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California State University prolonge un contrat de 13 millions de dollars avec ChatGPT malgré le scepticisme des étudiants et du corps enseignant sur l’impact de l’IA en éducation.

California State University prolonge un contrat de 13 millions de dollars avec ChatGPT malgré le scepticisme des étudiants et du corps enseignant sur l'impact de l'IA en éducation.

Une adoption controversée de l’IA à l’Université d’État de Californie

L’Université d’État de Californie (CSU) poursuit l’utilisation de ChatGPT, malgré le scepticisme manifeste de ses étudiants et de son corps professoral. Beaucoup ne voient pas l’intérêt de cet outil dans le domaine éducatif et doutent de sa capacité à améliorer l’apprentissage.

Un nouvel accord malgré les doutes

D’après un rapport de Futurism, CSU a récemment renouvelé son contrat avec OpenAI, atteignant un montant de 13 millions de dollars par an. Cette décision s’effectue en dépit d’une enquête menée sur le campus qui révèle que plusieurs étudiants et enseignants demeurent réservés quant à la valeur de l’intelligence artificielle (IA) en classe.

Plus de 500 000 étudiants et membres du personnel des campus de CSU ont bénéficié de l’accès à ChatGPT Edu grâce à un précédent accord de 17 millions de dollars signé l’année dernière. Cette initiative a propulsé CSU parmi les premiers établissements d’enseignement supérieur à adopter l’IA générative.

L’utilisation par les étudiants est une réalité : 84 % des participants à un sondage ont testé ChatGPT, tandis que près de 50 % l’utilisent régulièrement. Cependant, une enquête plus vaste impliquant plus de 94 000 répondants a mis en lumière des appréhensions persistantes concernant les avantages éducatifs de cette technologie. Environ 65 % des étudiants et 59 % des enseignants estiment que l’IA n’a pas amélioré l’éducation dans son ensemble.

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Des préoccupations sur l’impact de l’IA

Des documents internes de planification ont même qualifié le partenariat avec OpenAI de “grande opportunité de branding,” suscitant des interrogations sur l’importance de la visibilité médiatique par rapport aux résultats académiques. Cette discussion a pris de l’ampleur, notamment parce que de nombreux étudiants continuent d’exprimer de sérieuses inquiétudes concernant des questions telles que le biais, la perte d’emploi, la créativité, la tricherie, et les effets néfastes sur l’environnement liés à l’utilisation de l’IA.

Quelles conséquences pour l’avenir éducatif ?

La décision de CSU pourrait influencer la manière dont d’autres établissements envisagent l’adoption de l’IA. Malgré une utilisation répandue de la technologie, de nombreux étudiants se sentent mal à l’aise à l’idée de remettre des travaux écrits par l’IA comme s’ils leur appartenaient. Plus de 50 % des enseignants affirment que l’IA nuit à leur enseignement, et environ 40 % des instructeurs recommandent de restreindre ou d’interdire son utilisation en classe.

Des préoccupations plus larges émergent également quant aux effets d’une utilisation intensive de l’IA sur l’apprentissage. Bien que les chercheurs poursuivent leurs études, des résultats préliminaires suggèrent un lien entre l’utilisation de l’IA et une diminution des compétences en pensée critique, des problèmes de mémoire, ainsi qu’une activité cérébrale réduite lors des tâches cognitives.

Le renouvellement de ce contrat est d’autant plus controversé, car CSU se trouve sous pression budgétaire, avec des coupes envisagées pouvant atteindre 144 millions de dollars. De surcroît, l’IA est intimement liée aux réseaux énergétiques. Bien que cette technologie puisse accroître l’efficacité, prédire la demande en électricité et optimiser les systèmes d’énergie propre, les centres de données qui soutiennent ces outils consomment d’énormes quantités d’électricité et d’eau. Cela peut entraîner des tensions sur les réseaux locaux, augmenter les émissions lorsque des sources d’énergie plus polluantes prennent le relais, et potentiellement faire grimper les coûts des services publics. Les critiques notent aussi les risques de mauvaise utilisation, de problèmes de sécurité, de biais, et de conséquences sociales plus larges si les institutions adoptent ces technologies plus rapidement qu’elles ne peuvent comprendre leurs effets.

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Retour des acteurs concernés

Jennifer Trainor, professeure d’anglais à CSU, a signalé que de nombreux étudiants sont éthiquement en désaccord avec les impacts environnementaux, les biais, et les menaces pesant sur leurs emplois et leur créativité. Une étudiante, déçue, a confié qu’elle était “un peu déçue” de voir CSU accueillir l’IA sans réserve. De son côté, la professeure Martha Kenney, à l’origine d’une pétition demandant à CSU de ne pas renouveler le contrat, a souligné qu’il est essentiel que la possibilité de refuser cette technologie soit envisagée.

FAQ

Quelles sont les principales préoccupations des étudiants concernant l’IA ?

Les étudiants s’inquiètent surtout de l’impact de l’IA sur leur créativité, des biais dans les décisions prises par ces outils, et de la possibilité que l’IA entraîne des suppressions de postes.

Comment l’IA pourrait-elle affecter les compétences des étudiants ?

Les recherches montrent que l’utilisation excessive de l’IA pourrait nuire aux compétences en pensée critique et à la mémoire des étudiants, affectant ainsi leur apprentissage global.

Quels sont les enjeux budgétaires liés à l’adoption de l’IA ?

CSU fait face à de fortes pressions budgétaires et le renouvellement du contrat avec OpenAI est controversé alors que l’université envisage des coupes de plusieurs millions de dollars.

L’adoption de l’IA est-elle répandue dans d’autres établissements d’enseignement ?

Bien que CSU soit parmi les premiers à adopter cette technologie, de nombreuses institutions d’enseignement supérieur évaluent encore attentivement les implications avant de faire de même.

Quelle est la réaction des enseignants à l’égard de l’IA dans leurs cours ?

De nombreux enseignants expriment des doutes quant à l’impact de l’IA sur l’éducation, avec plus de la moitié faisant état d’une détérioration de leur méthode d’enseignement due à son utilisation.

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