Le rôle de Donald Trump dans le développement du vaccin contre le COVID-19
L’ancien président des États-Unis, Donald Trump, revendique un rôle important dans les avancées réalisées par les sociétés pharmaceutiques vers un vaccin contre le COVID-19 durant son mandat. Toutefois, des informations récentes du New York Times mettent en lumière une décision controversée : lorsque Pfizer a proposé au gouvernement américain d’acheter des doses supplémentaires de son vaccin expérimental, Trump a refusé cette offre.
Le développement du vaccin par Pfizer
Pfizer a mis au point un vaccin contre le coronavirus sans bénéficier d’aides fédérales dans le cadre de l’opération Warp Speed. Ce vaccin a déjà reçu une approbation au Royaume-Uni et attend l’autorisation d’utilisation d’urgence de la part des régulateurs américains. En juillet, Pfizer a signé un contrat avec le gouvernement américain, s’engageant à livrer 100 millions de doses à un coût unitaire de 19,95 $.
Une offre qui a été rejetée
Selon les informations de NYT, après avoir conclu ce contrat initial, Pfizer a offert à la Maison Blanche la possibilité d’acquérir 100 à 500 millions de doses supplémentaires, une quantité qui aurait suffit pour vacciner presque toute la population américaine. Malheureusement, l’administration Trump a encore une fois décliné cette opportunité, préférant établir des accords avec d’autres fabricants de vaccins. Le gouvernement a justifié cette stratégie en expliquant qu’il valait mieux diversifier les choix au cas où Pfizer, ou tout autre labo, ne serait pas capable de satisfaire la demande.
Des perspectives divergentes
Les explications autour de ces événements diffèrent selon les parties impliquées. Pfizer a indiqué qu’elle avait prévenu l’administration Trump des défis potentiels liés à la concurrence internationale pour le vaccin. Toutefois, un responsable de la Maison Blanche a trouvé ahurissant de demander au gouvernement d’augmenter ses commandes pour un produit qui n’était pas encore validé.
Les enjeux de cette décision
Avec le recul, il est facile de juger les décisions prises à l’époque, et il peut sembler raisonnable de prendre des précautions dans le contexte d’une pandémie. Néanmoins, le refus de commander davantage de doses pourrait avoir des conséquences sur la rapidité de la vaccination. D’autant plus que, d’après le contrat, les États-Unis n’achèteraient un certain nombre de doses que si le vaccin se révélait efficace.
Opportunités manquées
Même dans le cas où le gouvernement aurait eu en surplus des doses de vaccin, cela aurait pu permettre de soutenir la distribution de vaccins à d’autres pays dans le besoin — une initiative que plusieurs nations ont déjà commencé à mettre en place ensemble.
FAQ
Pourquoi le vaccin de Pfizer n’a-t-il pas été financé par le gouvernement ?
Pfizer a décidé de ne pas accepter de fonds du gouvernement dans le cadre de l’opération Warp Speed pour garder un contrôle total sur son développement et sa distribution.
Quelles sont les conséquences de ne pas avoir acheté plus de doses ?
Le refus d’acquérir plus de doses de Pfizer pourrait rallonger le temps nécessaire pour vacciner suffisamment de personnes et freiner la lutte contre la pandémie.
Comment les autres pays gèrent-ils leurs stocks de vaccins ?
De nombreux pays travaillent ensemble pour partager les vaccins et assurer un approvisionnement équitable, cherchant à immuniser leur population contre le virus le plus rapidement possible.
Quels critères sont utilisés pour approuver les vaccins aux États-Unis ?
Les vaccins doivent passer par un processus rigoureux, comprenant des essais cliniques et des évaluations par la Food and Drug Administration (FDA) avant d’obtenir une autorisation d’utilisation.
Quels sont les autres fabricants de vaccins impliqués dans la lutte contre le COVID-19 ?
Outre Pfizer, des entreprises comme Moderna, AstraZeneca et Johnson & Johnson jouent également un rôle clé dans le développement de vaccins contre le COVID-19.
