Militaire

Accusation : La Chine exploiterait la recherche nucléaire américaine à des fins militaires.

Accusation : La Chine exploiterait la recherche nucléaire américaine à des fins militaires.

Un rapport du Congrès sur les recherches américaines en collaboration avec la Chine

Un nouveau rapport du Congrès met en lumière les efforts de la Chine pour exploiter les partenariats avec des chercheurs américains soutenus par le Department of Energy (DOE). Ces alliances permettent à la Chine d’accéder à des technologies sensibles dans le domaine nucléaire ainsi qu’à d’autres innovations technologiques avancées.

Risques pour la sécurité nationale

Le document, publié mercredi, soulève des inquiétudes quant au fait que ces collaborations pourraient renforcer les capacités militaires et économiques de la Chine. Les responsables politiques insistent sur l’importance d’un contrôle renforcé pour éviter que la recherche financée par les contribuables ne profite à Beijing. Les législateurs exhortent le DOE à mettre en place des mesures de protection plus strictes lors de l’octroi de financements pour des projets impliquant des partenaires chinois.

Des publications académiques préoccupantes

Une enquête menée par le House Select Committee sur le Parti communiste chinois et le House Committee sur l’Éducation et le Travail a examiné plus de 4 300 publications académiques parues entre juin 2023 et juin 2025. La majorité de ces études impliquent des scientifiques américains financés par le DOE en collaboration avec des chercheurs chinois. Environ la moitié des articles analysés comptent des contributeurs chinois associés à des entités militaires ou industrielles.

A lire :  Essais de drones marins de la Marine : chasse aux mines à grande vitesse avec le sonar de Northrop.

Le rapport suscite des préoccupations quant à l’utilisation de fonds fédéraux dans des partenariats avec des laboratoires et universités chinois liés à l’armée. Certaines de ces organisations figurent dans un registre du Pentagone répertoriant les entreprises militaires chinoises opérant aux États-Unis. Les enquêteurs ont également mis en lumière des collaborations avec des groupes soupçonnés d’être responsables d’cyberattaques et violations des droits humains.

Réaction de la Chine face aux accusations

L’ambassade chinoise à Washington a qualifié ce rapport de politique motivée, soutenant que quelques politiciens américains exagèrent le concept de sécurité nationale pour entraver les échanges normaux dans le domaine de la recherche scientifique. Liu Pengyu, un porte-parole de l’ambassade, a déclaré que de telles actions manqueraient de soutien public et seraient vouées à l’échec.

Les recherches financées par le DOE touchent à divers domaines, tels que l’énergie nucléaire, le développement d’armes, l’informatique quantique, la science des matériaux et la physique. Le département investit chaque année plusieurs centaines de millions de dollars et gère 17 laboratoires nationaux en pointe dans ces technologies avancées.

Proposition de règles plus strictes par le Congrès

Le rapport souligne qu’il existe des décennies d’inaction de la part du DOE, ce qui a empêché que les recherches ne bénéficient à la Chine. Il recommande d’instaurer des évaluations de sécurité nationale standardisées pour les projets de recherche, ainsi qu’une meilleure communication d’informations avec d’autres agences américaines afin d’identifier les collaborations risquées.

Le rapport conclut que ces échecs politiques persistants ont rendu les recherches financées par les contribuables vulnérables à l’exploitation par les activités de recherche et d’industrie de défense de la Chine, ainsi qu’aux transferts technologiques orientés par l’État.

A lire :  Musk et Hawking : Interdisez les Robots Militaires à Intelligence Artificielle.

John Moolenaar, représentant et président du comité, a déclaré que l’enquête met en lumière un problème alarmant : le DOE n’a pas assuré la sécurité de ses recherches, mettant ainsi les contribuables américains à la charge du financement de la montée en puissance militaire de l’un de leurs principaux adversaires.

En réponse, le DOE a annoncé qu’il étudierait le rapport et continuerait à effectuer une diligence raisonnable et un suivi rigoureux des subventions pour protéger les recherches financées au niveau fédéral. En parallèle, des propositions visant à bloquer le financement des collaborations avec des entités contrôlées par des adversaires étrangers ont suscité des réactions négatives de la part de scientifiques américains.

Plus de 750 enseignants-chercheurs ont averti que des restrictions trop extensives pourraient miner la compétitivité globale des États-Unis en science et technologie, plaidant pour des mesures de gestion des risques adaptées.

FAQ

Quelles technologies sont préoccupantes dans ce rapport ?

Les technologies concernées incluent l’énergie nucléaire, les armes, l’informatique quantique et la science des matériaux, qui sont toutes des secteurs clés pour la sécurité nationale et l’innovation.

La Chine a-t-elle des antécédents en matière de vol de technologie ?

Oui, des accusations ont été portées contre la Chine pour des activités de vol de propriété intellectuelle et de cyberespionnage visant des entreprises et des institutions aux États-Unis.

Comment le DOE répond-il aux préoccupations soulevées ?

Le DOE a promis de renforcer ses protocoles de sécurité et d’évaluation des projets impliquant des partenaires étrangers pour protéger les recherches financées par les contribuables.

Quel est l’impact potentiel sur la recherche scientifique en général ?

Des restrictions trop strictes pourraient nuire à la collaboration scientifique internationale, limitant ainsi l’innovation et réduisant la compétitivité des États-Unis sur le plan mondial.

A lire :  La DARPA réussit le lancement d’un missile hypersonique à statoréacteur

Quelles sont les alternatives proposées par les chercheurs ?

Les chercheurs suggèrent des mesures ciblées qui permettent de gérer les risques tout en préservant les opportunités de coopération scientifique essentielles à l’avancement des connaissances et des technologies.