Approvals et avancées dans la neurotechnologie
Mercredi, la jeune entreprise de neurotechnologie Synchron a reçu le feu vert de la FDA pour commencer à tester son implant cérébral sur des volontaires humains. Cette validation propulse Synchron en avance sur ses concurrents dans ce domaine, notamment Neuralink, la société d’Elon Musk, qui n’a pas encore réussi à franchir le cap des essais sur l’homme après ses travaux sur les animaux.
Lancement des études cliniques
Suite à cette annonce, Synchron a exprimé son intention de démarrer des études cliniques préliminaires plus tard dans l’année sur un appareil qu’ils appellent le Stentrode. Ce dispositif est conçu pour établir une connexion avec le cerveau via la jugulaire. L’objectif principal est de donner à six volontaires atteints de paralysie la possibilité de contrôler des appareils externes, comme des prothèses ou des appareils de communication.
Un partenariat avec la FDA
Dans l’annonce officielle, le PDG de Synchron, Thomas Oxley, a souligné que cette approbation est le résultat d’années de tests en matière de sécurité effectués en collaboration avec la FDA. Il a exprimé sa joie de voir enfin un essai clinique aux États-Unis démarrer cette année, marquant ainsi une étape significative vers l’approbation commerciale d’une interface cerveau-machine (BCI) implantée de façon permanente pour traiter la paralysie.
Vision futuriste du Stentrode
Oxley avait précédemment décrit le Stentrode comme un dispositif révolutionnaire permettant aux personnes paralysées de contrôler divers types de machines, notamment des membres robotiques ou des exosquelettes. Selon lui, la « intention de mouvement » est au cœur du problème de la paralysie et ce dispositif vise à convertir cette intention en commandes numériques. Cela permettrait aux utilisateurs de contrôler des technologies avec une précision qui pourrait dépasser celle d’un corps humain normal.
Une approche moins invasive
Synchron a non seulement devancé Neuralink qui avait déclaré vouloir passer aux essais humains, mais fournit également une approche moins invasive pour les implants neuronaux. Alors que Neuralink nécessite de percer des fils dans le crâne de l’utilisateur, le Stentrode peut être placé à l’extérieur du crâne, facilitant ainsi la procédure pour les patients.
Concurrence croissante
La compétition dans le développement des implants neuronaux s’intensifie, même au-delà de Synchron et Neuralink. Récemment, il a été rapporté que la société Paradromics a levé 20 millions de dollars pour perfectionner son propre implant cérébral, avec des promesses de permettre aux personnes atteintes de paralysie de communiquer et de bouger à travers une interface cerveau-machine.
Bien que Paradromics ait pris du retard par rapport à Synchron en termes de réglementation, elle prévoit de demander l’autorisation de tester sur des humains dans un avenir proche.
FAQ
Quelle est la fonction principale du Stentrode ?
Le Stentrode est conçu pour établir une connexion entre le cerveau et des appareils externes, permettant ainsi aux personnes atteintes de paralysie de contrôler ces appareils par la pensée.
Quelle différence existe-t-il entre Synchron et Neuralink ?
L’essentiel réside dans la méthode d’implantation. Synchron utilise une technique moins invasive, insérant le Stentrode à l’extérieur du crâne, alors que Neuralink utilise des fils insérés directement dans le crâne.
Quelles applications potentielles pour ces implants cérébraux existent ?
Ces implants peuvent potentiellement permettre le contrôle de membres robotiques, d’exosquelettes, et faciliter la communication via des dispositifs numériques.
Quand Synchron débutera-t-elle ses essais cliniques humains ?
Synchron a annoncé qu’elle prévoyait de commencer les études cliniques préliminaires plus tard cette année.
D’autres entreprises s’intéressent-elles à la neurotechnologie ?
Oui, d’autres entreprises comme Paradromics développent également des implants et cherchent à obtenir des autorisations pour effectuer des tests sur des sujets humains.
