La quête désespérée d’un traitement
Malgré la disponibilité massive des vaccins contre le COVID-19, qui ont prouvé leur efficacité, une partie de la population américaine continue de chercher désespérément des médicaments non destinés à traiter les symptômes du virus. En effet, selon un article du Washington Post, des personnes se précipitent dans les magasins d’aliments pour animaux, notamment au Nevada, pour se procurer de l’ivermectine.
Un médicament mal utilisé
L’ivermectine, qui est à l’origine un médicament anti-parasitique utilisé chez les humains et les animaux, connaît un regain d’intérêt. Ce médicament, introduit dans les années 1970 spécifiquement pour traiter des infections parasitaires, a même permis à ses inventeurs de recevoir le Prix Nobel en 2015 pour ses bienfaits médicaux. Cependant, il n’est en aucun cas conçu pour combattre le COVID-19. Le problème survient lorsque certaines affirmations douteuses, relayées par des chaînes de télévision locales, créent une demande excessive pour ce médicament.
Les risques pour la santé
Des professionnels de santé avertissent que les formulations destinées aux animaux ne sont pas adaptées aux humains. En février dernier, trois personnes ont dû être hospitalisées après avoir utilisé ce traitement, comme l’indique la Food and Drug Administration. Prendre une trop grande dose d’ivermectine peut entraîner des réactions indésirables graves, telles que des crises d’épilepsie, des dommages au foie et même le décès.
Parallèle avec l’hydroxychloroquine
La virologiste de Georgetown, Angela Rasmussen, a comparé cette situation à celle de l’hydroxychloroquine, un autre médicament qui avait été présenté comme un traitement miracle pour le COVID-19 par l’ancien président Donald Trump, malgré les preuves contraires. Bien que de nouveaux médicaments pour traiter les symptômes du COVID-19 soient nécessaires, il n’existe actuellement aucune donnée fiable indiquant que l’ivermectine serait efficace dans ce contexte. Janet Woodcock, commissaire par intérim de la FDA, a souligné que même si des suggestions sur l’ivermectine ont été faites, peu d’entre elles se sont avérées fondées.
Une étude en perspective
Récemment, les Instituts nationaux de la santé ont annoncé leur intention de mener un essai clinique randomisé pour évaluer l’efficacité de l’ivermectine en tant que traitement des symptômes de COVID-19. Selon des sources anonymes, les scientifiques envisagent également d’explorer l’usage d’un antidépresseur et d’un antihistaminique courant.
D’autres médicaments plus efficaces
Alors que l’hydroxychloroquine et l’ivermectine ne semblent pas prometteuses, d’autres médicaments plus anciens ont prouvé leur utilité, comme le dexaméthasone, un stéroïde qui a montré une capacité à réduire les décès de manière significative pendant la pandémie.
FAQ
Quels sont les effets secondaires de l’ivermectine ?
L’ivermectine peut provoquer des effets indésirables graves, comme des réactions allergiques, des problèmes neurologiques et des lésions hépatiques.
Pourquoi l’ivermectine est-elle pour animaux ?
Ce médicament a été développé principalement pour traiter les infections parasitaires chez les animaux et, dans une moindre mesure, chez les humains, mais il n’est pas recommandé pour des traitements non approuvés.
Existe-t-il d’autres traitements recommandés pour le COVID-19 ?
Oui, des traitements tels que le dexaméthasone et d’autres antiviraux ont été éprouvés et sont recommandés pour traiter certains symptômes du COVID-19.
Comment se déroule un essai clinique randomisé ?
Un essai clinique randomisé vise à évaluer l’efficacité d’un traitement en le comparant à un placebo, en assignant aléatoirement les participants pour garantir des résultats non biaisés.
Les vaccins sont-ils toujours recommandés face à ces traitements ?
Oui, la vaccination reste la meilleure option pour prévenir le COVID-19 et ses complications, même alors que d’autres traitements sont à l’étude.
