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<em>Image : Andrew Caballero-Reynolds / AFP via Getty</em>
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La persistance des publicités illicites sur Meta
Malgré la fermeture d’une enquête fédérale concernant ses pratiques, Meta continue de diffuser des annonces sur ses plateformes Facebook et Instagram. Ces publicités incluent la vente de cocaïne et d’autres drogues illicites, dont certaines contiennent du fentanyl, un opioïde dangereux lié à des centaines de milliers de décès par overdose ces dernières années.
Profits malgré l’interdiction
Un rapport récent du Wall Street Journal révèle que le marché publicitaire de l’entreprise a continué de générer des profits grâce à ces annonces illicites, même plusieurs mois après que des fédéraux aient commencé à enquêter sur cette tendance inquiétante. Il est préoccupant de constater que, malgré les règles en place contre ce type de publicité, des vendeurs expérimentés arrivent à contourner ces restrictions. Ils publient des images de leurs produits sans en mentionner directement le contenu dans les descriptions, ce qui permet de passer sous le radar des algorithmes de censure des réseaux sociaux.
Une stratégie risquée
Un exemple marquant évoqué par le WSJ décrit un annonce où les lettres “DMT” apparaissent dans un powder supposément constitué d’un puissant hallucinogène. Une fois qu’un utilisateur clique sur la publicité, il est redirigé vers un site tiers ou un réseau social. Souvent, ces utilisateurs se retrouvent dans des chats de dealers sur Telegram, une application de messagerie moins régulée que WhatsApp. Après livraison, ils envoient un simple message indiquant qu’ils ont reçu leurs produits, selon les indications du WSJ.
Réactions après la découverte
Récemment, le WSJ a détecté plusieurs annonces pour la cocaïne et des opioïdes sur la bibliothèque publicitaire de Meta. Après que les journalistes les ont portées à l’attention de l’entreprise, toutes ont été retirées, une tactique classique des grandes entreprises technologiques face à des révélations médiatiques.
Bien que le WSJ ne précise pas le nombre exact de ces publicités, une autre étude a révélé qu’il y en avait plus de 450 entre mars et juin de cette année. Un représentant de Meta a affirmé que la plateforme dispose de systèmes conçus pour détecter proactivement les contenants illicites, et qu’ils rejettent des centaines de milliers d’annonces pour non-respect des politiques relatives aux drogues.
Conséquences tragiques
La présence de telles publicités s’accompagne de conséquences tragiques. Par exemple, un adolescent de 15 ans nommé Elijah Ott en Californie est décédé d’une overdose après avoir eu des échanges avec un vendeur sur Instagram, acquérant du huile de marijuana et un médicament semblable au Xanax. Une autopsie a révélé qu’il avait dans son système une quantité mortelle de fentanyl, et sa mère soupçonne que les drogues achetées avaient été contaminées.
À la suite de sa mort, il a été constaté que les comptes avec lesquels Elijah avait interagi étaient restés actifs pendant des mois avant d’être ôtés par Meta, une fois signalés par le journal. La mère d’Elijah, Mikayla Brown, porte une grande partie de la responsabilité de la mort de son fils sur Instagram.
Une mère en deuil
« Grâce à cette application, mon enfant ne vit plus », a déclaré cette mère endeuillée au WSJ. Son témoignage souligne les dangers potentiels auxquels sont exposés les jeunes sur ces réseaux sociaux.
FAQ
Quelles sont les mesures prises par Meta pour contrer la vente de drogues sur ses plateformes ?
Meta a intégré des systèmes de détection pour identifier et bloquer les contenus illicites. Malgré cela, des publicités contournent souvent ces mesures.
Quelles sont les conséquences légales pour les vendeurs de drogues en ligne ?
Les vendeurs de drogues peuvent être poursuivis par les autorités fédérales, mais la nature anonyme des transactions en ligne complique souvent leur arrestation.
Comment les utilisateurs peuvent-ils signaler des contenus illicites ?
Les utilisateurs peuvent utiliser les options de signalement disponibles sur Facebook et Instagram pour alerter Meta sur les contenus ou les comptes suspects.
Pourquoi les jeunes sont-ils particulièrement vulnérables aux drogues sur les réseaux sociaux ?
Les jeunes sont souvent plus enclins à chercher la validation sociale et peuvent être influencés par leurs pairs, les rendant susceptibles d’acheminer vers des contenus dangereux.
Quel rôle jouent les plateformes de messagerie comme Telegram dans ce phénomène ?
Telegram, étant moins régulé que d’autres applications comme WhatsApp, est devenu un espace privilégié pour des discussions discrètes entre vendeurs et acheteurs de drogues.
