Aujourd’hui, Google a été contraint par la loi de retirer des résultats de recherche concernant un homme. Un juge britannique a ordonné à l’entreprise de supprimer des références à une condamnation criminelle datant de dix ans.
La raison légale de cette décision repose sur le **Droit à l’oubli**, qui permet aux individus de demander la suppression d’informations anciennes et sans pertinence les concernant. Ce droit est spécifiquement mentionné dans le **Règlement général sur la protection des données** de l’UE, un ensemble de lois visant à garantir une meilleure confidentialité des données pour les citoyens européens, qui sera mis en œuvre en mai (le Royaume-Uni respectera ces règles malgré le Brexit). Google et l’homme anonyme avaient déjà confronté leurs positions dans un tribunal en mars, suite au refus de la société de retirer les résultats de recherche afin qu’il puisse poursuivre sa vie sans entrave.
Initialement, Google soutenait que le **Droit à l’oubli** ne devait pas être utilisé pour réécrire l’histoire. Cependant, suite à la décision de la cour, l’entreprise a accepté de se conformer à cette règle, d’après un rapport du **Guardian**. Ainsi, le moteur de recherche ne fournira plus de liens vers des articles évoquant la condamnation de l’homme pour conspiration visant à intercepter des communications. Bien que les pages en question ne soient pas supprimées, elles ne figureront plus dans les résultats de recherche Google.
Ce jugement pourrait établir un **précédent juridique** en faveur de l’octroi de plus de droits aux individus face à l’immense masse d’informations en ligne. Cela pourrait également apporter un certain soulagement à ceux qui ne sont pas à l’aise avec ce que Google diffuse sur eux.
Néanmoins, il est probable que les effets de cette décision restent limités. Un autre plaignant, également condamné dans le passé, a intenté une action judiciaire contre Google après que sa demande de suppression ait été rejetée. Malheureusement pour lui, le tribunal a conclu que les éléments de son dossier étaient plus importants à connaître pour le public, ce qui signifie que son passé criminel restera accessible via une recherche Google.
Cette distinction sera probablement cruciale pour les décisions judiciaires futures, car elle introduit une certaine **subjectivité**. Le texte du **Droit à l’oubli** inclut des éléments permettant cette évaluation. En effet, pour qu’une information soit retirée des moteurs de recherche, les tribunaux doivent peser les intérêts de la personne concernée contre la pertinence de cette information pour le public.
Bien que cette décision puisse contribuer à ce que les gens prennent le contrôle sur les données qui les suivent sur le web, l’issue reste floue. Il est à noter que l’implication des tribunaux est survenue car Google avait d’abord rejeté les demandes de suppression concernant ces deux affaires criminelles, montrant ainsi son intérêt à maintenir le contrôle sur les informations en ligne.
Pour ceux qui tentent de se reconstruire après des erreurs passées, qu’il s’agisse d’incidents vieux de plusieurs décennies ou de photos embarrassantes de leurs années de collège sur un ancien compte Myspace, l’expérience mitigée de ce jugement démontre que le chemin vers l’oubli en ligne est loin d’être simple.
FAQ
Qu’est-ce que le Droit à l’oubli ?
Le Droit à l’oubli permet aux individus de demander la suppression d’informations personnelles obsolètes ou non pertinentes qui apparaissent en ligne.
Quels types d’informations peuvent être supprimés ?
Les informations considérées comme obsolètes ou sans lien avec la vie actuelle de la personne, comme de vieilles condamnations criminelles, peuvent être demandées pour suppression.
Tous les pays appliquent-ils le Droit à l’oubli ?
Ce droit est principalement en vigueur dans l’Union européenne, mais certains pays en dehors de l’UE commencent également à envisager des lois similaires.
Quelles sont les implications pour les moteurs de recherche ?
Les moteurs de recherche doivent évaluer les demandes de suppression en pesant les intérêts privés des individus contre l’intérêt public d’accéder à l’information.
Comment savoir si ma demande a été acceptée ?
Si une demande de suppression est acceptée, les résultats de recherche ne devraient plus inclure les informations demandées. Les utilisateurs peuvent vérifier en effectuant une recherche de leur nom après la soumission de la demande.
