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Des scientifiques découvrent les premières molécules préservées dans un fossile de ptérosaure vieux de 113 millions d’années.

Un ptérosaure en plein vol. Crédits : UnexpectedDinoLesson, Wikimedia Commons

Une découverte remarquable sur un fossile de ptérosaure

Des microbes anciens pourraient avoir joué un rôle crucial dans la conservation d’un fossile de ptérosaure, révélant des indices chimiques qui datent de plus de 100 millions d’années. Une étude internationale, dirigée par l’Université de Curtin, a mis en lumière les conditions exceptionnelles qui ont permis à un fossile de reptile volant de rester si bien préservé durant 113 millions d’années, offrant ainsi aux chercheurs un aperçu d’un monde qui n’existe plus.

Un fossile exceptionnel

Le fossile étudié est un phalange d’aile d’un ptérosaure, découvert dans le nord-est du Brésil. Ce fossile est unique car il est conservé en trois dimensions et conserve même des traces chimiques qui pourraient révéler ce que l’animal consommait. Kliti Grice, la chercheuse principal de l’étude, et ses collaborateurs relient cette préservation inhabituelle à des bactéries spécialisées et aux caractéristiques d’un ancien environnement marin.

Professeur Grice, professeur à l’Université de Curtin, souligne que ces résultats offrent une nouvelle perspective sur la formation des fossiles et le processus de préservation.

Indices sur l’alimentation ancienne

Professeur Grice a qualifié ce fossile de “véritable capsule temporelle”. La préservation de ce fossile ne se limite pas à son aspect physique, mais pour la toute première fois, des traces de stéroïdes ont été détectées, suggérant que ces créatures se nourrissaient probablement de poissons ou de calmars. De plus, c’est la première fois que des molécules ont été extraites d’un fossile de ptérosaure, fournissant des indices novateurs sur son régime alimentaire. Cette découverte met en avant le potentiel grandissant de la paléontologie moléculaire, qui permet de révéler des secrets des temps anciens.

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Le rôle des microbes dans la préservation

La préservation de composés stéroïdiques dans les fossiles est un phénomène très rare. Ce qui rend cette découverte encore plus fascinante, c’est qu’elle remet en question des idées établies sur la manière dont les fossiles se conservent. Contrairement à l’idée que l’oxygène détruit les fossiles, certaines fossiles sont conservés grâce à des processus oxydatifs réalisés par des microbiomes anciens.

Après la mort de ce ptérosaure, son corps a coulé au fond de la mer, où une combinaison parfaite de chimie, de biologie et d’environnement a scellé son histoire dans la pierre. Des microbes, y compris des bactéries oxydant le soufre, ont commencé à décomposer les tissus mous et les graisses, tout en déclenchant la minéralisation autour du corps. Ce processus a permis de conserver sa structure avec une précision incroyable pendant plus de 100 millions d’années.

Une nouvelle voie pour la paléontologie

Les ptérosaures étaient des reptiles volants qui cohabitaient avec les dinosaures et ont été les premiers vertébrés à maîtriser le vol actif. Certains de ces animaux avaient des envergures atteignant jusqu’à 12 mètres. À l’instar des oiseaux modernes, ils avaient des os creux, ce qui améliore les chances d’une conservation exceptionnelle dans des conditions environnementales adéquates.

La recherche de Professeur Grice suggère que de nouveaux mécanismes de préservation fossile pourraient exister, dévoilant de nouvelles perspectives sur la vie ancienne et les circonstances qui peuvent protéger des restes fragiles pendant des périodes extraordinaires. Cela renforce les preuves que de minuscules microbes ont joué un rôle fondamental dans la conservation des fossiles, une observation qui se retrouve également dans d’autres sites fossilifères. Professeur Grice évoque ainsi la possibilité d’un nouveau mécanisme de Lagerstätten au niveau mondial, décrivant des conditions particulières qui permettent une préservation exceptionnelle.

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Référence : “Multi-staged mineralization and biomarker preservation in a 113-million-year-old pterosaur bone via redox shifts in diagenesis” par Kliti Grice et al., 18 juin 2026, iScience. DOI : 10.1016/j.isci.2026.116199

Cette recherche a bénéficié d’une prestigieuse bourse de l’ARC attribuée au Professeur Grice.

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FAQ

Qu’est-ce qu’un ptérosaure ?

Les ptérosaures étaient des reptiles volants qui appartenaient à un groupe distinct des dinosaures et vivaient pendant l’ère mésozoïque.

Comment les fossiles sont-ils généralement préservés ?

La plupart des fossiles se forment lorsque des restes organiques sont enterrés rapidement dans sédiments, empêchant leur décomposition et permettant la minéralisation.

Pourquoi cette découverte est-elle importante ?

Elle démontre comment des conditions environnementales spécifiques et des micro-organismes peuvent favoriser la préservation des fossiles sur de longues périodes, enrichissant notre compréhension de l’évolution.

Quels autres facteurs influencent la préservation des fossiles ?

L’humidité, la température, et la composition chimique du sol ou des sédiments sont également des éléments clés dans le processus de fossilisation.

Quelle est la paléontologie moléculaire ?

C’est un domaine d’étude qui utilise des techniques moléculaires pour analyser des échantillons fossiles, permettant d’en apprendre davantage sur l’alimentation et les comportements des espèces disparues.