Militaire

Un chasseur de l’armée américaine se tire dessus par erreur avec son canon Gatling

Un chasseur de l’armée américaine se tire dessus par erreur avec son canon Gatling

Un avion de chasse qui se blesse tout seul

Au-dessus de l’Arizona, lors d’une mission d’appui de nuit, un F‑35B a connu un incident aussi rare que gênant: une munition tirée par son propre canon s’est fragmentée juste après la sortie du tube et a endommagé l’appareil. Malgré la frayeur, le pilote a gardé le contrôle et a posé l’avion en sécurité. Aucune blessure n’a été signalée.

Un événement grave, des dégâts lourds

Les autorités militaires ont classé l’affaire en incident de “classe A”, la catégorie la plus sérieuse, utilisée lorsque les dégâts dépassent un niveau financier très élevé ou qu’un appareil est perdu. Ici, la facture se chiffre déjà à plusieurs millions de dollars. Pour mémoire, chaque F‑35B vaut plus de 100 millions de dollars, ce qui donne la mesure de l’enjeu à chaque alerte technique.

La cause précise du tir et de l’explosion précoce de la munition n’est pas encore identifiée. Une enquête est en cours afin de déterminer ce qui a déclenché le tir et pourquoi l’obus a explosé si près de l’avion. Les premières communications officielles insistent sur l’absence de blessés et sur le fait que l’appareil a pu regagner sa base.

A lire :  L’ex-chasseur d’ovnis du Pentagone révèle que de nombreuses observations étaient en réalité des appareils militaires secrets

Un bijou technologique… qui accumule les accrocs

Le F‑35B est la variante capable de décollage court et d’atterrissage vertical, un atout pour opérer depuis des zones réduites ou des bâtiments amphibies. Son architecture sophistiquée, ses capteurs intégrés et ses systèmes d’armes en font une plateforme de pointe. Mais depuis le lancement industriel au milieu des années 2000, le programme F‑35 est jalonné de retards, bugs et incidents, dont certains ont conduit à la destruction d’appareils.

À l’échelle globale, le programme cumule des coûts colossaux et un historique technique mouvementé. Chaque défaillance se paie cher, d’autant plus que la note finale est assumée par les contribuables. Ce nouvel épisode s’ajoute à une série d’ennuis qui alimentent les débats sur l’équilibre entre sophistication extrême et fiabilité opérationnelle.

Ce que l’on peut en retenir

  • L’incident montre que même des systèmes ultra-modernes peuvent être pris en défaut par un enchaînement de causes techniques.
  • La sécurité des équipages a fonctionné: malgré l’explosion de la munition, la mission s’est terminée sans blessés.
  • Les investigations à venir devront clarifier si l’origine est logicielle, mécanique, liée à la munition ou à l’intégration du canon.
  • À ce niveau de coût et de complexité, chaque incident devient un cas d’école pour améliorer la conception, les procédures et la maintenance.

Et maintenant ?

Les enquêteurs vont décortiquer les données de vol, vérifier l’armement, analyser les journaux des systèmes et interroger l’ensemble de la chaîne technique. L’objectif: éviter qu’un tel tir, suivi d’une explosion à proximité immédiate de l’appareil, ne se reproduise.

FAQ

Le F‑35B utilise-t-il le même canon que les autres versions ?

Le F‑35A intègre un canon en interne. Le F‑35B, lui, recourt à un pod externe car l’espace interne est occupé par le système de sustentation nécessaire au décollage/atterrissage vertical. Le F‑35C (version marine) utilise également un pod. Cette différence d’intégration peut influencer l’aérodynamique, la gestion des vibrations et l’alignement du tir.

A lire :  Les Forces Armées Aspirent à des Batteries Antiballes pour leur Blindage.

Qu’est-ce qu’un incident de “classe A” dans l’aviation militaire ?

C’est la catégorie la plus grave. Elle est définie par un seuil financier très élevé de dommages, la perte totale de l’aéronef, et parfois des critères humains (décès ou incapacité permanente). Elle déclenche des enquêtes approfondies et des mesures correctives à l’échelle de la flotte.

Comment se déroule une enquête après un incident de tir embarqué ?

Les équipes sécurisent la zone et l’appareil, récupèrent les enregistreurs de données, les fragments d’obus et les éléments du canon. Elles analysent la télémétrie, comparent les paramètres de tir avec les limites prévues, examinent l’état de la munition, puis reproduisent les scénarios en simulateur avant de proposer des correctifs (logiciels, procédures, maintenance, formation).

En quoi le F‑35B diffère-t-il des F‑35A et F‑35C ?

  • F‑35A: version “classique” pour pistes terrestres, canon intégré.
  • F‑35B: STOVL (décollage court/atterrissage vertical) grâce à un ventilateur de sustentation, canon en pod externe.
  • F‑35C: version navale adaptée aux porte-avions (aile plus grande, train renforcé), canon en pod.

Quelles mesures réduisent le risque qu’un obus endommage l’appareil ?

La séparation sécurisée de la munition, le calage des fusées, des tests en soufflerie et en tir réel, des inhibitions logicielles pour éviter un tir hors enveloppe, et des inspections renforcées du pod et de l’armement. Chaque incident apporte des données nouvelles pour affiner ces protections.