Il y a deux ans, Google a produit une vidéo en interne qui a rapidement fuité. Récemment, The Verge a mis en lumière cette vidéo qui évoque une hypothèse sur la manière dont Google pourrait manipuler un modèle universel du comportement humain en recueillant un maximum de données sur les individus. À noter que cela reste une réflexion **spéculative**.
Intitulée “Le registre égoïste”, cette production explore un concept intéressant : comment une entreprise comme Google pourrait exploiter les profonds profils de données accumulés par chaque utilisateur lors de ses achats, navigations et communications en ligne. En toute transparence sur son approche controversée de la **vie privée**, le film va encore plus loin :
Et si ce registre pouvait avoir une volonté ou un objectif, plutôt que de n’être qu’un simple historique ? Et si nous introduisions davantage de sources d’information pour enrichir ce registre ? Et si nous nous considérions non comme les propriétaires de ces données, mais comme leurs gardiens ?
En d’autres termes, les utilisateurs seraient réduits à de simples **cultivateurs** de précieuses données pour faciliter l’analyse de Google.
La vidéo propose ensuite qu’un algorithme d’IA pourrait utiliser les informations du registre pour orienter les comportements des utilisateurs vers des choix plus positifs. Par exemple, lorsque quelqu’un appelle un Uber, on lui rappelle d’opter pour du covoiturage, ou lorsqu’il commande des courses, il est encouragé à choisir des produits locaux.
À partir de là, le registre commencerait à chercher des informations manquantes concernant la personne qui l’utilise, en suggérant par exemple l’achat d’une balance pour mieux suivre sa santé.
L’objectif ultime serait de créer un modèle exhaustif du comportement humain à long terme, permettant aux **nouvelles générations** d’accéder à des données historiques. Cela donnerait à Google l’opportunité d’étudier des enjeux sociétaux majeurs, tels que la pauvreté ou la santé, dans une optique globale, essayant ainsi de faire progresser l’humanité vers un avenir meilleur.
Cependant, il est essentiel de préciser que ni Google ni aucune autre entreprise n’envisage sérieusement d’adopter cette approche. Comme l’a indiqué un porte-parole de Google à The Verge, il s’agit d’une expérience de pensée conçue pour susciter des discussions sur des sujets délicats, sans lien avec des produits actuels ou futurs.
La fracture entre considérer les individus comme des êtres humains et les traiter en tant que sources de données semble être une tendance logique chez Google. Comme l’a récemment souligné WIRED, les milliardaires de la technologie adoptent une vision futuriste du genre humain.
Pour l’instant, évitez de crier à l’angoisse du futur, car cette vision n’est pas encore une réalité. Cependant, compte tenu de la valeur énorme des données utilisateurs, les éléments du “registre égoïste” pourraient bien séduire les entreprises technologiques dans un avenir proche.
FAQ
Qu’est-ce que le “registre égoïste” ?
Le “registre égoïste” est une vidéo concept produite par Google qui imagine comment des entités comme elle pourraient collecter et utiliser des données pour influencer le comportement humain.
Pourquoi cette vidéo a-t-elle fait polémique ?
La vidéo soulève des inquiétudes sur la vie privée, en suggérant que les utilisateurs pourraient être perçus non pas comme des personnes, mais comme des moyens d’accumuler et d’exploiter des données.
Google a-t-il des projets concrets basés sur cette idée ?
Non, un porte-parole de Google a clairement indiqué que cette vidéo devait ouvrir un débat sur des idées inconfortables et n’est pas liée à des projets réels.
Quel est l’impact potentiel d’une telle approche sur la société ?
Si une entreprise adoptait un modèle similaire, cela pourrait influencer des aspects cruciaux de nos vies, comme la santé et le bien-être.
Quelles mesures peuvent être prises pour protéger la vie privée des utilisateurs ?
Il est essentiel que les utilisateurs soient informés de la façon dont leurs données sont collectées et utilisées, et qu’ils aient plus de contrôle et de choix quant à leur partage.
