Les chercheurs ont récemment effectué leur première analyse génétique sur des individus présentant une “très haute intelligence” et ont découvert des **différences génétiques significatives** avec le reste de la population.
Cette **étude**, menée par l’Université King’s College de Londres, a impliqué 1 400 participants issus du **Duke University Talent Identification Program**. Avec des QIs de 170 et plus, ces participants se situent dans les **0,03 %** les plus élevés de la distribution intellectuelle. À titre de comparaison, les lauréats du prix Nobel ont en moyenne un QI de 145.
Les chercheurs se sont concentrés sur les **polymorphismes de nucléotides simples (PSN)**, qui représentent des **variations d’ADN** entre différents génomes humains. Ces PSN sont des marqueurs d’hérédité au sein d’une population et l’équipe a particulièrement observé ceux qui influencent la **création de protéines**.
Représentation visuelle d’un PSN ; Image par Wikipedia
Bien que l’équipe de recherche n’ait pas identifié de PSN répondant à tous les critères sur les différences entre le groupe des surdoués et la population générale, il a été noté que ceux au **QI élevé** avaient moins de **allèles rares** dans les emplacements PSN. Cela rejoint des travaux antérieurs montrant que les allèles fonctionnels rares tendent à être plus nocifs qu’utiles. Aucune variation unique ne peut expliquer la totalité des différences entre les groupes, mais un ensemble de plusieurs PSN a une **influence significative** sur le résultat global.
Selon le professeur **Robert Plomin**, membre de l’Institut de psychiatrie, de psychologie et de neurosciences à King’s College Londres, “Notre recherche indique qu’il n’existe pas de gènes spécifiques pour la **génie**. Cependant, pour posséder une **intelligence super élevée**, il est essentiel d’avoir une majorité d’allèles positifs et peu d’effets rares et négatifs, comme ceux identifiés dans notre étude.”
Les auteurs soulignent également que même si des différences génétiques jouent un rôle dans l’atteinte d’une haute intelligence, les **facteurs environnementaux** sont tout aussi cruciaux. Plomin mentionne que “les personnes très brillantes, comme celles de notre étude, ont tendance à choisir des environnements qui favorisent leurs prédispositions génétiques.”
Cette recherche est l’une des nombreuses qui mettent en lumière les **défis** liés à l’étude de l’impact des variations génétiques sur des traits complexes. Bien que les scientifiques ne puissent pas définir de manière précise les facteurs génétiques créant une personne hautement intelligente, ils espèrent que leurs travaux fourniront des bases pour des études similaires, aidant à mieux comprendre l’**architecture génétique** des traits humains.
FAQ
Qu’est-ce qu’un polymorphisme de nucléotides simples (PSN) ?
Un polymorphisme de nucléotides simples est une variation dans une seule base de l’ADN parmi les individus, qui peut influencer divers traits, y compris l’intelligence.
Le QI peut-il être amélioré par l’environnement ?
Oui, des facteurs comme l’éducation, l’environnement familial et les expériences de vie jouent un rôle important dans le développement des capacités intellectuelles.
Existe-t-il des gènes spécifiques associés à l’intelligence ?
Actuellement, la recherche suggère qu’il n’existe pas de gènes uniques pour l’intelligence, mais plutôt une combinaison complexe d’allèles qui influence ce trait.
Pourquoi les allèles rares peuvent-ils être nuisibles à l’intelligence ?
Les allèles rares peuvent interférer avec les mécanismes normaux de fonctionnement physiologique et neurobiologique, entraînant potentiellement des effets négatifs sur les capacités cognitives.
Quels sont les facteurs environnementaux qui peuvent influencer l’intelligence ?
Des éléments tels que la qualité de l’éducation, le soutien familial, les interactions sociales et l’accès à des ressources stimulantes peuvent tous contribuer à une augmentation de l’intelligence.
