Énergie

Model Y solaire: un propriétaire conçoit des panneaux repliables qui se déploient depuis le toit

Un propriétaire de Tesla équipe sa Model Y d’une installation solaire déployable depuis le toit

Un toit solaire artisanal pour une Tesla

Un propriétaire de Tesla a mis au point un système solaire maison, baptisé DartSolar, qui se fixe sur le toit d’une Model Y et se déploie uniquement à l’arrêt. L’idée est simple: transformer une surface inutilisée en source d’énergie, sans modifier la voiture de façon permanente.

Ce qu’il a construit, en pratique

  • Une ossature faite de pièces imprimées en 3D.
  • Un mât télescopique en fibre de carbone pour relever et stabiliser l’ensemble.
  • Neuf panneaux de 175 W chacun, soit environ 1,6 kW au total en puissance crête.

Selon son concepteur, cette installation pourrait fournir jusqu’à 6 kWh par jour en bonnes conditions d’ensoleillement, de quoi ajouter environ 20 miles (≈ 32 km) d’autonomie quotidienne. Cela dépend toutefois fortement de la saison, de la latitude et de l’orientation des panneaux.

Où sont les limites?

Aérodynamique et usage réel

Même si les panneaux ne se déploient qu’à l’arrêt, un dispositif volumineux fixé au toit peut dégrader l’aérodynamisme lorsque l’on roule, ce qui augmente la consommation. Des médias spécialisés ont souligné que ce surcroît de traînée peut parfois annuler une partie des gains obtenus au soleil. Le poids et la prise au vent sont aussi à considérer, surtout par temps venteux.

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La contrainte de surface

Le frein principal reste la surface disponible. La densité de puissance solaire exploitable tourne autour de 1 kW/m² dans des conditions idéales. La carrosserie d’une voiture offre trop peu de surface plane et bien orientée pour produire suffisamment d’énergie au quotidien, à moins d’avoir des parties qui se déploient largement à l’arrêt. C’est exactement la logique derrière DartSolar: augmenter ponctuellement la surface active.

Tesla et le solaire: promesses, essais, réalité

Des idées récurrentes, peu d’intégration en série

La marque d’Elon Musk a plusieurs fois envisagé d’intégrer des panneaux à ses véhicules. L’option a été étudiée pour la Model 3 et évoquée pour le Cybertruck, sans déboucher sur une solution de série. Les ingénieurs ont estimé que le rendement global, une fois pris en compte le coût, la masse, la complexité et la surface utile, n’était pas assez convaincant pour la production.

Ce que tentent les autres

Des entreprises comme Aptera planchent sur des véhicules pensés dès l’origine pour le solaire, avec des carrosseries optimisées et des surfaces maximisées. D’autres initiatives plus expérimentales ont vu grand: en 2022, une équipe a parcouru l’Australie en Tesla grâce à un champ de panneaux enroulables très long à déployer à chaque arrêt. Cette approche montre que l’autonomie solaire est possible, mais exige des surfaces imposantes et des compromis logistiques.

Et après pour DartSolar?

Le créateur de DartSolar travaille déjà sur une version 2: structure entièrement en fibre de carbone, hauteur presque divisée par deux, et meilleure facilité d’utilisation. Il espère atteindre, dans des conditions favorables, un supplément de 50 à 75 miles (≈ 80 à 120 km) d’autonomie par jour. Ce sont toutefois des objectifs ambitieux qui dépendront de la météo, de l’orientation, des pertes électriques et des trajets réellement effectués.

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Ce qu’il faut retenir

  • Le solaire embarqué sur voiture fonctionne mieux quand on peut déployer davantage de surface à l’arrêt.
  • Les gains théoriques s’érodent vite face à l’aérodynamique, au poids et à la météo.
  • Une intégration propre et rentable sur un véhicule de grande série reste un défi industriel.

Points techniques et usages idéaux

Quand ce type de solution a du sens

  • Stationnement prolongé en plein soleil (camping, sites isolés).
  • Besoin de maintenir un niveau de charge sans infrastructure (petits appoints quotidiens).
  • Utilisateurs bricoleurs acceptant le montage/démontage et l’entretien de l’installation.

À surveiller avant de se lancer

  • Résistance au vent et sécurité lors du déploiement.
  • Charge maximale du toit homologuée par le constructeur.
  • Gestion des câbles, de l’étanchéité et de la protection contre le vol.
  • Conformité avec l’assurance et la réglementation locale.

FAQ

Est-ce légal de rouler avec un tel dispositif installé sur le toit?

Cela dépend des pays et des états. En général, l’accessoire doit respecter la charge maximale du toit, ne pas dépasser certaines dimensions et ne pas masquer l’éclairage ni la signalisation. Vérifiez aussi les conditions de votre assurance pour les accessoires non d’origine.

Combien d’énergie réelle peut-on espérer en hiver?

En hiver, la production chute souvent de 30 à 70 % selon la latitude, la météo et l’angle du soleil. Un système qui délivre 6 kWh par jour en été peut tomber autour de 2 à 4 kWh par jour en saison froide ou sous ciel couvert.

Quel impact sur la consommation quand on roule?

Même replié, un support volumineux augmente la traînée et parfois le bruit. Selon la vitesse et la forme du support, la consommation peut monter de quelques pourcents à plus de 10 %. Il est préférable de retirer l’ensemble quand on n’en a pas besoin.

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Combien cela pourrait coûter?

À la louche: 9 panneaux de 175 W, la structure en fibre de carbone, l’impression 3D, l’électronique (régulateurs MPPT, protections, câblage) et la main-d’œuvre peuvent facilement atteindre plusieurs milliers d’euros. Les coûts varient selon la qualité des composants et le niveau de finition.

Existe-t-il des alternatives plus simples?

Oui: des kits solaires portables au sol, des stations d’énergie externes, ou des toiles solaires pliables. Elles évitent la pénalité aérodynamique en roulant et offrent souvent une installation plus rapide sur site, au prix d’un déploiement manuel à chaque arrêt.