Si vous ne pouvez pas les battre, taxez-les.
De nos jours, la prolifération de contenus de mauvaise qualité générés par l’IA semble inévitable, se répandant sur tous les recoins de l’internet et s’immisçant de plus en plus dans notre vie quotidienne. Il est peu probable que cela disparaisse, et tenter de l’interdire ne ferait que souligner son omniprésence.
Alors, que faire face à cette situation ? Le technologue **Mike Pepi** propose une approche intrigante dans un article publié dans The Guardian, celui d’instaurer une « **taxe sur le contenu de mauvaise qualité** ».
Selon lui, une telle taxe pourrait « rétablir un équilibre face à ce qui a été jusqu’à présent une exploitation unidirectionnelle ». Elle garantirait également un **soutien institutionnel solide** pour la créativité humaine, qui se retrouve souvent en concurrence avec un océan de contenus insignifiants. En gros, on prélèverait une petite partie des bénéfices des entreprises d’IA pour financer les **arts**, les **sciences** et d’autres institutions culturelles qui sont exploitées sans rémunération.
Mais ces contenus générés par l’IA ne sont pas seulement un désagrément. Pour Pepi, ils représentent une « **manipulation malveillante** du travail cognitif humain et des institutions qui le soutiennent ». Ces milliards de « **fac-similés de créativité et de cognition humaines** » détournent des ressources indispensables des véritables créateurs humains.
La taxe proposée par Pepi fonctionnerait de manière simple : si une entreprise « produit ou héberge du contenu généré par l’IA », elle serait soumise à une taxe annuelle d’environ **1 %**. Ce revenu serait destiné à un fonds contrôlé par le public, qui distribuerait des subventions à divers types d’institutions culturelles, d’artistes et de chercheurs — les mêmes groupes qui ont fourni les données d’entraînement à l’IA.
Étant donné que les plus grandes entreprises d’IA évaluées à des **trillions de dollars**, cette taxe de 1 % pourrait générer des ressources considérables pour les travailleurs culturels et les institutions artistiques tout en soutenant la recherche. Ce qui est intéressant, c’est que ce taux n’est pas suffisamment élevé pour être perçu comme une punition, ce qui réduirait les raisons de révolte pour les entreprises d’IA, tout en offrant un soutien financier important.
La faisabilité d’une telle taxe dans la réalité est discutée, mais Pepi estime qu’elle permettrait de répondre de manière plus significative à l’une des conséquences catastrophiques de l’IA, à savoir **la destruction du travail cognitif et créatif**. Selon lui, la demande de **Bernie Sanders** pour une « pause » sur l’IA s’inspire des scénarios pessimistes d’une intelligence artificielle générale consciente — une **fantaisie distrayante** plus adaptée à la science-fiction.
Cependant, selon Pepi, une « petite taxe sur les pires aspects de l’industrie » pourrait donner lieu à un véritable **renaissance culturelle**.
En savoir plus sur l’IA : Trump porte atteinte à son image publique en publiant du contenu d’IA offensant.
FAQ
Qu’est-ce qu’une “taxe sur le contenu de mauvaise qualité” ?
Une taxe visant à prélever un pourcentage des bénéfices des entreprises d’IA pour financer le soutien aux arts et à la culture.
Comment cela pourrait-il affecter les créateurs humains ?
Cette taxe pourrait renforcer les ressources disponibles pour les artistes et chercheurs, compensant ainsi les effets négatifs des contenus générés par l’IA.
Pourquoi est-il important de taxer l’IA ?
Taxer l’IA pourrait aider à préserver les valeurs culturelles et à stimuler la créativité humaine en soutenant les institutions qui en ont besoin.
Quel serait le taux de cette taxe ?
Mike Pepi propose un taux d’environ 1 % sur les revenus des entreprises qui génèrent ou hébergent du contenu d’IA.
Y a-t-il des exemples de pays ayant mis en œuvre une taxe similaire ?
Actuellement, peu de pays ont adopté une telle taxe spécifiquement pour l’IA, bien que des discussions soient en cours sur la manière de réguler l’industrie de manière plus large.
