Inscription à la Newsletter
Découvrez l’avenir dès aujourd’hui
Abonnez-vous pour être à l’avant-garde des innovations irréfutables provenant des dernières avancées en science et technologie.
Une enquête sur l’utilisation de l’IA dans les médias
Il semble de plus en plus probable que des articles générés par intelligence artificielle aient été publiés par le New York Times et d’autres grands médias, parfois sans même qu’ils en soient conscients.
Cette supposition a été soulevée récemment, notamment suite à une chronique intitulée “Modern Love” parue dans le NYT en novembre dernier. La discussion a été relancée par une publication sur X de Becky Tuch, rédactrice chez Lit Mag News, qui affirmait que cette chronique ressemblait à “de la bouillie produite par une IA”.
Révélations et témoignages
Un article récent dans The Atlantic a apporté de nouvelles révélations sur cette affaire. La journaliste Kate Gilgan, responsable de la chronique, a déclaré qu’elle n’avait pas simplement copié du contenu d’un modèle d’IA. Toutefois, elle a admis avoir utilisé des chatbots comme ChatGPT, Claude et Gemini comme outils pour s’inspirer et corriger ses écrits.
Gilgan a précisé : “J’ai utilisé l’IA comme un éditeur collaboratif plutôt que comme générateur de contenu.” Cela soulève une question importante sur la portée de l’influence de l’IA durant cette période de boom technologique : est-il possible d’éviter que le style de l’IA ne s’imprime sur nos écrits lorsque nous la consultons constamment ?
Une étude sur l’ampleur du phénomène
Des chercheurs en IA ont décidé d’explorer la présence de contenu généré par des machines dans la presse américaine. En utilisant un outil de détection des textes d’IA développé par la startup Pangram Labs, ils ont publié une étude préliminaire en octobre, révélant que 9 % des nouveaux articles pourraient être partiellement ou totalement issus d’IA, principalement dans des publications locales.
Fait plus alarmant : lorsqu’ils se sont concentrés sur des opinion pieces des grands journaux tels que le New York Times, le Wall Street Journal et le Washington Post, ils ont constaté que ces articles étaient six fois plus susceptibles de contenir du contenu généré par IA que ceux rédigés en interne.
Les limites et les implications
Il est bon de noter que beaucoup d’outils de détection d’IA, notamment ceux gratuits, sont souvent peu fiables. Par exemple, un détecteur avait récemment tagué un extrait de Frankenstein de Mary Shelley comme « 100 % généré par IA », consignant ainsi des critiques. Néanmoins, l’outil de Pangram est souvent cité comme l’un des plus fiables dans des tests comparatifs.
De plus, il est significatif que les détecteurs d’IA aient principalement mis en évidence les opinions comme étant générées par IA plutôt que les articles d’actualité. Cela peut être dû au fait que ces contributions sont souvent rédigées par des auteurs non professionnels, ce qui implique moins de contrôle sur le processus d’écriture. Cela explique pourquoi le contenu IA pourrait apparaître plus fréquemment dans ces sections d’opinions, qui sont souvent utilisées pour exprimer des revendications nécessitant un examen critique.
Risques imminents pour les rédactions
Actuellement, de nombreux médias semblent hésiter face à l’intégration des technologies d’IA. Le Washington Post a lancé un podcast généré par IA résumé des dernières nouvelles, tandis que le New York Times utilise des outils d’IA pour produire des titres d’articles. En outre, le média Bloomberg propose des résumés d’articles basés sur l’IA.
Cependant, une mise en garde s’impose : faire entrer ces outils au sein des rédactions peut présenter des risques. Par exemple, un journaliste senior d’Ars Technica a récemment été pris à utiliser des citations fabriquées par IA dans un de ses articles, ce qui a entraîné le retrait de celui-ci. Il a expliqué que bien qu’il n’ait pas utilisé d’IA pour rédiger l’article, il avait demandé à un chatbot de résumer ses notes, ce qui avait conduit à l’inclusion d’une citation erronée. Suite à une enquête, il a été renvoyé.
D’autres implications de l’IA
- Un roman retiré des librairies après que son auteur a été accusé d’utiliser de l’IA.
- L’impact croissant de l’IA sur la crédibilité journalistique.
- La question de l’éthique dans l’utilisation de l’IA pour la création de contenu.
FAQ
Pourquoi l’IA est-elle controversée dans le journalisme ?
L’utilisation de l’IA soulève des préoccupations éthiques, notamment sur la fiabilité des informations et l’impact sur le travail des journalistes.
Tous les journaux utilisent-ils de l’IA ?
Non, tous les journaux ne recourent pas à l’IA, mais de plus en plus en intègrent des outils pour améliorer l’efficacité.
Existe-t-il des réglementations sur l’utilisation de l’IA dans les médias ?
Actuellement, il n’y a pas de cadre réglementaire uniforme, mais des discussions sont en cours pour établir des directives sur l’utilisation éthique de l’IA dans le journalisme.
