Les chercheurs surveillent une épidémie préoccupante de cancer contagieux, connu sous le nom de néoplasie transmissible des bivalves, qui touche les coques molles dans le puget Sound de Washington. Cette maladie a été identifiée pour la première fois chez des coques en 2022, à Triangle Cove et près de Stanwood. En 2024, une étude a révélé qu’au-delà de 75 % des coques examinées à deux sites étaient infectées. Cette situation est inquiétante pour les scientifiques, car ces mollusques jouent un rôle essentiel dans la durabilité des habitats côtiers et des communautés.
Détails de l’Outbreak
Les travaux qui rapportent ces résultats ont été publiés dans la revue PNAS et mis en avant par Eco Magazine. Ce cancer est unique, car il se propage d’un animal à l’autre par le biais de l’eau de mer. Les analyses génétiques indiquent que la souche présente dans le Puget Sound provient probablement de populations de la côte atlantique, ce qui suggère une arrivée relativement récente dans le Nord-Ouest du Pacifique. Cela représente l’un des plus importants cas documentés de ce type de cancer dans la région.
Pour évaluer l’étendue de la maladie, une équipe a mené des tests d’ADN environnemental sur des échantillons d’eau prélevés dans 51 lieux autour du Puget Sound. Ils ont trouvé des traces d’ADN lié au cancer dans les sites infectés ainsi que dans certaines eaux environnantes, bien que l’infection ne se soit pas répandue sur toute la zone.
Importance de la Situation
Une maladie se propageant rapidement parmi les populations de coques peut avoir des répercussions significatives au-delà des mollusques. Ces animaux sont cruciaux pour la filtration de l’eau, la recyclage des nutriments, et le soutien des réseaux alimentaires marins ainsi que des moyens de subsistance côtiers. Une telle épidémie exerce une pression accrue sur un écosystème déjà fragile.
L’état de santé du puget Sound a des implications directes sur la biodiversité, les activités récréatives et les ressources de coquillages dont de nombreux habitants de Washington dépendent. Si des maladies contagieuses deviennent plus courantes entre les différentes régions, il pourrait devenir encore plus difficile de protéger la vie marine et de restaurer les habitats côtiers.
Cette épidémie pourrait également offrir aux scientifiques l’opportunité d’étudier pourquoi certains animaux semblent moins vulnérables à ces infections. Les coques molles du Puget Sound comprennent des hybrides de Mya arenaria et Mya japonica, et des premières preuves suggèrent que l’espèce japonaise pourrait être moins sensible à l’infection, ce qui pourrait fournir des indices sur la façon dont les populations sauvages s’adaptent aux nouvelles menaces sanitaires.
Réactions des Experts
Michael Metzger, Ph.D., auteur principal et chercheur associé à l’Institut de recherche du Nord-Ouest du Pacifique, a exprimé son étonnement face à la rapidité avec laquelle ce cancer transmissible s’est étendu parmi les coques dans le Nord-Ouest Pacifique. Il a souligné que l’ampleur de l’épidémie en fait un système crucial pour comprendre l’émergence et la propagation de ces cancers rares dans les populations sauvages.
Metzger a également fait remarquer que cette nouvelle méthode de surveillance permet aux chercheurs de suivre les infections dans les écosystèmes marins et pourrait aider à identifier les foyers émergents avant qu’ils ne se propagent davantage.
FAQ
Quel est le rôle des coques molles dans l’écosystème marin ?
Les coques molles filtrent l’eau, recyclent les nutriments et soutiennent les chaînes alimentaires marines, ce qui est essentiel pour la santé globale des écosystèmes côtiers.
Quelles sont les implications économiques de l’épidémie ?
Les coques molles constituent une ressource importante pour de nombreux pêcheurs et entreprises côtières. Une épidémie pourrait nuire à ces activités économiques.
La maladie affecte-t-elle d’autres espèces marines ?
Jusqu’à présent, le cancer transmissible a été identifié principalement chez les coques molles, mais des recherches plus approfondies seront nécessaires pour déterminer son potentiel d’impact sur d’autres espèces.
Que peut-on faire pour prévenir la propagation ?
Des mesures de surveillance et de recherche sont essentielles pour identifier les signes de la maladie et minimiser les risques de propagation à d’autres populations marines.
Y a-t-il des traitements pour les coques infectées ?
Actuellement, il n’existe pas de traitements spécifiques pour ce type de cancer chez les coques molles. La prévention et la surveillance restent les meilleures approches pour gérer l’épidémie.
