Intelligence Artificielle

Le juge s’emporte après la présentation d’une vidéo générée par IA en cour.

Le juge s'emporte après la présentation d'une vidéo générée par IA en cour.

Image : Division d’appel, Première Chambre via YouTube

Un entrepreneur de 74 ans devant la justice

Un homme de 74 ans a récemment surpris une cour en présentant un vidéo généré par intelligence artificielle où un avatar masculin s’adressait au juge à sa place. Ce geste, inédit en salle d’audience, n’a cependant pas été bien perçu par le magistrat, qui a exprimé son mécontentement avec force.

Détails de l’audience

Le plaignant, Jerome Dewald, a été convoqué devant la Cour suprême de l’État de New York le 26 mars dans le cadre d’un litige lié à son emploi avec la société d’assurance MassMutual Metro. Dans la vidéo, l’avatar, vêtu d’un pull et arborant une apparence soignée, se présentait comme un “humble pro se” devant un panel de juges.

Un incident inattendu

Toutefois, l’audience a rapidement pris une tournure inattendue. « Est-ce … attendez ? Est-ce que c’est l’avocat du cas ? » a demandé, perplexe, la juge Sallie Manzanet-Daniels. Dewald, présent dans la salle, a fièrement révélé avoir créé l’avatar, avant de devoir clarifier que ce n’était pas un vrai avocat.

Réaction du juge

La juge n’a pas tardé à montrer son irritation. « Cela aurait été bien de le savoir lors de votre demande », a-t-elle répliqué, furieuse, en indiquant que Dewald ne l’avait pas informée que l’avatar était généré par un logiciel. Elle lui a clairement fait comprendre que l’utilisation d’un avatar virtuel dans cette situation n’était ni appropriée, ni acceptable.

A lire :  Un Ancien Banquier d'Enron Évoque des Parallèles Fascinants avec OpenAI

Cas de jurisprudence et critiques

L’introduction de l’IA dans les salles d’audience suscite déjà de vives polémiques. Plusieurs avocats ont été critiqués pour avoir utilisé ChatGPT pour des affaires judiciaires, ne se rendant pas compte que les références juridiques fournies étaient complètement fictives. Pour une affaire comme celle de Dewald, il prétendait que sa maladie, un cancer de la gorge qu’il avait eu il y a 25 ans, l’empêchait de s’adresser directement à la cour. La juge, visiblement agacée, lui a demandé de clarifier cette situation.

Le projet de Dewald

Jerome Dewald dirige une startup nommée Pro Se Pro, dont le but est d’aider les personnes à se représenter elles-mêmes en créant des avatars vidéo réalistes. Bien que le tribunal ait donné son accord pour une présentation, il semble que les juges ne s’attendaient pas à voir un avatar généré de cette manière. Dewald a reconnu que son ancien projet avec un service appelé Tavus avait échoué par manque de temps, l’obligeant à se contenter d’un “replica standard” qu’ils appellent Jim.

Perspectives sur l’utilisation de l’IA

Dewald a également mentionné que l’usage de l’IA pourrait potentiellement nuire à un dossier judiciaire, en raison des nombreuses perceptions négatives qui entourent les hallucinations générées par la technologie. Dans un monde où l’IA est en pleine expansion, il est essentiel de comprendre comment ces outils peuvent être utilisés correctement, notamment dans le contexte légal.

FAQ

Qu’est-ce qu’un avatar généré par IA ?

Un avatar généré par IA est une représentation numérique d’un individu qui peut simuler la voix, les mouvements et les expressions faciales, permettant ainsi une interaction visuelle et verbale.

A lire :  Le pari d’EA sur l’IA dans le développement de jeux vire au fiasco

Pourquoi l’utilisation de l’IA dans les tribunaux est-elle controversée ?

L’utilisation de l’IA dans les procédures judiciaires soulève des préoccupations quant à la fiabilité des informations présentées, ainsi qu’à l’authenticité des témoignages, car certaines IA peuvent produire des contenus entièrement fictifs.

Comment les tribunaux réagissent-ils face à l’IA ?

Les juges et avocats doivent encore s’adapter à ces nouvelles technologies, et certains sont très critiques quant à leur utilisation, surtout si cela risque de présenter des éléments trompeurs ou mensongers.

Quels sont les risques de se représenter soi-même avec un avatar ?

Le principal risque réside dans le fait que le tribunal pourrait considérer l’utilisation d’un avatar comme un manque de sérieux ou de respect envers le système judiciaire, ce qui pourrait nuire à votre cas.

Existe-t-il d’autres exemples d’utilisation de l’IA dans le domaine légal ?

Oui, des avocats explorent diverses utilisations de l’IA pour l’analyse des documents juridiques ou encore pour des recherches de jurisprudence automatisées, bien que ce domaine soit encore en évolution.