Une SOLUTION POTENTIELLE
Chaque jour, 20 personnes aux États-Unis perdent la vie faute d’une greffe d’organe à temps. La réalité est que le nombre d’organes disponibles ne satisfait pas les besoins croissants des patients en attente de transplantation.
La Xénotransplantation : Une Éventualité
La xénotransplantation, qui consiste à greffer des cellules, tissus ou organes d’animaux chez des humains, pourrait être la clé pour répondre à cette demande. Récemment, des chercheurs de l’Université de l’Alabama à Birmingham (UAB) ont mis au point une série de tests prometteurs pour améliorer les chances de réussite de ces greffes futures.
Ils ont partagé leurs découvertes dans un article publié le 18 août dans la revue Xenotransplantation.
Tests à la Pointe
Grâce à des techniques de modification génétique comme CRISPR, il est désormais possible de modifier des animaux pour réduire les risques de rejet par les patients recevant des organes transplantés. Néanmoins, le rejet n’est pas le seul aspect critique à prendre en compte. Il existe également le risque que l’organe greffé soit porteur de virus ou de microorganismes infectieux, ce qui pourrait nuire au receveur.
Pour s’assurer que les organes de porc ne contiennent pas d’agents infectieux, les chercheurs de l’UAB ont développé des tests quantitatifs pour détecter 30 agents pathogènes potentiels susceptibles d’être transférés d’un porc à un humain.
Un Souci de Moins
Après avoir effectué ces tests sur neuf truies et 22 porcelets, les chercheurs ont constaté que leurs méthodes étaient très sensibles. Les résultats obtenus sont comparables à ceux des tests utilisés pour détecter des virus chez les humains. Ils sont optimistes et pensent que ces tests pourraient être déterminants pour l’avenir de la xénotransplantation d’organes.
« Ces tests offrent des perspectives intéressantes dans le cadre des programmes de dépistage pour identifier des animaux donneurs, valider et libérer des organes pour des recherches, ainsi que surveiller les receveurs de greffes », a déclaré le principal chercheur Mark Prichard dans un communiqué.
Avec ces nouvelles méthodes, il devient possible d’aborder les autres obstacles liés à la xénotransplantation, qui pourrait sauver des vies.
En savoir plus
Pour approfondir le sujet, découvrez l’article : Surmonter un obstacle à la xénotransplantation : Détection des agents infectieux chez les porcs.
FAQ
Qu’est-ce que la xénotransplantation ?
La xénotransplantation est la transplantation d’organes, de tissus ou de cellules d’une espèce à une autre, souvent de l’animal à l’homme.
Quels animaux sont généralement utilisés pour la xénotransplantation ?
Les porcs sont souvent choisis en raison de leur taille et de la similitude de leurs organes avec ceux des humains.
Existe-t-il des risques associés à la xénotransplantation ?
Oui, des risques de rejet d’organe existent ainsi que des préoccupations concernant la transmission de maladies.
Quel est l’objectif des tests développés par l’UAB ?
Les tests visent à garantir que les organes de porc sont exemptés d’agents infectieux avant d’être greffés chez les humains.
Quelles autres recherches sont en cours dans ce domaine ?
Des études ciblent l’amélioration des techniques de modification génétique pour accroître la compatibilité et réduire les risques de rejet des greffes.
