Mobilité

À 98 ans, un vétéran de la Seconde Guerre mondiale réduit une Tesla en miettes avec un char d’assaut

À 98 ans, un vétéran de la Seconde Guerre mondiale réduit une Tesla en miettes avec un char d’assaut

Un char contre une Tesla

Dans une vidéo récemment mise en ligne par le collectif britannique Led By Donkeys, un vétéran de 98 ans de la Seconde Guerre mondiale, Ken Turner, grimpe à bord d’un char Sherman et écrase une Tesla bleu marine. La scène, spectaculaire, est entièrement mise en scène pour délivrer un message politique. La voiture arbore une plaque provocatrice évoquant le fascisme, transformée en épave sous les chenilles du char. L’objectif n’est pas la casse pour la casse, mais une image forte qui parle d’histoire, de mémoire et d’alerte sur le présent.

Un message politique assumé

Led By Donkeys, groupe engagé connu pour ses actions visuelles anti-Brexit et critiques du conservatisme britannique, affirme cibler la puissance d’influence des géants de la tech. Dans la vidéo, le collectif explique viser Elon Musk, présenté comme un patron dont la fortune et l’influence, issues en grande partie de Tesla, serviraient, selon eux, à soutenir l’extrême droite en Europe. Leur mot d’ordre est clair: on a déjà tenu tête au fascisme, et on le refera si nécessaire. Le char écrasant la voiture symbolise cette promesse de résistance.

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Pourquoi Musk est visé

Depuis plusieurs années, des critiques reprochent à Elon Musk d’avoir relayé des propos jugés extrémistes et des théories complotistes, et d’avoir alimenté une rhétorique anti-immigrés. Au-delà de l’homme, c’est le rôle des plateformes qu’il contrôle ou influence, et la place démesurée de certains dirigeants tech dans l’espace public, qui sont au centre du débat. Pour ses détracteurs, ce pouvoir médiatique et financier peut influencer l’opinion et les agendas politiques bien au-delà du cadre économique.

Une contestation qui enfle

Dans ce contexte, des appels au boycott et des actions symboliques se multiplient, nourrissant un mouvement international parfois baptisé “Tesla Takedown”. L’idée: frapper les esprits pour attirer l’attention sur l’influence croissante de quelques individus extrêmement riches. Qu’il s’agisse de happenings spectaculaires, de campagnes sur les réseaux sociaux ou d’initiatives citoyennes, ces actions cherchent à replacer le débat public au centre des préoccupations démocratiques, et à questionner les liens entre technologie, argent et politique.

Le spectre d’un nouveau pouvoir des ultra-riches

Des économistes et chercheurs mettent en garde contre un possible technoféodalisme, un système où une poignée de milliardaires de la tech, parfois surnommés “broligarches”, concentrent la richesse, les données et l’attention du public. Dans ce modèle, la capacité de quelques acteurs à fixer les règles du jeu — qu’il s’agisse de plateformes, d’infrastructures ou d’algorithmes — pourrait éroder la compétition, la régulation et la souveraineté démocratique. Pour beaucoup, l’image d’un char historique écrasant une voiture moderne, c’est la mise en regard d’un passé que l’on connaît trop bien et d’un futur que l’on ne veut pas subir.

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Mémoire et avertissement

Ken Turner, qui a connu la guerre et ses conséquences, résume l’enjeu avec sobriété: à son âge, il a déjà vu ce que la montée du fascisme peut provoquer. Son geste — faire passer un char sur une Tesla — n’est pas un appel à la violence, mais un rappel: l’histoire avertit, et l’inertie coûte cher. L’image marque: le passé ne doit pas se répéter, et la vigilance citoyenne reste essentielle.

Pendant ce temps, chez Tesla

Sur le plan industriel, Tesla traverse une phase délicate, avec des ventes et des perspectives plus chahutées qu’auparavant. En parallèle, le sujet d’une rémunération potentiellement gigantesque pour Elon Musk ressurgit, alimentant les débats sur la gouvernance, la performance et l’alignement entre dirigeants et actionnaires. Là aussi, l’enjeu est double: économique et politique, car les décisions d’entreprise ont des répercussions bien au-delà des bilans comptables.

FAQ

Qui est Led By Donkeys, concrètement ?

Led By Donkeys est un collectif britannique connu pour ses campagnes visuelles percutantes. Il utilise l’affichage, la vidéo et des installations spectaculaires pour critiquer le pouvoir, dénoncer l’hypocrisie politique et encourager la participation citoyenne.

Pourquoi utiliser un char Sherman dans cette vidéo ?

Le Sherman est un symbole fort de la lutte contre le nazisme durant la Seconde Guerre mondiale. L’utiliser aujourd’hui, c’est rappeler que la résistance au fascisme ne relève pas seulement des manuels d’histoire: c’est un devoir de vigilance toujours actuel.

Qu’entend-on par “technoféodalisme” ?

C’est l’idée qu’un petit nombre d’acteurs de la tech concentre un pouvoir quasi-systémique: plateformes dominantes, contrôle des données, influence sur l’information et sur l’économie réelle. Cette concentration peut affaiblir la concurrence, la régulation et la démocratie.

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Quelles réactions ce type d’action suscite-t-il ?

Elles sont contrastées: certains saluent un message clair et nécessaire, d’autres dénoncent une mise en scène excessive. Dans tous les cas, ces actions relancent le débat sur la responsabilité des milliardaires et des plateformes dans l’espace public.

Le mouvement “Tesla Takedown” a-t-il un impact réel ?

Son effet principal est symbolique et médiatique: attirer l’attention, susciter des discussions et créer une pression publique. Sur le long terme, l’impact dépendra de la persistance du mouvement et de la capacité des institutions à réguler et à cadrer le pouvoir de la tech.