Une saison des tiques préoccupante à Philadelphie
Cette année, les typiques tiques risquent de causer des soucis dans la région de Philadelphie, et cela pourrait avoir commencé depuis l’hiver dernier. Selon des experts, une couverture neigeuse prolongée a pu permettre à un plus grand nombre de tiques de survivre jusqu’à l’arrivée des mois plus chauds.
Cette situation pourrait engendrer un nombre accru de piqûres ainsi que des maladies transmises par les tiques pour ceux qui passent du temps dans les jardins, les parcs, sur les sentiers ou dans d’autres zones herbeuses et boisées cet été.
Quelles sont les implications ?
Des spécialistes affirment que la neige persistante dans la région a pu jouer en faveur des tiques. Avec environ 76 centimètres de neige sur le sol pendant plusieurs semaines, les observations indiquent que cette neige pourrait agir comme un isolant, permettant aux tiques de survivre à des périodes de froid prolongées.
Erika Machtinger, professeure associée en entomologie à l’Université d’État de Pennsylvanie, a déclaré que « la neige agit comme un isolant, les protégeant des rigueurs hivernales ».
Les chiffres du Lyme en Pennsylvanie montrent une augmentation inquiétante : en 2021, près de 2 900 cas ont été signalés, tandis qu’en 2022, ce chiffre a grimpé à 18 747. Cette année, environ 4 240 cas ont déjà été enregistrés. Cette tendance ne se limite pas à la Pennsylvanie, car des visites aux urgences pour piqûres de tiques ont également augmenté dans de nombreuses régions des États-Unis, atteignant des niveaux jamais vus depuis 2017.
Toutefois, Machtinger souligne qu’il est difficile de confirmer si les populations de tiques augmentent réellement cette année. Leur chiffre peut varier considérablement d’une région à une autre, et l’augmentation de l’activité en plein air ou de la sensibilisation du public pourrait également jouer un rôle dans l’augmentation des rapports et des visites à l’hôpital.
Pourquoi est-ce préoccupant ?
Le risque d’exposition aux tiques est présent dans les jardins, les espaces verts et même dans des zones suburbaines où les cerfs sont fréquents. L’augmentation d’événements climatiques extrêmes, avec des neiges isolantes à certains endroits et des hivers plus doux à d’autres, pourrait encourager la prolifération de ces vecteurs de maladies.
La maladie de Lyme est la plus connue, mais le syndrome alpha-gal, une allergie causée par les piqûres de tiques, attire également l’attention. Ce syndrome, lié à la consommation de viande rouge et d’autres produits d’origine animale, peut provoquer des réactions allant de légères à potentiellement mortelles. La Pennsylvanie a d’ailleurs lancé une initiative pour surveiller ce syndrome, ayant déjà enregistré environ 600 cas auto-déclarés au cours des deux dernières années.
Les animaux ne sont pas épargnés non plus. Les chiens et les chevaux peuvent développer la maladie de Lyme ou l’anaplasmose, tandis que les tiques asiatiques à longues cornes peuvent transmettre la Theileria orientalis, un parasite dangereux pour le bétail.
Machtinger a également indiqué que les cerfs pourraient être un facteur majeur de l’augmentation des rencontres avec les tiques, avec l’urbanisation qui force ces animaux à s’approcher des zones habitées, créant ainsi des interactions plus fréquentes entre les humains, les animaux de compagnie et l’écosystème des tiques.
Comment se protéger ?
Si vous allez dans des zones à forte végétation, il est conseillé de porter des pantalons longs et des chaussures fermées, et de vérifier la présence de tiques après votre sortie. Utiliser des répulsifs approuvés et traiter vos vêtements avec du perméthrine peut aussi réduire le risque de piqûres.
À la maison, tondre l’herbe haute et dégager les débris comme les feuilles et les broussailles peut rendre votre jardin moins accueillant pour les tiques. Pour les propriétaires d’animaux, il est essentiel de vérifier régulièrement vos compagnons après qu’ils aient passé du temps à l’extérieur et d’enlever rapidement toute tique détectée.
L’accroissement des visites aux urgences ne signifie pas nécessairement que les populations de tiques sont en forte augmentation partout. Machtinger précise que la géographie locale est déterminante, et les conditions peuvent varier de manière significative d’un comté à l’autre.
Bien que la hausse des cas soit préoccupante, prendre des mesures préventives judicieuses et chercher de l’aide en cas de besoin peut contribuer à éviter les maladies graves liées aux tiques.
FAQ
Quelles sont les précautions à prendre lors d’activités en plein air ?
Vêtements longs, répulsifs et inspections après une sortie sont des mesures clés pour éviter les piqûres.
Comment reconnaître une piqûre de tique ?
Une piqûre peut apparaître comme une petite rougeur, parfois accompagnée d’une sensation de démangeaison.
Y a-t-il des traitements disponibles pour les maladies liées aux tiques ?
Oui, des antibiotiques sont souvent utilisés pour traiter des infections comme la maladie de Lyme si elles sont détectées rapidement.
Les tiques sont-elles présentes toute l’année ?
Les tiques peuvent être actives à différents moments de l’année, mais leur activité augmente généralement durant les mois plus chauds.
Que faire en cas de piqûre de tique ?
Il est important d’enlever la tique rapidement à l’aide de pinces, de désinfecter la zone et de surveiller les signes d’infection.
