Après avoir perdu 40 millions de dollars à cause d’une tentative avortée de lancer des lunettes de soleil équipées de vidéo il y a près d’une décennie, la société mère de Snapchat, Snap, repart à la charge avec des lunettes de réalité augmentée au prix exorbitant de 2 195 dollars, appelées Specs.
Lors de leur lancement, ces lunettes ont attiré l’attention en raison de leur **design massif** et peu apprécié, provoquant de nombreuses **moqueries** sur les réseaux sociaux.
Au cours d’une convention technologique en Californie, le PDG de Snap, **Evan Spiegel**, a affiché ces lunettes surdimensionnées. Elles possèdent des **verres réfléchissants** et un cadre d’une taille exagérée, ce qui ne fait pas que dissimuler la **fourniture massive d’informations visuelles** auxquelles les utilisateurs sont soumis.
Les réactions n’ont pas tardé. Un utilisateur a tweeté : “Je peux sentir le mal de tête et la douleur aux oreilles juste en les regardant.” Un autre a comparé les lunettes à des **lunettes 3D** utilisées dans les cinémas IMAX, tandis qu’un troisième se demandait qui avait bien pu concevoir une telle **monstruosité**.
Les investisseurs, pour leur part, n’ont également pas été convaincus. Le cours des actions de Snap a chuté de près de **30 %** suite à cette annonce, une dure réalité pour la plateforme de médias sociaux en difficulté.
Snap présente ces lunettes comme un moyen de “connecter les gens de manière plus profonde”, selon Spiegel qui affirme qu’il s’agirait du “début d’une nouvelle ère de l’informatique”. Les Specs peuvent fournir des directions ou répondre à des questions sur ce que l’utilisateur observe, mais cela ne semble pas suffisant pour les rendre populaires.
Avec un prix aussi élevé et un design si peu fonctionnel, on peut douter que ces lunettes ne deviennent un produit de masse. Ben Hatton, analyste de marché chez FDM CCS Insight, a déclaré : “Malgré des fonctionnalités attrayantes, des lunettes avec une autonomie de batterie de 4 heures et un design encombrant ne vont pas remplacer le smartphone de sitôt.”
La période choisie pour le lancement n’est pas idéale non plus. Cela se produit alors que Meta fait face à une crise de relations publiques concernant la **protection de la vie privée** liée à ses propres lunettes intelligentes et à ses efforts controversés d’intégration de la **reconnaissance faciale**.
Spiegel a insisté sur le fait que “la vie privée doit être intégrée dès le départ” et que “les Specs ne fonctionneront que si les gens leur font confiance”, bien que l’application de ces principes reste floue.
En résumé, Snap a encore un long chemin à parcourir après des tentatives infructueuses pour introduire des lunettes intelligentes. Au regard des réactions en ligne et de l’insatisfaction des investisseurs, il est probable que les Specs soient « **mortes à leur arrivée** ».
Autres informations sur les lunettes intelligentes : Meta en colère après la révélation ahurissante concernant les lunettes intelligentes.
FAQ
Quels sont les objectifs des lunettes Specs de Snap ?
Les lunettes Specs de Snap visent à créer une expérience immersive où les utilisateurs peuvent accéder à des informations en temps réel tout en interagissant avec le monde qui les entoure.
Combien de temps durera la batterie des Specs ?
Les Specs offrent une autonomie de batterie d’environ quatre heures, ce qui peut être un inconvénient pour les utilisateurs.
Y a-t-il des préoccupations concernant la vie privée avec ces lunettes ?
Oui, des inquiétudes ont été soulevées sur les implications en matière de vie privée, notamment en ce qui concerne la collecte et l’utilisation des données personnelles.
Snap a-t-il d’autres produits similaires à offrir ?
En plus des Specs, Snap a précédemment essayé de lancer des produits connectés, mais ceux-ci n’ont pas réussi à s’imposer sur le marché.
Quelles sont les réactions générales du public et des investisseurs ?
Les réactions du public ont été majoritairement négatives, et les investisseurs ont également exprimé leur insatisfaction, conduisant à une chute significative du cours de l’action de Snap.
