Une meilleure compréhension pourrait conduire à des efforts de conservation plus ciblés, garantissant que les besoins des raies manta soient pris en compte dans les stratégies de protection.