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Reconnaissance Faciale : Expulsion d’une Mère Célibataire pour Suivre des Cours du Soir

Reconnaissance Faciale : Expulsion d'une Mère Célibataire pour Suivre des Cours du Soir

La Surveillance dans le Logement Public : Un Danger Pour les Résidents

De nombreuses villes américaines utilisent des caméras de surveillance avec technologie de reconnaissance faciale dans les projets de logement public. Cette démarche semble être destinée à « punir et expulser les résidents » pour des infractions mineures, selon des rapports récents. Cette situation suscite des inquiétudes concernant la sécurité et le respect de la vie privée des habitants.

La Réalité des Caméras de Surveillance

Des études révèlent que ces caméras ont souvent été financées par des subventions du Département américain du Logement et du Développement urbain (HUD). L’argument avancé est que la surveillance accrue renforcerait la sécurité des quartiers. Cependant, la plupart des agences de la loi impliquées dans ces études n’ont pas réussi à prouver que cette technologie réduisait effectivement la criminalité.

Au contraire, cette surveillance intrusive se traduit par un suivi intensif de la vie quotidienne des Américains à faible revenu. Pour beaucoup de ces individus, les effets ont été dévastateurs. Par exemple, Tania Acabou, une mère célibataire de 33 ans, a été expulsée d’un projet à New Bedford, dans le Massachusetts, pour une infraction jugée absurde, ce qui lui a causé des souffrances considérables.

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Des Effets Dévastateurs Pour Les Résidents

Les autorités du logement se sont appuyées sur des vidéos de surveillance pour justifier son expulsion, affirmant qu’elle avait violé une règle sur la fréquence des visites de ses invités. Le « délit » ? Son ex-mari qui gardait leur enfant pendant qu’elle était en cours de formation pour devenir technicienne de laboratoire. Tania a mené une vie très difficile en raison de ces mesures draconiennes.

Malgré les conclusions de l’enquête démontrant un manque de preuves solides quant à l’efficacité de la technologie pour freiner la criminalité, les responsables de ces projets semblent s’accrocher à leurs convictions. John Stasiulewicz, un ancien policier gérant la sécurité à Steubenville, dans l’Ohio, se décrit comme un lien direct avec la police, affirmant qu’il fournit des informations qui conduisent à des interventions.

Disparités et Surveillance Inéquitable

À Steubenville, la distinction entre la surveillance dans les projets de logement public et celle dans le reste de la ville est frappante. La police a installé 100 caméras dans toute la ville, alors que Stasiulewicz surveille à lui seul 161 caméras dans les logements publics. Cela signifie que les résidents de ces projets, qui sont trois fois plus susceptibles d’être Noirs que les autres habitants de la ville, sont 25 fois plus souvent observés par des caméras contrôlées par le gouvernement.

Cette situation est comparable à celle des prisons, suscitant une grave inquiétude. Les technologies d’automatisation, y compris les logiciels de reconnaissance faciale, sont déjà connues pour leurs biais envers les groupes marginalisés.

Technologie Douteuse et Surveillance Inadéquate

Le fournisseur de caméras choisi par Steubenville, Verkada, a été critiqué pour son efficacité douteuse. Les tests réalisés par des chercheurs ont montré que même lorsque le visage d’une personne était bien visible, environ 15 % des identifications étaient erronées. Cette marge d’erreur augmente à 85 % si une personne porte un masque ou est vue sous un angle différent.

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Il est néanmoins à noter qu’en avril 2023, le HUD a interdit l’utilisation de technologies de reconnaissance faciale et de surveillance automatisée dans les logements publics, une décision qui pourrait offrir un peu de répit aux résidents.

Reflexion des Autorités Locales

Malgré ce changement important, des responsables comme Melody McClurg, directrice de l’autorité de logement de Steubenville, restent peu enclins à reconnaître les conséquences néfastes de cette surveillance. Selon elle, les expulsions sont des conséquences des actions des personnes elles-mêmes, rappelant que cette autorité agit avant tout comme propriétaire.

FAQ

Qu’est-ce que la technologie de reconnaissance faciale ?

La reconnaissance faciale est une technologie qui permet d’identifier ou de vérifier l’identité d’une personne en analysant des traits de son visage grâce à des algorithmes informatiques.

Comment les subventions HUD sont-elles utilisées dans ce contexte ?

Les subventions du HUD sont utilisées pour financer des initiatives de sécurité, notamment l’installation de caméras dans les projets de logement public, souvent sous l’argument de créer un environnement plus sûr.

Quels sont les risques associés à la technologie de surveillance dans le logement public ?

Les risques incluent une surveillance excessive, des atteintes à la vie privée, des erreurs d’identification, et des conséquences négatives pour les personnes ciblées, notamment l’expulsion de leur domicile.

Y a-t-il des alternatives à la surveillance par caméras pour améliorer la sécurité ?

Oui, des approches alternatives comprennent le renforcement des communautés et des programmes de soutien qui favorisent un environnement plus sûr sans recourir à la surveillance intrusive.

Que fait le HUD pour protéger les résidents contre la surveillance excessive ?

Le HUD a récemment interdit l’usage de technologies de reconnaissance faciale et de surveillance automatisée dans les logements publics, afin de protéger les droits et la vie privée des résidents.

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