Système d’Armes Autonomes
En février dernier, l’Armée américaine a sollicité des spécialistes pour proposer des idées visant à créer un système permettant aux chars et autres véhicules de combat de s’emparer rapidement et automatiquement de cibles, tout en pouvant les identifier et les engager.
Certaines personnes ont interprété cette démarche comme un pas vers la création de robots tueurs autonomes. En réponse, l’Armée a précisé ses intentions, affirmant qu’elle souhaite effectivement que ces machines puissent identifier et éliminer des cibles. Cependant, un responsable de l’Armée a tenu à rassurer en affirmant que cela ne signifie pas qu’ils confieront à ces machines la responsabilité de tuer qui que ce soit.
Clarification Nécessaire
Selon un rapport de Defense One, l’Armée a décidé de modifier sa demande d’information pour être claire sur le fait que le système ATLAS (Automated Targeting and Lethality Advanced System) n’ira pas à l’encontre de la politique du département de la Défense, qui stipule qu’un humain doit toujours décider de l’usage de la force létale. Pour ce faire, un addendum a été ajouté à la demande :
“Tous les développements et l’utilisation de fonctions autonomes et semi-autonomes dans les systèmes d’armement demeurent soumis aux directives du département de la Défense, lesquelles ont été mises à jour en 2017. Rien dans cet avis ne doit être compris comme un changement de politique concernant l’autonomie dans les systèmes d’armement.”
Collaboration entre Humains et Technologies
Bob Stephan, responsable du projet ATLAS à l’Arsenal de Picatinny, a pris la parole pour expliquer le fonctionnement envisagé d’ATLAS en coordination avec les soldats. Il a précisé que les soldats doivent actionner un interrupteur pour déclencher le tir. Si cet interrupteur n’est jamais enclenché, l’arme ne pourra pas tirer, garantissant ainsi qu’ATLAS ne tirera jamais de manière autonome.
Cependant, il est compréhensible que des inquiétudes persistent, surtout avec un terme comme “système de létalité” dans le nom du projet, qui pourrait laisser penser à la possibilité d’une autonomie meurtrière. Si l’objectif n’est pas de permettre cette autonomie, l’Armée devrait sérieusement envisager de renommer le programme pour apaiser les craintes.
FAQ
Qu’est-ce qu’ATLAS ?
ATLAS est un système futuriste d’armement automatisé et semi-automatisé conçu pour améliorer la capacité des forces armées à identifier et engager des cibles rapidement.
Pourquoi l’Armée a-t-elle modifié sa demande d’information ?
L’Armée a voulu clarifier qu’elle respectera les normes éthiques et légales, en s’assurant qu’un humain prendra toujours les décisions cruciales concernant l’utilisation de la force.
Comment seront utilisés les systèmes autonomes ?
Ces systèmes seront toujours sous le contrôle des soldats humains, garantissant ainsi qu’aucune décision létale ne soit prise sans intervention humaine.
Y a-t-il des risques associés à de telles machines ?
Oui, les préoccupations concernant la possibilité d’un usage autonome de la force existent, et c’est un des motifs de la transparence et des garanties mises en place par l’Armée.
Quelle est la position générale du département de la Défense sur l’autonomie militaire ?
Le département de la Défense a des directives strictes sur l’utilisation de l’autonomie dans les systèmes d’armement, promouvant le principe que seul un humain peut décider de l’usage de la force létale.
