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<p class="article-paragraph skip">Des innovations incontournables à la pointe de la science et de la technologie.</p>
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<p class="article-paragraph skip">L'histoire de la **médecine** est jalonnée d'exemples d'**auto-expérimentation**. En 1961, **Victor Herbert** a décidé de s'abstenir de **folate** pendant plusieurs semaines, en bouillant littéralement sa nourriture pour réduire sa valeur nutritive. Il a appris à ses dépens que le folate est essentiel dans l'alimentation. Vingt ans plus tard, **Barry Marshall** a ingéré des bactéries **Helicobacter pylori** pour prouver qu'elles étaient responsables des ulcères d'estomac, ce qui lui a valu un **prix Nobel** en 2005. Ces récits, bien que romancés avec le recul, jouent un rôle majeur dans le récit de **l'avancée scientifique**.</p>
<p class="article-paragraph skip">Nous avons tendance à glorifier les histoires de traitements qui ont **fonctionné**. Cependant, pour chaque découverte révolutionnaire issue de l'auto-expérimentation, il existe probablement une poignée d'échecs : des individus ayant subi des empoisonnements, des maladies, des mutilations, ou même des morts après avoir essayé des interventions médicales mal adaptées.</p>
<p class="article-paragraph skip">Aujourd'hui, la situation semble plus **préoccupante** pour les **biohackers**. La raison en est que ces expérimentateurs modernes possèdent deux outils que leurs prédécesseurs n'avaient pas : des techniques **plus puissantes** (mais potentiellement plus risquées) et l'**internet**, qui leur permet de partager leurs expériences à une échelle beaucoup plus vaste.</p>
<p class="article-paragraph skip">En conséquence, la **communauté** des biohackers est devenue plus audacieuse, avec une voix plus forte. Cependant, cette audace engendre des **risques** qui ne sont pas toujours suffisamment évoqués.</p>
<p class="article-paragraph skip">**Josiah Zayner**, un biohacker qui a attiré l'attention médiatique avec un **transfert de fèces** personnel et une tentative d'**édition de son ADN avec CRISPR** sur scène, se considère à la fois comme un scientifique et un **militant social**. Ses performances de biohacking ainsi que son entreprise qui vend des kits d'édition génétique visent à **démocratiser la science**, rendant ces techniques potentiellement révolutionnaires accessibles au grand public.</p>
<p class="article-paragraph skip">Néanmoins, Zayner a pris conscience que son intention ne se transmet pas toujours à ceux qui observent ses actes. Dans une conversation avec **Sarah Zhang** de **The Atlantic**, il a exprimé un certain regret :</p>
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="article-paragraph skip">« Je me blâme un peu... Je me considère comme un scientifique, mais aussi comme un militant social avec certains de mes expériences. Je cherche à faire réfléchir, à pousser les expériences CRISPR et à rendre les **transferts de fèces** plus courants. Mais aujourd'hui, des gens voient cela comme une opportunité de **médiatisation**. Ça peut créer des situations dangereuses… »</p>
</blockquote>
<p class="article-paragraph skip">Bien que Zayner soit un scientifique formé avec un **doctorat** en **biochimie** et **biophysique**, il constate des comportements imprudents chez d'autres biohackers. Récemment, **Aaron Traywick**, le PDG d'**Ascendance Biomedical**, a injecté un **traitement génique non testé** contre l'herpès pendant une conférence, avant de se livrer à un comportement erratique. En octobre dernier, **Tristan Roberts** s'est également **auto-administé** un traitement contre le VIH, tandis que certains experts s'inquiètent des conséquences de ces actions.</p>
<p class="article-paragraph skip">Le bioéthicien de **l’Université de Stanford**, **Hank Greely**, a commenté l'expérience de Roberts en disant : « J'espère qu'il ne lui arrivera rien, mais s'il lui arrive quelque chose, au moins il pourrait être promis à un **Darwin Award**. »</p>
<p class="article-paragraph skip">D'autres biohackers, comme **Brian Hanley** et **Elizabeth Parrish**, ont également tenté des traitements à visée **longevité**. Cependant, ceux qui s'engagent dans le biohacking avec prudence et une vision plus **altruiste** se sentent souvent frustrés par le caractère spectaculaire de certaines de ces expériences.</p>
<p class="article-paragraph skip">À ce jour, il n'est pas clair si ces traitements ont eu des effets bénéfiques. Certains biohackers reconnaissent ne pas s'attendre à des résultats. En tout cas, personne n'est encore décédé, ce qui est une petite lueur d'espoir.</p>
<p class="article-paragraph skip">Il reste de la place pour que des figures comme **Herbert** et **Marshall** émergent à nouveau, mais prudence est de mise sur la manière dont ils choisissent de partager leurs expérimentations. D'autres vies pourraient dépendre de leurs choix.</p>
Sommaire
ToggleFAQ
Qu’est-ce que le biohacking ?
Le biohacking est une pratique où les individus modifient leur biology à l’aide de diverses techniques expérimentales, souvent à des fins d’amélioration personnelle ou de recherche.
Quelles sont les implications éthiques du biohacking ?
Les implications éthiques englobent des préoccupations relatives à la sécurité des expérimentations, aux droits individuels, ainsi qu’aux conséquences potentielles sur la santé publique.
Y a-t-il des réglementations entourant le biohacking ?
Actuellement, la législation sur le biohacking varie selon les pays, et peu de normes spécifiques sont en place, laissant souvent place à des pratiques non surveillées.
Comment les scientifiques traditionnels réagissent-ils au phénomène du biohacking ?
De nombreux scientifiques se montrent préoccupés par les risques que le biohacking pose, tant sur le plan de la sécurité personnelle que pour l’intégrité de la recherche scientifique.
Quels sont les avantages potentiels du biohacking ?
Le biohacking pourrait offrir des possibilités d’avancées médicales, des améliorations de la santé, et un accès à des traitements innovants, bien qu’il comporte également des risques importants.
