Une Demande Controversée de la part d’OpenAI
OpenAI semble vouloir aller au-delà de l’utilisation de l’internet pour former ChatGPT. Soutenu par Microsoft, le jeune entrepreneur souhaite maintenant obtenir toutes les notes des journalistes du New York Times dont les articles auraient alimenté le chatbot. Cette demande fait partie du processus de découverte dans le cadre du procès intenté par le journal contre OpenAI.
Une Stratégie Déconcertante
Les avocats d’OpenAI avancent que l’accès à ces notes est essentiel pour évaluer les revendications de copyright du journal. Selon Bloomberg, cette approche inédit semble surtout viser à ralentir le processus judiciaire et à imposer des frais légaux exorbitants au New York Times. Doug Lichtman, professeur de droit à UCLA, a déclaré que le budget du journal pour un tel procès est limité. Que l’affaire se termine par une victoire ou une défaite, ces problèmes ne sont pas au cœur de son activité.
Pour OpenAI, cette bataille pourrait être considérée comme une remise en question de ses opérations. Lichtman précise que ce déséquilibre pourrait pousser OpenAI à augmenter les coûts afin de contraindre le Times à un règlement, privant ainsi la cour de la possibilité d’examiner ces questions de droits d’auteur.
Une Demande Énorme
Actuellement, la demande d’OpenAI exige que le New York Times récupère les « notes, mémos d’entrevue, et documents cités » concernant environ 10 millions d’articles, couvrant un siècle de reportages. C’est un volume d’information colossal qui nécessiterait des années d’analyse.
OpenAI soutient que si le New York Times affirme être victime de violation de copyright, le journal doit prouver que ses histoires peuvent effectivement être protégées par des droits d’auteur. Pour ce faire, OpenAI demande à consulter les notes des journalistes afin de démontrer l’originalité des articles du journal.
Cette stratégie soulève des inquiétudes concernant les protections juridiques pour les journalistes, en particulier le privilège des reporters, qui leur permet de garder leurs sources confidentielles.
Ian Crosby, l’avocat principal du New York Times, a indiqué à Bloomberg que les tribunaux protègent la liberté de la presse en interdisant aux parties adverses de demander abusivement la divulgation de matériaux de reportage qui ne sont pas pertinents. Cette requête, selon lui, est une simple vengeance contre une institution médiatique affirmant ses droits de propriété intellectuelle.
Un Signal Alarmant
Il est peu probable qu’un juge valide l’ampleur de cette demande, qui est inédite pour de bonnes raisons. Jason Bloom, avocat spécialisé en propriété intellectuelle, a souligné que les articles de presse sont généralement considérés comme évidemment protégés par le copyright, et combattre cette affirmation serait un défi de taille.
Pour OpenAI, il semblerait que l’enjeu soit davantage d’envoyer un message : le New York Times aurait dérangé un acteur ayant d’énormes ressources juridiques, s’engageant dans un combat qui pourrait être long et coûteux.
Le journal a d’ailleurs fait remarquer que, compte tenu de l’ampleur démesurée de cette requête, on peut se demander si l’objectif d’OpenAI n’est pas de créer un effet dissuasif pour d’autres créateurs de contenu qu’elle aurait potentiellement lésés.
FAQ
Qu’est-ce qu’OpenAI espère obtenir avec cette demande ?
OpenAI souhaite accéder aux notes des journalistes pour évaluer si les articles du New York Times peuvent vraiment revendiquer des droits d’auteur.
Quels sont les risques pour la protection des journalistes ?
Si cette demande est validée, cela pourrait nuire aux protections existantes pour les journalistes, compromettant la confidentialité de leurs sources.
Quel est l’impact potentiel de cette affaire sur le domaine du journalisme ?
Cette affaire pourrait établir un précédent sur la manière dont les droits d’auteur sont appliqués dans le cadre de l’intelligence artificielle et affecter la façon dont les journalistes travaillent à l’avenir.
Comment le New York Times réagit-il à cette situation ?
Le New York Times considère cette demande comme une forme de représailles et exprime des inquiétudes quant à l’impact sur la liberté de la presse.
Que pourrait signifier cette lutte pour l’avenir d’OpenAI ?
Pour OpenAI, gagner cette bataille pourrait être crucial pour sa survie en tant qu’entreprise, influençant ainsi sa stratégie contre d’autres acteurs du marché.
