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JetBlue et Virgin concluent un accord pour acquérir du carburant aérien issu de CO2 récupéré.

JetBlue et Virgin concluent un accord pour acquérir du carburant aérien issu de CO2 récupéré.

Les carburants pour avions

Les émissions de gaz à effet de serre peuvent sembler complexes, mais une chose est certaine : les avions et leur carburant sont très nocifs pour notre planète. Cependant, une lueur d’espoir se dessine à l’horizon avec plusieurs compagnies aériennes qui commencent à collaborer avec une start-up prometteuse. Cette entreprise a pour objectif de diminuer l’impact environnemental du secteur aérien.

Une initiative innovante

En effet, JetBlue et Virgin Atlantic ont récemment signé des contrats de plusieurs années avec une entreprise novatrice appelée Air Company. Cette start-up a développé une technologie permettant de transformer le CO2 capturé en un carburant aéronautique utilisable. Bien que les détails financiers de ces accords restent flous, les volumes de carburant en jeu sont significatifs. JetBlue prévoit d’acheter 25 millions de gallons de carburant aérien durable (SAF) entre 2023 et 2027, tandis que Virgin Atlantic devrait acquérir jusqu’à 100 millions de gallons au cours des dix prochaines années.

Un carburant adapté

Le produit proposé par Air Company est séduisant pour plusieurs raisons. D’abord, l’aspect écologique est un facteur attrayant. De plus, ce carburant, qualifié de « drop-in », peut être utilisé avec les moteurs d’avion conventionnels. Ainsi, les compagnies aériennes n’ont pas à se soucier de mettre à niveau ou de remplacer leur flotte existante. Sara Bodgan, directrice de la durabilité chez JetBlue, a exprimé que le SAF de Air Company pourrait devenir « commercialement viable à grande échelle » et serait un véritable « catalyseur pour réduire rapidement nos émissions ».

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Holly Boyd-Boland, vice-présidente du développement corporatif chez Virgin Atlantic, a également fait part de son enthousiasme : « Nous sommes ravis de coller avec Air Company pour atteindre notre objectif de 10 % de SAF d’ici 2030 ».

Une goutte dans l’océan

Cependant, bien que ces efforts soient louables, il est important de noter que, dans le contexte plus large de l’aviation, 25 millions ou même 100 millions de gallons de carburant restent des quantités relativement faibles. Ce secteur est responsable d’environ 2 % des émissions mondiales, et, selon Statista, la consommation totale de carburant jet par l’industrie a atteint un niveau astronomique de 10,28 milliards de gallons dans une année marquée par la pandémie. En 2019, ce chiffre était d’environ 18,27 milliards de gallons. Cela démontre que, malgré ces nouvelles initiatives, le chemin à parcourir est encore long.

Il est encourageant de voir des entreprises reconnues s’engager vers des changements durables, et Air Company s’avère être sur la bonne voie. Cependant, il est essentiel de se rappeler que l’« écologisation » ne garantit pas toujours un impact réellement positif sur l’environnement.

FAQ

Qu’est-ce que le carburant aéronautique durable (SAF) ?

Le SAF est un type de carburant produit à partir de matières premières renouvelables et peut réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre par rapport aux carburants fossiles traditionnels.

Comment Air Company capte-t-elle le CO2 ?

Air Company utilise des technologies qui capturent le CO2 présent dans l’air. Ce gaz est ensuite transformé chimiquement pour créer un carburant qui peut être utilisé par les avions.

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Quelles autres entreprises travaillent sur des carburants durables ?

Outre Air Company, plusieurs initiatives dans le secteur aérien visent à développer des carburants durables, telles que la European Clean Aviation Alliance et d’autres start-ups innovantes comme LanzaTech.

Quels sont les enjeux des carburants alternatifs pour l’aviation ?

Les défis incluent le coût de production, la disponibilité des matières premières, et la nécessité de réglementations favorables pour encourager l’adoption à grande échelle.

Existe-t-il des alternatives aux voyages en avion pour réduire les émissions de carbone ?

Oui, les voyages en train, en bus ou encore le télétravail peuvent être des alternatives viables pour minimiser l’empreinte carbone associée aux déplacements aériens.