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Une étude du dépotoir du New Jersey révèle que le méthane pourrait dépasser de cinq fois les estimations de l’EPA.

Une étude du dépotoir du New Jersey révèle que le méthane pourrait dépasser de cinq fois les estimations de l'EPA.

Pollution provenant des décharges : une étude révèle des chiffres alarmants

Une étude menée par des chercheurs du Lamont-Doherty Earth Observatory de l’École du climat de Columbia révèle des éléments inquiétants concernant les émissions de méthane des décharges. Des données provenant d’une décharge du New Jersey suggèrent que les émissions de méthane pourraient être jusqu’à cinq fois plus élevées que ce qui avait été estimé par l’Agence pour la protection de l’environnement des États-Unis (EPA).

Ce qu’il faut savoir

Un groupe de chercheurs a conduit une surveillance des émissions de méthane d’une décharge proche d’East Brunswick, New Jersey, pendant une période de 30 mois. Utilisant des technologies modernes, tels que des tours de mesure continues, ainsi que des mesures au sol et des observations aériennes, cette étude, dirigée par Andrew Hallward-Driemeier, candidat au doctorat en sciences de la terre et de l’environnement, a révélé que les estimations courantes du méthane émis sont gravement sous-estimées.

Les résultats suggèrent que les méthodologies de mesure habituelles, souvent limitées à des enquêtes saisonnières, peuvent rater d’importantes fluctuations dans les émissions de méthane. D’après cette étude, les émissions enregistrées en 2023 pourraient avoir été cinq fois supérieures aux estimations basées sur les données de l’EPA.

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Hallward-Driemeier a souligné dans un communiqué que l’ensemble des données converge vers une seule conclusion : les chiffres fournis par l’EPA sont clairement trop bas.

Contexte additionnel

L’approche adoptée par l’EPA pour évaluer la pollution repose initialement sur la quantité de déchets accumulés dans les décharges, suivie d’un ajustement basé sur les niveaux de capture des gaz. Cependant, les chercheurs estiment qu’il est insuffisant de se fier uniquement à ces données de capture pour extrapoler les niveaux de pollution d’une décharge. Des facteurs tels que la couverture nuageuse et la vapeur d’eau peuvent altérer les images satellitaires et aériennes, tandis que les échantillons au niveau du sol risquent de ne pas capturer certains « points chauds » de méthane qui peuvent se trouver à des endroits variés de la décharge.

De plus, Hallward-Driemeier a noté que les pics de pollution semblent se produire en début d’hiver, bien que les survols aériens aient habituellement lieu pendant l’été. Cela pourrait être dû à la dormance des microbes du sol, qui consomment le méthane, lorsque les températures sont plus basses.

Quelles mesures sont prises ?

Les chercheurs ont combiné des données collectées en continu avec des observations aériennes pour comparer les méthodes d’évaluation et observer comment les émissions changent avec les saisons et les conditions météorologiques. En appliquant cette approche à d’autres décharges, il pourrait être possible de déterminer si le site du New Jersey est une anomalie ou si des tendances similaires apparaissent à plus grande échelle. Si d’autres décharges présentent des schémas similaires, les régulateurs et les opérateurs de décharges pourraient avoir besoin de réévaluer leurs méthodes de mesure du méthane. Une meilleure suivi des émissions pourrait également aider à identifier les installations avec des niveaux de pollution anormalement élevés et à orienter les politiques visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre.

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Les scientifiques affirment que la prochaine étape cruciale est de tester leur méthode dans d’autres sites de décharges pour valider leurs résultats. Róisín Commane, professeur associé à l’Observatoire Lamont-Doherty, a exprimé la nécessité d’être prudent quant à l’amplitude de ces résultats tant qu’ils n’ont pas été répliqués à d’autres sites.

FAQ

Pourquoi les émissions de méthane des décharges sont-elles sous-estimées ?

Les méthodologies actuelles reposent sur des ajustements basés sur des données de capture de gaz, laissant de côté les variations importantes causées par des facteurs environnementaux.

Comment les nouveaux résultats influenceront-ils la réglementation des décharges ?

Si d’autres décharges affichent des résultats similaires, les régulations sur les émissions de méthane devront être révisées pour inclure des méthodes de mesure plus précises.

Quelles technologies ont été utilisées dans l’étude ?

Les chercheurs ont utilisé des tours de mesure continues, des systèmes de collecte de données au sol, ainsi que des observations aériennes pour obtenir une image complète des émissions.

Quel est l’impact du méthane sur l’environnement ?

Le méthane est un puissant gaz à effet de serre, bien plus efficace que le dioxyde de carbone pour piéger la chaleur dans l’atmosphère, ce qui contribue au changement climatique.

Quelles sont les prochaines étapes de la recherche ?

La prochaine étape consiste à appliquer la méthode développée dans d’autres décharges pour confirmer ou infirmer l’universalité des résultats observés dans l’étude du New Jersey.