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L’intelligence artificielle : une norme dans le recrutement
L’intelligence artificielle (IA) s’impose de plus en plus comme une attente incontournable dans le processus de recrutement. Ce phénomène dépasse le cadre de l’ingénierie et des technologies de l’information, se renforçant dans des secteurs variés comme les ventes, le marketing, la finance et les opérations.
Les résultats d’une étude récente
Une étude menée par Indeed’s Hiring Lab révèle que l’intégration de l’IA dans les offres d’emploi progresse rapidement, même dans des fonctions où cette technologie n’est pas encore essentielle. Cette tendance indique que l’IA est en train de devenir une compétence par défaut dans les annonces, malgré un flou persistant sur son utilisation concrète. En effet, bien qu’il y ait un ralentissement global du recrutement, le nombre de références à l’IA a augmenté de 134 % depuis 2020, atteignant 4,2 % de toutes les offres d’emploi, tandis que les postes liés à l’IA ont crû de 45 % par rapport au niveau d’avant la pandémie.
Les professions de bureau : moteurs du vocabulaire lié à l’IA
Une analyse d’Indeed montre que les postes de bureau sont en grande partie responsables de l’utilisation croissante d’un vocabulaire axé sur l’IA dans les annonces. La majorité des mentions se concentrent dans des fonctions où l’IA est liée à des logiciels, des données ou des flux de travail numériques.
Le choix des mots est souvent très général. Beaucoup d’offres se contentent de termes vagues comme “IA” ou “GenAI”, sans mentionner des outils précis comme ChatGPT ou les modèles de langage. Cela témoigne d’une attente des employeurs concernant la familiarité avec l’IA, plutôt que d’exiger des compétences techniques détaillées. Dans certains cas, l’IA intervient non pas dans les tâches essentielles des postes, mais par le biais de plateformes de recrutement ou de processus de sélection automatisés.
Cory Stahle, économiste chez Indeed’s Hiring Lab, a déclaré à Axios : « Les employeurs montrent clairement un intérêt pour ce que l’IA peut offrir, mais beaucoup ne savent pas exactement comment ils veulent l’utiliser. »
Une préférence pour la connaissance générale de l’IA
Il semble que les employeurs recherchent un confort avec l’IA plutôt qu’une expertise spécifique. Une recherche de McKinsey a révélé que plus de 70 % des compétences requises dans les emplois actuels se chevauchent entre des tâches pouvant et ne pouvant pas être automatisées. Cela explique pourquoi les attentes autour de l’IA touchent une multitude de postes sans les redéfinir fondamentalement.
Ce rapport a également indiqué qu’environ 72 % des compétences sur le lieu de travail sont partagées entre humains et IA. Par ailleurs, une étude distincte de Microsoft et LinkedIn a montré que 66 % des leaders affirment qu’ils n’embaucheraient pas un candidat sans compétences en IA. Ainsi, les compétences en IA sont désormais utilisées comme un filtre précoce dans le processus de recrutement.
L’évolution du langage autour de l’IA et les défis sur le terrain
Bien que le vocabulaire lié à l’IA s’élargisse dans les offres d’emploi, les entreprises doivent encore faire face à des lacunes de compétences qui freinent l’adoption de cette technologie. Un sondage de Slalom a révélé que 93 % des entreprises rencontrent des défis liés à la main-d’œuvre qui ralentissent l’adoption de l’IA, principalement en raison des lacunes de compétences.
Ces résultats sont en accord avec les travaux d’Indeed. Face à ces lacunes, les employeurs sont désormais plus vigilants à évaluer la maîtrise de l’IA chez les candidats dès les premières étapes de la sélection. Le choix des termes dans les annonces est ainsi devenu l’un des moyens les plus rapides pour les entreprises de tenter de combler cette lacune.
Les discussions à Davos cette année ont révélé à quel point de nombreuses économies restent mal préparées à l’impact de l’IA sur les travailleurs.
FAQ
Quelle est l’importance croissante de l’IA dans le processus de recrutement ?
L’IA est de plus en plus reconnue comme un critère essentiel dans les offres d’emploi, permettant aux employeurs d’identifier rapidement les candidats qui peuvent s’adapter aux nouvelles technologies.
Comment les employeurs intègrent-ils l’IA dans les postes ?
Les employeurs incluent souvent des mentions générales sur l’IA dans les offres, cherchant un niveau de familiarité plutôt qu’une expertise technique précise.
Quelles compétences en IA sont les plus recherchées par les employeurs ?
Les employeurs privilégient les compétences générales en IA, telles que l’aisance avec les outils numériques, plutôt que les compétences spécifiques à une technologie particulière.
Quels défis les entreprises rencontrent-elles dans l’adoption de l’IA ?
Malgré une forte demande d’intégration de l’IA, de nombreuses entreprises se heurtent à des lacunes de compétences qui ralentissent leur adoption efficace.
Quelle est la tendance générale concernant les compétences en IA ?
Une majorité d’entreprises considère désormais les compétences en IA comme essentielles et utilise ces compétences comme un critère de sélection dès le début du processus de recrutement.
