Énergie

Cybertruck : un nouvel habillage recouvre toute la carrosserie de panneaux solaires

Cybertruck : un nouvel habillage recouvre toute la carrosserie de panneaux solaires

Difficile de passer à côté de l’idée: recouvrir un véhicule électrique de panneaux solaires pour gagner un peu d’autonomie au fil de la journée. Tesla a longtemps évoqué cette direction pour le Cybertruck, sans jamais la proposer en série. Une autre entreprise, Sunflare, tente aujourd’hui de combler ce manque avec un film solaire souple qui enveloppe le pick-up.

Une promesse solaire qui tarde

Ce qu’avait annoncé Tesla

Au lancement du Cybertruck en 2019, Elon Musk affirmait que des cellules solaires sur la benne pourraient ajouter environ 15 miles (environ 24 km) par jour, avec l’idée d’ailes déployables pour capter davantage de soleil. Cette option n’a toutefois jamais vu le jour chez Tesla.

Où en est-on vraiment

La réalité technique et les compromis d’industrialisation ont sans doute freiné cette vision. Résultat: la piste du toit solaire intégré est restée une promesse plutôt qu’un produit.

A lire :  Vétérans nucléaires de l’US Navy: garants de la sûreté des réacteurs et catalyseurs d’innovation.

Sunflare veut combler le vide

Un film solaire qui enveloppe le véhicule

La société Sunflare a présenté un film solaire souple basé sur des cellules CIGS (cuivre–indium–gallium–sélénium). L’idée: recouvrir de larges surfaces du Cybertruck afin de produire de l’électricité tout au long de la journée, même lorsque la lumière est diffuse.

Prix et équipement inclus

L’option annoncée tournerait autour de 10 000 dollars et comprendrait un onduleur de 5 kW. Autrement dit, ce n’est pas un simple autocollant: le kit vise une intégration électrique réelle pour une production et une gestion d’énergie plus utiles au quotidien.

L’autonomie gagnée: attentes vs réalité

Des gains plausibles mais modestes

Dans des conditions idéales et avec un ensoleillement généreux, les estimations avancent entre 12 et 18 miles de portée supplémentaire par jour (environ 19 à 29 km). C’est intéressant si le véhicule reste longtemps au soleil, à l’arrêt, mais cela ne transforme pas le Cybertruck en champion de l’autonomie.

De nombreux facteurs influencent le résultat

  • L’angle du soleil, la météo et la saison
  • Les ombres (arbres, bâtiments, stationnement)
  • La température et l’efficacité du système
  • La propreté des panneaux
    Dans la vie réelle, ces facteurs réduisent souvent la production par rapport aux chiffres « parfaits ».

Comparaison rapide avec d’autres solutions

Toits solaires automobiles

Des toits solaires comme ceux proposés sur la Prius Prime offrent eux aussi seulement une poignée de miles par jour, et uniquement après plusieurs heures d’exposition pleine. Le film de Sunflare suit cette logique: utile, mais loin d’une recharge complète.

Équipements nomades

Sunflare travaille également sur des solutions hors réseau pour camping-cars et vans. Sur ce terrain, la proposition a du sens: produire une énergie douce et continue pour l’éclairage, la réfrigération, la recharge d’accessoires ou l’électronique de bord.

A lire :  Russia : Discrétion autour d'une fuite radioactive bien plus grave que Fukushima ?

Les limites du Cybertruck restent les mêmes

Un véhicule lourd et énergivore

Avec environ 6 600 lb (près de 3 000 kg) sur la balance, le Cybertruck affiche une autonomie réelle souvent rapportée autour de 230 miles (environ 370 km) par charge pour certaines versions. Un film solaire ne change pas la physique: le gain quotidien demeure modeste face aux besoins d’un véhicule aussi massif.

À quoi sert vraiment le solaire embarqué

  • À réduire la consommation à l’arrêt et le vampire drain (perte graduelle de charge sans utilisation)
  • À prolonger légèrement les journées d’overlanding ou de bivouac
  • À offrir une source d’énergie gratuite pour accessoires et petits appareils
    Il s’agit donc d’un complément utile, pas d’une solution miracle pour l’autonomie longue distance.

Conclusion

Le film solaire de Sunflare apporte une réponse pragmatique à une idée qui séduit depuis des années: grappiller de l’énergie au soleil pour soulager la batterie. Les gains d’autonomie restent réels mais limités. Pour le quotidien urbain ou les longs trajets, cela ne change pas la donne. En revanche, pour le camping, les escapades hors réseau et la réduction des pertes à l’arrêt, ce type d’accessoire peut rendre de fiers services.

FAQ

Le film solaire permet-il de recharger en roulant ?

Oui, tant qu’il y a de la lumière, la production continue. C’est toutefois une recharge très lente (trickle charge), qui s’additionne sur la journée plutôt que de remplacer une borne.

Est-ce que cela affecte l’aérodynamisme ou le bruit au vent ?

Le film est mince et épouse la carrosserie, l’impact aérodynamique devrait être faible. Le principal enjeu concerne l’adhérence, la pose soignée et la durabilité dans le temps.

A lire :  « East Yorkshire : En Route vers le Plus Grand Parc Éolien Offshore au Monde »

Quel est l’impact sur la garantie et la carrosserie en acier inoxydable ?

Toute modification peut soulever des questions de garantie. Il est recommandé de faire installer le système par un professionnel agréé et de vérifier les conditions auprès du constructeur et de l’assureur.

Combien de temps prend l’installation ?

Selon la surface couverte et la complexité du câblage, il faut compter quelques heures à une journée pour une installation soignée, tests inclus.

Existe-t-il des alternatives pour le camping ?

Oui: des panneaux portables ou pliables à déployer au campement. Ils sont souvent moins chers, faciles à orienter vers le soleil, et peuvent compléter ou remplacer un film fixe.